Chroniques de Féérune : la Quête des Origines

a) Le retour d'Hector, 14 Ches 1385

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a) Le retour d'Hector, 14 Ches 1385

Message  le moine noir le Dim 10 Avr - 18:55

Les retrouvailles avec Hector se font le 14 Ches au Fort d’Olostin…

Cela fait pls mois mais les rancoeurs sont encore vivaces. Cela dit, la glace est rapidement rompue et une dynamique semble s’immiscer…
C’est à ce moment là que Martha fait irruption… Elle est là pour négocier la vie d’Hector. Vous n’en avez pas envie et préférez le voir mourir sous ses coups ? On pourrait le croire…
Le combat est contre elle presque vain. Les techniques classiques ont peu d’effet mais vous parvenez quand même à l’endommager… cela dit, ses ressources semblent sans limite et elle a finalement la main … elle projette sa lance sur Hector qui va se faire transpercer le cœur !!!
Hector repense aux dernières paroles de la druidesse…
Mais à ce moment, une sorte de bouclier d’énergie l’entoure, semble absorber l’énergie de l’attaque de Martha et lui renvoyer son coup !!! Une vie…
Vous profitez de la diversion pour partir magiquement et réintégrer l’abbaye… et plus exactement la Chapelle… où se trouve une Interdiction… Hector est de nouveau explosé par l’énergie magique que ses convictions ont déclenché…
Là encore, l’énergie de Tempus semble comme filtrée et réduite … l’attaque est de ce fait bien moins puissante et Hector ne meurt pas sur le coup… une vie…
Orgol se rattrape en le soignant… mais à peine est-il redevenu conscient qu’il prend ses jambes à son cou pour quitter la chapelle et se retrouver dehors, nez à nez avec Martha !!!
Les gardes sonnent l’alerte et entourent la Démone… Martha dit à Hector de venir avec lui… il accepte et tous deux disparaissent…
Orgol et Wyrven sont désemparés…
Mais voila qu’à la porte d’entrée se pointe Caius… tiens donc…
Une longue discussion s’en suit…

De son coté Hector fait face à Martha… ils sont dans le ciel à pls kilomètres de hauteur… sur un nuage…
Courte discussion.
Elle lui donne une mission…. Fin de la discussion…
Puis comme si elle voulait prouver qqe chose, elle le jette dans le vide…
Hector voit sa vie défiler alors que le sol se rapproche dangereusement… une bouillie… une vie…
Mais alors qu’il file à toute vitesse vers le sol et une mort certaine, un Aigle Géant va surgir et le prendre sur son dos pour le ramener à bon port… une vie…
Il regagne l’abbaye…
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Le point de vue d'Hector...

Message  le moine noir le Dim 10 Avr - 18:57

Je suis las.

Les fruits n’ont plus la même saveur, les couleurs de la nature sont ternes, l’hiver s’installe en moi, dorénavant je suis triste et je pleure des larmes silencieuses.
Depuis ce bel après-midi où je me suis écroulé de douleur, je ne vois plus les choses pareilles, ma destinée serait-elle en train de mourir ? Je suis le dernier et je le sais. La seule famille que je n’ai jamais eue, s’est éteinte avec violence et fracas. Adieu Genova… J'aurais voulu te connaître...

Néanmoins je sais qu'elle est encore près de moi, je la vois parfois, se dessiner dans la frondaison des arbres, dans la brise du soir et lorsqu'elle me susurre des mots dans le murmure d'un ruisseau. "Tout repose sur toi désormais..."

Depuis je souffre, mais je tiens au mince espoir que je pourrais la venger et celer la mort du Ravageur, comme me l’a appris Dydd elle-même.

Hier j’ai reçu un message. La druidesse, qui m’accompagne dans mon exil au sein de l’enclave d’émeraude est venue me voir, elle m’apprit qu’un de mes ancien compagnon, un mage, cherchait à me contacter. Je l’aime bien… non pas ce satané mage… mais la druidesse, c’est la seule qui me parle, depuis que je suis auprès d’eux. Je vis reclus. D’un certain coté je l’ai mérité, puisque choisis. Je n’ai, dans ce cas, qu’a m’en tenir à moi-même... mais parfois je me dis que c’est dur de passer de longs mois en méditation, seul face à sa vacuité.

Mais revenant-en au mage, il cherche à me joindre, qu’a cela ne tienne, je vais écouter ce qu’il à me dire.

La druidesse est d’accord pour que je lui parle. Mais je ne souhaite pas l’impliquer dans cette affaire, je veux déjà savoir ce qu’il me veut. Je me méfie. J’ai donc envoyé mon messager, au dernier endroit ou j’ai quitté ma première et dernière compagnie, à savoir Luneargent.

Voilà un jour que mon messager est parti : aucune réponse. Je décide donc d’en parler à la druidesse. Elle accepte de relayer mon message, mais à contre cœur, elle sait que si je devais partir de ma retraite, le danger planerait à nouveau au dessus de moi. Je me dis que peut être, un peu comme une mère laissant son enfant, se livrer aux dangers du monde, elle s'inquiète.

Chaka… ca fait bien longtemps que je n’ai pas évoqué ce nom… que de souvenirs et de traitrise… je me méfie de lui… enfin je lui demande ce qu’il me veut. Dans le message que je lui envois, je ne peux m’empêcher de m’épancher sur ma douleur, la blessure qui est la mienne, peut être parce que je suis désemparé… mmhh…je réfléchis trop parfois.

Le rendez vous est fixé au fort d'Oslin, non loin de la grande ville d’Everlune, ville que j’ai participé à délivrer grâce à l’aide de mes compagnons… Je me souviens de Lorette, je l’aimais bien, une des plus rares âmes que je n’ai jamais connue… Elle doit surement être en train de dispenser son amour aux moins méritants. Sa vie est dévotion, sa dévotion est grande. Peut être qu'un jour, si je la revois, je lui demanderais comment d’apaiser ma souffrance et le trouble de mon âme.

On a le temps de penser à beaucoup de choses quand on est seul…

Le chemin jusqu’à la citadelle me prend un jour à travers bois.

Arrivé sur place je me rends dans une des auberges de la ville, où on m’a indiqué y avoir vu un groupe d'aventuriers ressemblant à ceux que je cherche : un mage, lugubre et manipulateur à la houppelande noire et tenant un bâton se terminant par un dragon d'argent déployant ses ailes, un ancien ami, l’elfe Wyrven, aux arts guerrier inégalés et à la démarche emprunte de souplesse et de grâce propre à ceux de sa race et enfin cette dégénérescence que je ne peux voir, puante et surement aussi grossière que de par le passé, l’orc, Orgol. Tient on ne m’a pas parlé, de mon ami (bien que ce sentiment n’est jamais été, selon moi, vraiment partagé) Jensag, le mystificateur, parlant toujours par énigme et plus soucieux des grandes mystères du monde, que du compagnon marchant à ses côtés… je suis injuste... c’était quelqu’un de bien, bien que manipulable… presque un parfait mage, il ne lui manquait plus que d’avoir un peu plus de la fourberie qui caractérise cette classe d’individu.

J’ai trouvé l’auberge. Ils ne se refusent rien, apparemment.

Que de bruits dans ces rues. Cela me fait mal à la tête.

Je vois Wyrven, j’esquisse un sourire, enfin une tête que j’apprécie de revoir. Ah… !! Il m’a vu et vient dans ma direction, il me serre dans ses bras. C’est étonnant, mais j’apprécie beaucoup. Je lui fais aussitôt signe de nous esquisser dans une ruelle, pour ne pas nous faire voir. Je suis traqué et je le sais… l’avenir me le confirmeras et dans bien peu de temps…

Nous convenons que je ne dois pas me faire appeler Hector en public, il m’annonce « Vandor »… Oui, pourquoi pas, c’est toujours mieux que n’importe quel insulte de l’orc, qui ne m’apprécie pas, autant que je ne peux le sentir.

Lui demandant des nouvelles de mes anciens compagnons de voyage, j’apprends la mort de Jensag. L’oracle aura-t-il eut la vision de sa mort ? Adieu l’ami. Mon cœur se saigne un peu plus. J’aurais aimé pouvoir être là pour l’aider. Enfin je n’ai pas le temps pour les remords… on verra bien après.

Nous nous rendons à l’intérieur de l’auberge, je suis Wyrven de loin pour ne pas me faire remarquer afin de jeter un premier coup d’œil à mes anciens compagnons. Et là malheureusement… je soupire… aucune surprise, dans toute cette foule de badauds, il y a toujours ce mage prétentieux se gargarisant de sa supériorité, méditant devant une pauvre tasse de thé, avec une attitude aussi peu naturelle que celle d'un curé de ville dans une fête des vendanges. Et il y a aussi ce braillard d’orc, fatiguant ses voisins de table par ses vociférations intempestifs. Il y a aussi un nain avec eux, un guerrier. Qui est ce ? Je ne le connais pas... et je n'aime pas ce que je ne connais pas, trop de mauvaises surprises ces derniers temps.

Wyrven m’annonce.

Mes anciens compagnons et moi-même, croisons à nouveau nos regards. Après de longs mois, presque des années pour moi (On me dit que j’ai vieillit durant ma retraite…), les revoir, me fait ressentir des sentiments ambivalents.

Je les salut. Ils me renvoient la pareille. Ils sont à ma surprise amicaux… mis a part cet orc dont je ne peux imaginer que les propos puissent cacher autre chose que des remarques de mépris vaguement dissimulées ou de moqueries typiques du personnage.

Je leur fait part de mon interrogation quand à leur demande de me revoir. Je les pousse à quitter la ville pour que nous en parlions plus tranquillement et dans un endroit moins bruyant et fréquenté.

Ils veulent repartir combattre le Ravageur. Pour cette mission, je serais avec eux… . Ils parlant aussi de combattre un commando. Ce n’est pas ma priorité. Cela à l’air d’être surtout une mission qui tient à cœur à l'orc. Il cherche sans cesse la bagarre celui la, et je ne suis pas sûr que lorsqu'il trouvera plus fort que lui, il pensera à s'arrêter pour autant...

Je souhaite les aider, après tout, ils ont été mes compagnons et nous avons combattu maintes fois ensemble.

Le mage, chaka, me dit qu’il a changé, qu’il n’est plus pareil. Il ne serait plus une liche. Je souris… "Si tu en avais été encore une, je n’aurais, que plus facilement, put te tuer". Voilà, quelques temps, que j’ai l’arc de l’Archet Blanc et les longues semaines qui m’ont été nécessaire pour le lier à mon corps et mon esprit, on fait de moi un autre homme. Peut être justement cela, m’a-t-il donné un certain courage face aux adversités toute récentes.

C’est à cet instant, que je ressentis le besoin de revenir à l’oré du bois… serais-ce l’appel de la nature, de ma forêt quitté trop précipitamment… étrangement, je me vois partir sans donner d’explication à mes compagnons.

Une fois en lisière, je me retrouve né à né avec la démonesse qui a marchandé ma sœur ! Martha. Elle me contrôle, je ne peux rien faire.

Je ne sais pourquoi, elle nous téléporte, tous les deux, à quelques centaines de mètres de là. J’entends juste crier l’elfe. Si elle veut me tuer, je me battrais jusqu’à mon dernier souffle et jusqu’à ce que ma dernière goutte de sang s’épanche sur cette terre.

Arriver dans un fracas, je vois mes compagnons courir vers moi, assez inutilement me dis-je, l’espace d’un instant, vu la distance qui nous sépare. Je ne contrôle plus rien, je ne me maitrise plus rien, je ne peux faire que serrer les dents. Toute ma haine se porte sur la responsable de la mort de Genova (d'après ce que m'en a dit chaka).

Les événements suivants sont troublés dans ma tête, j’ai mal que d’y repenser. Mon esprit est confus. Je me souviens que le combat s’engagea : Wyrven, faisant honneur aux siens, se bat comme un diable face à la démone, malheureusement, intouchable et imperturbable face à ses tentatives. Heureusement il en va de même pour le guerrier elfe.

Surprise !! L’orc se bat pour sauver ma peau… Il à l’air de très bien connaitre Martha. Je n’ai pas bien comprit tout ce qu’il a pu lui dire, trop engourdi par la domination.
Son compagnon est aussi un fier guerrier, il fait chuter la démone à deux reprises, à l’aide de sa longue hallebarde.

Dans mon esprit, j’entends les clameurs d’Orgol et de ce dernier, entretenant leur témérité (et leur bêtise commune), en clamant à tue-tête des psaumes en l’honneur de leur dieu, Tempus.

Chaka gesticule, psalmodie, mais rien ne se passe.

C’est à ce moment que je ressens une terrible et indicible douleur, mon sang coule. Je viens d’être transpercer par la lance de la démone, mais mon esprit est à nouveau libre et mon corps me répond à nouveau, bien qu’anesthésié et endolori par la blessure.

Mon ami, Wyrven prend ma place et se positionne en première ligne. Je lui dois la vie.

Et je la dois aussi… bien que j’ai du mal à le reconnaitre, à Orgol, qui me remet sur pied en un clin d’œil, après avoir apposé sa lourde main sur moi. S’il fait ca, c’est qu’il veut quelque chose de moi, ou qu’il se ventera de m’avoir sauvé pendant de longs mois, voir des années, pour me faire enrager… bien joué… mais attend que je réplique à mon tour.

Chaka subit à son tour, le courroux de la démone. Il tient bon et s’englobe dans une sphère orangeâtre et distordant sa silhouette.

Le combat continu, je tire mes flèches, puisant dans la force de mon arc, mais ses éclairs n’atteignent pas Martha. Elle est trop puissante. Nos efforts combinés et notre bonne volonté ne suffiront pas. Il faut fuir. Je cours vers Orgol et c’est alors qu’un nouveau coup, tout aussi violent que les précédents, manque de me faire chanceler.

Nous partons sans chaka. Ce dernier devrait pouvoir s’en sortir, mieux que nous tous, s’il se téléporte comme il en a la capacité.

Quelques secondes de paix et de silence… et alors que j’entraperçois les esquisses de quatre murs de pierre, je suis aussitôt frappé par un intense éclair, me brûlant les veines et dissipant mes dernières énergies. Je ne sais comment j’ai survécu. Serais-ce les mots de pouvoir de l’orc ? Une deuxième fois, s’en est de trop ! Je rampe, je saigne abondamment, si je devais être blesser à nouveau, s’en serait finit.

On me retourne sur le dos d'un pied, je manque de défaillir... Martha !!! Elle me lance un sourire puis dodeline de la tête : "Le gros porc est tellement prévisible... viens avec moi Hector... si tu veux vivre..." Un instant plus tard, nous sommes dans les airs, comme sur un nuage… Je reçois des instructions. Je m'accroche pour ne pas tomber. Lassée, elle me décoche un coup d'une violence inouie à la tête, et me lâche, je chute.

Revoyant la lumière du soleil, je me retrouve dans une vaste cour où s’affairent une multitude d’hommes en armure et en robe, dont beaucoup d’orques. Il règne dans ce lieu une forte odeur de sueur, de métal et de bière. Je m’écroule éreinté.

« Comment a-t-elle su … ? ».
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