Chroniques de Féérune : la Quête des Origines

22 Flamerule 639 DR, Lhesper, Shaar

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22 Flamerule 639 DR, Lhesper, Shaar

Message  le moine noir le Dim 6 Mai - 10:48

(Récit écrit en netherese)

Vingt-deuxième jour du mois de Flamerule, 639 DR, Lhesper, le Shaar méridional, Faerun, Deuxième Âge de ce monde.

Non sans résistance, Bendtner, le représentant à Lhesper des nains dorés de la Grande Faille, nous révéla la raison de leur mystérieuse présence à Blaskaltar : les nains dorés avaient retrouvé une carte fort ancienne indiquant un gisement de minérai (mithril) précisément à cet endroit et avaient décidé d'y envoyer une troupe de miniers. Objectif : répérer le gisement et commencer à l'exploiter. Mais à la fin, hélas, point de mithril pour ces malheureux. Seulement la souffrance, et la mort... dans des conditions atroces...

Nous les convainquîmes de la réalité de la menace gnoll dans la forêt d'Amtar. Bendtner promit d'en référer à la Grande Faille et demander aux Anciens d'intervenir.

En échange de nos informations, Bendtner nous gratifia d'une information capitale sur l'épée : cette dernière fut forgée par un ensorceleur calimshite de grand talent, nommé Al-Djazari. Dotée d'une certaine forme d'intelligence, elle avait été conçue dans l'unique but de tuer le Grand Dragon (Arshadalon), considéré comme l'ennemi prioritaire de l'Empire de Shoon. Si cette information est exacte, nous pouvons supposer une date de création située entre 437 et 451 DR. Lorsque les mages de la Cabale d'Ebène s'occupèrent de ce danger (après 460 DR), ils séparèrent l'épée en trois parties : la poignée, la garde, et la lame, et camouflèrent et protégèrent chaque partie avec un soin méticuleux. La poignée de l'épée fut cachée dans les souterrains sous la cité de Lhesper. Ils placèrent un sortilège de nécromantie redoutable pour empêcher quiconque de la saisir. La garde de l'épée fut dissimulée au coeur d'un temple à forme de tête de lion situé à Blaskaltar et, par un procédé inconnu, ce temple fut lui-même enseveli. C'était le temple que les nains avaient contribué malgré eux à faire ressurgir à la surface. Nous pouvions conjecturer que le gardien de la garde de l'épée était cette liche, peut-être un membre de la Cabale d'Ebène. Quant à la lame de l'épée, elle devait se trouver quelque part dans les Wyrmbones. Chacune des parties de l'épée était manifestement capable d'influencer l'esprit de son porteur par divers stratagèmes. Les visions déformées d'Aryon (subtilement entrelacées dans les visions divines envoyées par Lathander) en étaient un exemple. Chacune des parties de l'épée souhaitait par ailleurs retrouver les autres afin que l'arme fût reconstituée. Il fallait s'attendre alors à ce qu'elle prît le contrôle de son porteur pour que fût accomplie sa raison d'être.

Avant de quitter Blaskaltar, Ténaris fit le tour des environs et trouva un édifice récemment brisé : il s'agissait d'un Obélisque des Vents, une sorte de totem druidique lié à l'Enclave d'Emeraude.

Une légende un peu fumeuse existait à propos de la liche, sans grand rapport avec nos préoccupations. Elle fut autrefois un druide, sorcier ou shaman d'une tribu barbare quelconque affiliée à l'animal totem lion, qui se rebella contre les cités du temps des Shoon et qui fut pour cela massacrée. Quelque temps plus tard, d'étranges félins fantomatiques revinrent hanter les lieux. Et par un obscur procédé, le druide se métamorphosa en liche et entâma ses activités malsaines. Sans doute pour venger les siens... Tout ceci se déroula bien avant que la garde de l'épée d'Al-Djazari ne fût ensevelie à cet endroit.

De retour à Lhesper, mes compagnons ne restèrent pas inactifs. En premier lieu, Aryon se lança dans la recherche éperdue d'une enfant du nom de Gemma, avec pour seule description le souvenir de l'enfant de ses visions. Il finit par en trouver une, une enfant banale, fille d'un humble tavernier. Fausse piste probablement... Plus digne d'intérêt fut la rencontre entre Enguerrand et Aragnel et le chef de l'Ordre de l'Ibis, un elfe, qui se faisait appeler Mogilny. Au cours de leur entretien, l'elfe insista sur l'importance de la discrétion, sous-entendant que Monroe s'était peut-être un peu trop écarté des prérogatives de l'Ordre. Le malheureux avait payé le prix fort pour son zèle ! L'elfe assura en outre qu'il trouverait qui avait ramené Agathe sous forme de mort-vivant. C'était bien là un champ d'investigation pour son Ordre : manipulation suspecte de la mort et présence de la non-vie.

Une autre information incroyable me vint de Marty, mon frère, que je retrouvai contre toute attente à Lhesper, dans une obscure taverne de la ville. Selon ses sources, pour le moins suspectes, Arshadalon n'était pas un dragon rouge ancien et colossal de sexe mâle, mais une femelle ! Arshadalon avait même conçu un rejeton ! Mais il ignorait exactement quand. Nous échangeâmes un long moment. Nous convînmes qu'il partirait dans le nord, enquêter sur le Grand Dragon et, plus important encore, sur ce mystérieux rejeton, tandis que je me concentrerais sur le péril à l'est (et sur les alliances potentielles à l'ouest).
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