Chroniques de Féérune : la Quête des Origines

u) La Corne perdue, 22 Ches 1386, au manoir

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u) La Corne perdue, 22 Ches 1386, au manoir

Message  Sstrad le Lun 11 Oct - 2:00

Lorsque l’archimage et le grand prêtre de Waukeen sont arrivés au manoir, ils m’ont instantanément demandé
de quel côté j’allais me ranger. Servir le Roi ou me positionner du côté de la rébellion. Je les ai regardé droit
dans les yeux et j’ai répondu « Je suis mort il y a 1 500 ans. Vous croyez vraiment que je suis revenu à la vie
pour m’occuper de la politique d’un pays qui n’existait pas à mon époque ? ».
Puis ils ont discuté avec leurs frères Wryven et Voyvodin. Je ne voyais pas ce que ces gars là pouvaient avoir
en commun ni pourquoi ils se considéraient comme frères. Jusqu'à ce qu’ils m’expliquent. Bref. Ils ont commencés
à exprimer leurs désaccords, et ont continué toute la matinée. J’ai remarqué à ce moment là, à quel point j’étais devenu patient.

Ils ont finit par enfin se décider à rejoindre leur frère renégat, Marty. (cette partie là, les coco, je vous laisse la raconter).

Ils étaient à peine revenu quand un homme tout de bleu de vêtu est arrivé dans le salon.
Il s’est présenté sous le nom de « Z » et voulait proposer un marché avec le propriétaire du manoir.
La Corne qui se trouvait dans le souterrain l’intéressait. Elle lui aurait appartenue autrefois,
et il voulait payer pour la récupérer. Si cette corne était dans le souterrain, c’était certainement
pour une bonne raison. Je n’allais pas la lui vendre, d’abord parce qu’elle n’était pas à moi, et ensuite
parce que je ne voulais pas sortir cet objet de son sanctuaire, avant de savoir pourquoi il y avait été mis.
J’ai donc renvoyé l’homme en lui disant de revenir dans 3 mois. Il a voulu marchander, puis produit le document
officiel indiquant qu’il était le légitime propriétaire de la Corne. Je n’ai rien voulu savoir et je l’ai renvoyé.
Il a alors proféré des menaces.

Je suis resté calme.

Je ne voulais pas le tuer.

Pas encore.

Il a finit par partir escorté par Caïus et Chaka. Puis un des paysans est venu nous annoncer qu’Yvan,
l’un des leur s'était écroulé mort. Il avait été empoisonné. Trois hommes encore sont portés disparus.
Je conclus immédiatement que « Z » est l’auteur du crime et qu’il est allé vers le souterrain.
Nous ouvrons le passage et je me présente seul face au premier gardien. Il me reconnait et ne bouge pas.
Deux des trois disparus n’ont pas eu cette chance, leur corps éviscérés, restes sanglants écrasés contre un mur.
Nous prenons la première porte, tout ce que je me rappel de la deuxième, c’est qu’elle est piégée.
Ma mémoire me fait défaut. Je nous fais éviter certains pièges, pas tous. Amaunator était avec moi.
J’oublie un piège et je retrouve thomas, le dernier survivant. Nous le mettons à l’abri.
Des couloirs interminables, les restes des gardiens mort-vivants. Nous sommes sur les talons des envahisseurs.
Au détour d’une dernière salle, sur le sol, un tas de poussière. L’un des deux cultistes vient de trouver la mort.
Nous arrivons bientôt arriver au cœur du tombeau.

Dans cette grande salle trône le gisant du Sans-Visage. Plus à droite, un autel sur lequel est posée la corne.
Caïus se prépare à lancer un sort d’ancre dimensionnelle quand « Z » réapparaît dans un nuage de ténèbres.
Il se saisit de la corne et avant que nous puissions réagir, se transforme en brume. Il se répand à travers la salle
et se dirige vers le gisant à l’intérieur duquel il trouve refuge.
Le gisant vol en éclat. Le Sans-visage se réveille enfin après 1500 ans de captivité.
Chaka fait pleuvoir instantanément une pluie de feu sur le monstre.
La puissance d’Amaunator armant mon bras, je me jette au contact du Sang-visage.
Il me reconnaît. Nous avons déjà vécu cette scène un millier d’année auparavant.
Ma masse s’écrase contre son torse visqueux tandis que je sens son pouvoir vrillé mon cerveau et aspirer mes forces.
C’était compter sans le servant de Waukeen. Caïus en appela à la grâce de sa déesse et me libéra de la malédiction du Sans-Visage.
Amaunator, Waukeen et certainement Mystra devaient être avec nous. L’Illithide légendaire s’écroula bientôt, mort sous nos coups.
Nous avions gagné une bataille, mais nous en avions perdu une autre. « Z » avait profité du combat pour fuir.

Nous avons trois hommes morts. Trois paysans qui travaillaient dans nos champs. Trois hommes qui sont mort car nous avons laissé des animaux les attaquer.

Sur mon âme, cela n'arrivera plus jamais.

Sstrad

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Sstrad perdu dans ses pensées...

Message  le moine noir le Mer 5 Déc - 15:42

Sstrad est debout devant l’âtre aux braises agonisantes. Les flammèches vomissent dans sa chambre une lumière blafarde.
Ses bras sont croisés dans son dos. Plongé dans ses réflexions, il mord inconsciemment ses lèvres.
Il se rappel des événements de la journée qui vient de s’écouler. La visite de ces deux membres du culte du dragon.
La course poursuite dans la prison du Sans-visage. Le combat contre le monstre.
La victoire au final, malgré la fuite du membre du culte … La victoire… Elle lui laissait un goût amer dans la bouche.

Trois hommes étaient morts. Il était responsable. Il avait refusé de vendre la relique qui dormait dans le souterrain.
Il n’avait pas pris au sérieux les menaces des deux hommes. Par excès de confiance, il a envoyé paître deux monstres.
Trois hommes étaient morts.

Le culte du dragon s’était comporté comme des démons du Narfel. Par vengeance, ils avaient tués trois innocents.
Sstrad fixait intensément les cendre désormais fumantes. Il ne voyait plus rien autour de lui.
Son esprit revivait les guerres sanglantes du Raumatar contre Narfel, les trahisons des démons,
les privations, les charges suicides, et les morts… Les milliers… Les centaines de milliers de morts.

Il s’était relâché. Autrefois, si quelqu’un avait menacé de lui nuire, cet homme ne repartait pas vivant.
Pourquoi avait-il pensé que la nouvelle ère, dans laquelle il s’était réveillé, était plus décadente et moins violente que son époque ?

Vanité. Il avait péché par vanité et trois hommes étaient morts.

Le culte du dragon avait volé la corne du dragon.
Le culte du dragon s’était comporté comme des démons du Narfel.
Il les traiterait comme tel.
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le moine noir

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