Chroniques de Féérune : la Quête des Origines

Voyvodin, le barbare

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Voyvodin, le barbare

Message  Voyvodin le Mer 19 Mai - 21:52



Voyvodin est un homme dont l'âge doit être inférieur à 30 ans, bien que de premier abord, il semble être plus âgé, de part sa peau bruni par le soleil et portant les traces d'une vie difficile. Il est d'une stature imposante, son cuir épais recouvrant une musculature très impressionnante. Ses cheveux longs sont noirs et cache un regard perçant. Il tient souvent sa tête baissée, comme si ses sens étant constamment en alerte ou prêt à foncer. Mais parfois cela cache qu'il s'est tout bonnement assoupi...

Il ne se défait que rarement d'une hache à 2 mains élimé et d'une épée non moins grande. Avare en commentaire, Voyvodin parle peu mais à l'instar des ses armes tranchantes, ses mots sont directs, sans emphases et surprennent souvent. Ses actes aussi.
Si ce n'est son imposante stature, Voyvodin n'attire pas vraiment l'attention mais quand il exprime avec détermination ses décisions ou ses avertissements, seuls les fous où les hommes d'exception n'acquiescent ou n'obtempère pas. (Intimidate : + bcp cheers)
Il semble demeurer distant aux notions d'amitié, de fraternité et de convenance pourtant ceux qui le connaissent au delà du premier regard ont pu observer qu'il était "droit" si tant est que promettre d'étrangler un importun qui ne sait pas s'arrêter de l'asticoter peut s'apparenter à de la droiture.
Il semble ne pas suivre de but précis ni se sentir très concerné par les menaces des forces obscures sur le Vaste Monde et se demande ce qu'il a bien pu faire pour qu'autant de monde vienne à sa rencontre pour lui parler, lui qui n'aime vraiment pas cela. Son caractère est assez similaire à son emblème, le Lion : sauvage et majestueux.

Enfin, il semble obnubilé à l'idée de tuer des dragons, à cause d'un mauvais rêve l'opposant à un dragon de brume, car si un tel combat devait un jour arrivé, Voyvodin serait prêt et ne mourrait pas sans avoir tué sa némésis.

Edit : Vous en voulez plus ? :p

Pour les plus braves et les plus curieux, je poste donc d'autres infos qui sont autant de choses que vous avez pu apprendre (ou apprendrez) lors de discussions le soir devant un feu. En effet, il bavarde plus facilement seul à seul.

Tout d'abord, le BG. Ce que je voulais faire, c'était expliquer comment une constitution hors norme et l'endroit où l'on nait influe sur ce qu'on devient.
Puis des résumés d'aventures subjectifs (vu selon l'angle du barbare) qui donnent d'autres indications sur sa conception, son comportement évoluant au fur et à mesure.
(Et puis bon, je les ai écrit, autant pas les mettre à la poubelle  cheers)

Je copie-colle donc içi des résumés disséminés dans le forum. Il ne s'agit pas necessairement d'un culte de la personnalité :evil:mais de sauvegarder les écrits car c'est notamment un perso qui fait bcp d'introspections.


Dernière édition par Voyvodin le Mar 5 Oct - 23:53, édité 4 fois
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- Voyvodin : The begining -

Message  Voyvodin le Dim 23 Mai - 21:57

Sous des cheveux noirs comme la nuit, des yeux sombres semblent regarder le vide : Voyvodin est perdu dans ses pensées.
Le torse puissant se soulève puis retombe lentement comme s’il voulait en expirant chasser des souvenirs qu’il juge inutile.
Dans sa main, un reliquat de tissu qui le ramène malgré tout sur le chemin de sa mémoire…
(flashback…)

Dans le Shaar, au sein de la tribu du Lion dans laquelle il a grandi, Voyvodin dénotait déjà enfant par sa stupéfiante croissance. Sans cela, sans doute, aurait-il été un enfant sage avec ceux de son âge. De caractère difficile, sa force physique lui permettait de se comporter en garçon tyrannique. En lui couvait une férocité qui en surprit plus d’un désireux de venger un petit frère qu’il aurait bousculé.
Beaucoup de choses changèrent quand il fut témoin d’un vif échange entre son père et des hommes du clan qui menaçait de vouloir chasser le turbulent garçon et qui disaient des choses étranges comme le fait que Voyvodin n’était pas vraiment des leurs. Après leur départ de la modeste chaumière, il demeura sourd à l’exhortation de ses parents à ce qu’il se comporte mieux. Alors ceux-ci se résignèrent à lui révéler qu’il n’était pas leur fils-né, mais qu’ils l’avaient découvert aux abords d’une ville, nouveau-né silencieux drapé dans des langes de tissu sans motifs. Voyvodin demeura interdit, regardant sa mère de substitution pleurer toutes les larmes de son corps. Alors il promit d’être sage, répétant sans conviction les mots que lui dictait son père, pour qui une promesse était une chose sacrée.
Voyvodin du se résoudre au fait qu’il risquait effectivement d’être chassé et tempera malgré tout quelque temps son comportement. Heureusement pour tous, il n’avait plus aucun goût à jouer avec les enfants de son âge. Un des adultes du clan le voyant désoeuvré réussit à obtenir de l’emmener en chasse. Il s’avéra très doué, apprenant vite. Il rentra plus vite que les autres enfants dans l’âge adulte, prenant les armes pour accompagner les braves dès qu’une occasion se présentait. Les shaarans connaissaient la vie dure, eux qui n’ont pas de territoire à eux et qui doivent trouver une place dans un monde sauvage et hostile et où survivre est déjà un exploit…
Quelques années passèrent.
Bien qu’il avait acquis un vrai statut parmi les siens, Voyvodin s’ennuyait.
Après une soirée bien arrosée suite à une chasse fructueuse, il ramena sur ses épaules son père dans leur demeure. Peu doué à exprimer ses sentiments, il demeura immobile alors que sa mère vociférait qu’elle ne reconnaissait pas en lui l’enfant qu’elle avait élevée et lui jetait au visage l’étoffe dans laquelle il avait été trouvé. Voyvodin retourna autour du feu, silencieux et interloqué, un grand morceau de tissu dans les mains…

L’aubergiste sorti Voyvodin de sa torpeur en posant brutalement la chope de bière sur la table puis le toisa en grimaçant de toute sa hauteur, les mains sur les hanches, l’air satisfait. L’espace d’un moment, Voyvodin se vit se redresser, lui saisissant la tête à deux mains pour lui faire heurter violemment la table. Il écarta cette furieuse envie car il n’ignorait pas tout le brouhaha ambiant dans l’auberge – sans doute près d’une dizaine d’hommes auquel il n’avait porté aucune attention en entrant- et bu lentement tout le contenu de la chope sans quitter des yeux ni cligner des paupières l’importun. Ce dernier s’avisa d’aller chercher une autre bière...

… Voyvodin quittait « les siens » de plus en plus souvent et allait toujours un peu plus loin.
Il croisa une troupe de mercenaire, la Brigade du Vaste, un groupe engagé par l’Overking pour ratisser les Dun Hills de pillards qui voudraient se servir dans les tombes et fut aisément enrôlé par son capitaine. Parmi eux, la violence était naturelle ainsi put-il facilement trouvé sa place. Sa fougue au combat était louée lors des beuveries. Les règles du capitaine étaient sévères mais il les trouvait juste : chacun pouvait prendre les possessions des adversaires qu’il avait vaincus. Celui-ci accepta d’apprendre à Voyvodin à parfaire sa maîtrise des armes de guerre. Encore une fois, il appris vite, notamment à mesurer la force de ses attaques pour ne plus être emporté par son élan. Voyvodin avait déjà appris à se battre avec ses poings et une hache –et aussi avec tout ce qui lui tombait sous la main- .
Dans un élan rare de générosité, un an plus tard, le capitaine lui donna une épée à 2 mains de grande qualité – prise à un noble qui n’avait pas acquitté ses dettes et surtout trop encombrante pour lui-même – et lui en enseignant un maniement d’une redoutable efficacité.
Cela déplut aux autres mercenaires. L’un d’eux, plus belliqueux que les autres, ne cessa de l’asticoter dès que le capitaine était absent mais il ne bronchait pas. Deux jours plus tard, non pas pour les mots dont il n’avait pas tout compris, mais en réaction aux ricanements de tous, Voyvodin –dans un accès de rage trop longtemps contenu- lui sauta à la gorge, saisit sa tête entre ses mains, lui enfonça ses pouces dans les orbites et lui arracha le nez et la joue avec ses dents. Il cracha la chair au feu devant les mercenaires médusées. Ceux-ci l’attaquèrent et Voyvodin n’allait pas tarder à périr sous le nombre. Avant de le tuer, ils décidèrent de le pendre à un arbre. Voyvodin refusa de mourir. De ses yeux exorbités, il regardait ces hommes – ces ivrognes - auprès de qui il avait tellement combattu rire grassement tandis qu’il serrait entre ses cuisses le cheval sur lequel on l’avait hissé pour le pendre. Mobilisant tout ses muscles, ignorant les hennissements de l’animal, la corde autour de son cou rompit. Voyvodin réussit de justesse à s’enfuir en emportant l’épée sur son passage. Il poussa à bout sa monture, conscient de son sort si les mercenaires le rattrapaient.
Sa dernière association a été la compagnie d’un fieffé roublard se faisant appeler Orlando avec lequel il commit plusieurs larcins. Ce dernier finit par l’abuser et lui déroba sa part des richesses (bourse d’or et joyaux divers) pendant son sommeil qu’il savait pourtant léger – ce pourquoi il ne se risqua pas à lui essayer de lui enlever ce qu’il portait à même la peau, comme des bracelets ou son collier-. Furieux à son réveil, Voyvodin brisa tout avant de se calmer pour réfléchir à comment retrouver le fourbe chacal. Il écuma tout les bordels de la ville et le surprit en pleine conversation intime. Le voleur parvint malgré tout à s’échapper avec le butin mais dans la fuite du abandonner d’étranges bottes qui permettaient de se déplacer sans bruit…

Voyvodin sourit en repensant à son ancien acolyte détalant à moitié nu avant de payer avec ses derniers deniers les bières à l’aubergiste satisfait….
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Rencontre de l'elfe Maegil puis des autres aventuriers.

Message  Voyvodin le Dim 23 Mai - 22:12

Il était une fois (l'année dernière)...

Alors qu’il parcourais le Shaar depuis les Dun Hills vers l’Est, au moment de passer les Wyrmbones Mountains, il vit des mouvements de troupe assez importants de Gobelinoides.
Seul, il préféra mettre de la distance mais on aurait presque dit une armée…
Ensuite, après avoir passé les Wyrmbones, il vint en aide à quelqu’un : deux Elfes se faisaient agresser par des sortes de cultistes. Il les aida à gagner du temps en en dessoudant qqes uns. Malgré tout, un des deux elfes mourut. D’autres cultistes approchant, ils prirent la fuite et semèrent les poursuivants.
Celui qu’il avait sauvé s’appelle Maegil. Ensuite, ils enterrèrent son compagnon, Vahernel.
Avec Maegil, ils arriverent à Kormul, ville de qqes milliers d’habitants qui respire le commerce. La ville est propre, à l’air bien gardé et défendu, avec de belles échoppes, mais le coût de la vie assez élevé…
Ils descendirent au Relais des Dragons et entendirent qu’une personne cherchait des aventuriers pour une expédition dans le Marais voisin… là ou se trouvent les ruines de Lhesper…
L’homme en question est un prêtre d’Oghma qui tient le Temple du Savoir de la ville.
Ils entendirent qu’il cherchait un groupe et que cela serait pour dans qqes temps…

Avant cela, ce groupe de fortune ainsi constitué débarrassa une des routes d'ogres et d'hobgobelins et jouissent alors d'un certain aura à Kormul.

A l’issue du dîner donné en l’honneur des héros, Voyvodin et Maegil l’elfe sortent se dégourdir les jambes. Tout deux n’étant pas vraiment des oiseaux des villes, retrouver ponctuellement un environnement sans murs leur fait du bien. Voyvodin semble continuer à maugréer contre le mage à propos de cette maison sorti de nulle part, alors que le peuple nomade de la Tribu du Lion passe de nombreuses heures à monter des tentes précaires. Puis réalisant le silence de son taciturne compagnon, s’enquiert des raisons de son trouble. Celui-ci reste très préoccupé par les agissements des cultistes et propose à Voyvodin de l’accompagner vers la forêt du sud, dans la région même ou le barbare l’avait secouru, afin de rapporter des preuves de la présence du culte du Dragon.

Voyvodin lui répond séchement :
« Va crever tout seul.
- Voyvodin, tu m’as sauvé la vie. Chez les Sy Tel'quessir, mon peuple, un tel acte est sacré. Mais que j'ai une dette de sang à ton encontre ne t'autorise pas à être insultant. Ni ton caractère impulsif, ni ton manque d'éducation ne justifient que tu puisses utiliser un tel ton pour t'adresser à moi".

Après un bref silence, Voyvodin répond au chevalier elfe :
"Maegil, je ne suis pas un des sujets de ton royaume. L'éducation dont tu parles ne vous sert qu'à distinguer les riches et les nobles. Ceux-là ne valent pas plus à mes yeux qu'un paysan. Mais toi et les autres, vous vous accrochez à vos principes, votre sang et votre honneur. Tes frères sont morts. Quand tu cesseras de les pleurer, tu cesseras de vouloir être mort toi aussi. Alors tu auras peut-être une chance de les venger..."
Puis en continuant de regarder le vide, après un silence :
"Libre à toi de croire qu'un vrai ami te dirait plutôt "seigneur elfe, que tu es brave". Je ne suis pas celui-là si c'est ce que tu cherches."
"Et si tu n'es pas d'accord avec ce que je suis, considère que tu n'as aucune dette envers moi.", conclue t’il en fronçant les sourcils.

Maegil se plante devant Voyvodin et le regarde droit dans les yeux.

"Mon peuple n'est pas comme les humains. Il n'y a ni noble ni riche chez les Sy Tel Quessir, mais uniquement des égaux. Mes ancêtres se sont imposés par leur seul talent et volonté et non par leur lignage. Si le peuple de Celindan avaient décidé de choisir d'autres dirigeants, ils l'auraient fait sans hésiter...C'est ce qui fait la grandeur et la faiblesse des elfes : ils préfèrent l'harmonie au conflit, le consensus à la tyrannie d'un seul, la paix à la violence... C'est bien ce que je te reproche : ton histoire ne justifie pas que tu fasse de ta volonté la seul loi de ta relation avec les autres ; il importe que tu prennes en compte autrui, sans quoi tu risque de te rapprocher dangereusement du tyran que tu semble mépriser....Mais je perçois néanmoins de la vérité dans tes propos...aller seul au devant du danger est une quête vaine...mon chagrin m'aveugle...Il semble bien que la nuit nous apporte à chacun notre lot de réflexion..."

Puis avec un maigre sourire, Maegil se retourne et s'enfonce dans la nuit.

Voyvodin le regarde s’éloigner sans rien dire en se demandant si l’elfe reviendra lui apprendre à parfaire son maniement à l’arc. Autant apprendre avec les meilleurs dans leur spécialité...
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2-3 scénarii plus tard...

Message  Voyvodin le Dim 23 Mai - 23:03

Le pitch :
Les aventuriers (Voyvodin, Raido l'invocateur, Joanna -jolie pnj qui cache ses talents-, Humayum l'archer des steppes et son frère Harty, coquin des villes) arrive à un autre endroit à débarrasser des hobgob, sauf que là, il y'a un dragon. Après moult palabres, il est décidé de mobiliser tout les efforts à tuer le grand ver. Le combat manque d'avoir une fin tragique et s'ensuit quelques remontrances à Harty qui n'a pas vraiment suivi le plan (là-dessus, rien à redire, le joueur était raccord avec son perso, gouailleur et peu enclin à la discipline). Voyvodin a vu la mort de près et en aparté dira à Humayum dont il apprécie la compagnie :"Donnes-moi une raison pour ne pas tuer ton frêre".

Sur le chemin du retour, le groupe se repose dans une maison magique, créé par l'invocateur.

Harty prend la parole :

"Bon les gars (Harty a l'air gêné)... pour ce matin... comment dire... ah oui, voilà. Je sais que je suis pas la personne la plus agréable qui existe (il a l'air crispe, de faire des efforts), hum...franchement j'me suis pas rendu compte que Raïdo allait mourir, j'me suis dit quand l'dragon ta chargé et que j'ai vu voy partir t'aider, que je restait pour couvrir vos arrières et empêcher que les autres vous tombe dessus... Heu... honnêtement, bon j'vous cacherais pas que j'avais pas envie de trop risquer ma vie face a un dragon... mais j'vous l'dis j'ai vraiment penser que j'aurais été le plus utile a couvrir vos arrières, notamment en tapant sur plusieurs d'entre eux.
(Petit blanc, il reprend)
Mais les choses se sont pas passé comme prévu, j'ai été prit en tenaille sur deux fronts, et là j'ai cru que j'allais y passer, alors j'me suis barré sur l'escalier pour m'abriter. Le mal était déjà fait, je sais.
A la fin, j'étais content, on avait gagné et j'voyais surtout ca. Hum... l'est vrai que parfois mon caractère perso m'a valu des ennuis avec mes précédents groupes... Mais là j'ai un but et je vais essayer d'insister un peu plus dessus, venger mon village, j'lai pas montrer mais ces gens j'y tenais... un peu (gêné)... J'me suis dit faut rien laisser transparaitre, rien, mais j'suis pas un fou non plus et depuis peu je ne peux m'empêcher de revoir le ptit billy.. tu sais Humayum, le gamin de la lavandière... et ma mère.... c'était ma mère quand même.

Escuse moi Humayum !! (il à l'air de vraiment forcer pour sortir ces mots).
Excusez moi tous...
Je sais que j'ai des efforts a faire, j'vais essayer, soyez indulgents...
J'implore la bénédiction de Chauntea sur vous....

Raido Maru :
"Bon Harty, tu sais je suis quelqu'un d'un peu indiscipliné, j'aime bien la spontanéité moi aussi. La plupart du temps je m'assoies sur les conventions.
Mais quand la vie de mes collègues et de moi même est en jeu, on est forcé de faire un effort.
Cet effort tu as l'air de vouloir le faire donc je vais te laisser le bénéfice du doute…"

Humayun ne dit rien mais il semble ému par les déclarations de son frère. Il jette un coup d'œil dérobé à Voyvodin...

C'est alors que Voyvodin rompt le silence qu'il tient depuis que les aventuriers sont repartis du pont et où ses derniers mots furent à l'attention d'Harty : "Tu pourras remercier ton frère".

Sa tête est penchée en avant et ses mots sont hachés. Sans se tourner vers ses compagnons d'aventure et sans cesser de regarder le vide devant lui, il dit :
"Avoir l'air de faire des efforts, ça ne veut rien dire. Faire ce qu'on a dit vouloir faire, oui.
Dire que tu te battras contre le dragon pour dire maintenant que tu ne voulais pas risquer ta vie contre lui, c'est de la lâcheté.
Dire que tu couvrais mes arrières et que tu as été pris en tenaille, c'est du mensonge. Tu as fuis devant les 3 hobgobelins que tu combattais et ils sont venus m'encercler par derrière alors que le dragon brulait et déchirait ma chair.
Ce mensonge aurait pu me tuer.
Je ne vais pas me battre contre toi : je suis déjà blessé tout comme je ne suis pas sur de pouvoir te battre ici et maintenant.
Je ne veux pas avoir à me battre aussi contre ton frère.
Je suis en colère. Ce matin, j'ai voulu voir ta tête écrasée au fond du ravin."

Au moment où qq'un commence à répondre, Voyvodin lève la main et ajoutes, toujours dans un ton monocorde ou ne semble transpirer aucune agressivité :
"Je suis aussi en colère contre moi, en colère d'avoir oublié que je ne peux me fier à personne si je veux rester en vie".
"Maintenant... qu'on me laisse dormir."

Joanna, posant la main sur l'épaule d'Harty....
"C'est bien que tu aies ouvert ton coeur. Car franchement, tu me faisais presque peur..."
Puis regardant Voyvodin et baissant la voix,
"Ne t'inquiètes pas pour lui, ses paroles sont aussi dures que le vent qui l'a amené jusqu'ici. Avec le temps, j'espère qu'il changera d'avis.
De toute facon, on a chacun besoin des autres..."
Se dirigeant vers sa couche, "Bonne nuit les garcons..."
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"Vivre ou Mourir"

Message  Voyvodin le Dim 23 Mai - 23:07

Ci-dessous le 1er résumé fait par Voyvodin, relatif à la séance n°4. (Humayum est mort à la séance 3) :

Voyvodin est le nom qu’on m’a donné. C’est à peu près tout ce que je possède ainsi que ma propre vie et la liberté de mes actes.

Je comprends assez mal le comportement de ceux que je rencontre. Je suis arrivé il y’a deux semaines à Kormul en compagnie d’un elfe du nom de Maëgil que j’ai aidé à survivre. C’est un formidable combattant mais son cœur saigne de la mort de ceux qu’il appelait ses frères et son sommeil est fiévreux.
Avoir une famille, un dieu, un rang, des devoirs… Tout cela, une richesse ? Bah ! Ce ne sont que des chaines à mes yeux.

J’ais rencontré à Kormul d’autres aventuriers : sorcier, chevalier, archer, prêtre nain… Je ne comprends pas leur agitation. Peu importe. J’ai accepté des missions contre monnaie trébuchante que j’ai rapidement dépensé.
La dernière – la plus dangereuse –, consistant à libérer un pont, nous a opposé à un dragon cracheur d’acide et ne m’a rien rapporté ! J’ignore si c’est une arnaque de cette diablesse de Joanna qui avait « négocié » une récompense. Pire, j’ai bien cru ma dernière heure venue face au monstre. Nous aurions pu le tuer si Harty n’avait pas préféré combattre des simples soldats. C’est pour son frère Humayum, originaire des steppes comme moi, que je ne l’ai pas jeté du pont. Je ne puis décidément pas me fier à grand monde. Bien que je n’ai pas desserré les dents, je me suis un peu calmé sur le chemin du retour : ce Harty n’est pas mon ennemi et son frère que j’estime, tient à lui. Uh ! Pas de sensiblerie : un guerrier qui combat avec ses sentiments est un guerrier mort.

N’ayant presque plus d’argent à dépenser, je me tiens à l’écart de Kormul pour parfaire mon art. La douloureuse expérience du Dragon me rappelle qu’il faut parfois affaiblir un adversaire avant de l’affronter. Je tire à l’arc et m’entraine avec la hache de maître que m’a fabriqué la naine forgeronne. Mais rien n’est plus agréable et plus maniable que ma grande épée !
Soudain, une voix parle dans ma tête pour me demander de leur venir en aide en les rejoignant au niveau du pont et qu’ils pouvaient être pourchassés. Je cherche dans la forêt si il n’y a pas un plaisantin ou un farfadet moqueur qui se joue de moi. Mais non, après réflexion, c’était bien la voix de Raido Mairu. Je n’hésites pas longtemps : l’inaction me pèse. Je retourne à Kormul cherche de l’aide car si un sorcier qui invoque des monstres de la taille d’une tour appelle au secours, tout mes talents de combattant ne suffiront pas.

Je retrouve Darak, le nain. Il semble encore plus perdu que moi au milieu des humains de la ville. Nous repassons à l’auberge où nous tombons sur Joanna. Je lui demande si elle sait où est l’elfe et elle me répond « quel elfe ? ». L’elfe nommé Maëgil bien sur ! A quoi joue-t’elle, elle qui est si bien informée et connaît à peu près tout le monde dans cette ville ? Puis je lui demande d’informer Maëgil si il revient que nous partons, le nain et moi, vers le pont où elle nous a accompagné et ou nous avons combattu le dragon. « Quel nain ? », me répond-elle ! Et puis quoi, après ? QUEL PONT ?! Cette catin se moque de moi et évite la gifle que je veux lui donner. Mmh. Je dois vite me calmer car je sais trop bien comment cela va se terminer : j’ai déjà fini par le passé dans des cachots pour… comment disent-ils ? Ah oui, « voie de fait » !
Sur le seuil de l’auberge, je lui dis que ses paroles sont trompeuses : hier, douces et apaisantes et aujourd’hui, moqueuses. Elle me menace à nouveau mais sa colère sourde n’est rien à coté des crises d’hystéries de la femme qui m’a élevée. Je ferais attention néanmoins, car elle ne montre aucune hésitation… Je me dis que les gardes de la ville auraient été moins dangereux. Nous sommes prévenus l’un et l’autre : je ne fais pas partie de la basse-cour qui bave devant son cul et elle n’a pas peur de moi.

La route vers le pont se fait sans encombres ou presque. Darak me fait payer son séjour en ville en passant le trajet à répéter que les hommes sont inconscients et idiots. Tout le monde y passe : humains, elfes, sorciers, en bref tout ce qui n’est pas nain et adorateur de Grumbar. Le soir venu et après la pose l’installation d’un campement sommaire, je lui propose un autre langage : celui des armes. Nous nous entraînons vigoureusement. Je dois savoir ce qu’il vaut : un guerrier ne part pas au combat sans connaître la valeur de celui qui tient son flan. Et qui sait, un jour, serais-je peut-être amené à me battre contre d’autres nains ? Je n’arrive pas à le faire tomber et j’ai du mal à le faire reculer. Par contre, la mobilité d’un nain est son point faible. Cette tête de lard me porte des coups de marteau qui me font mal. J’en fais de même, c’est la solde que je lui donne pour cette journée douloureuse pour mon crâne. Nous ne sommes pas épuisés mais je décide d’arrêter. Oui, je sais trop bien comment cela va se terminer si il vient à me blesser de façon sérieuse…
Au moins ais-je obtenu qu’il se taise pour le reste du trajet. On ne se parle pas mais nous savons maintenant ce que l’autre vaut au combat.

Nous arrivons au pont protégé par les 4 tours. Le sol est encore calciné du crachat de la bête. J’envisage avec doute l’espace qui sépare les deux tours devant nous et je me remémore l’excitation ressentie a sauter au dessus du vide pour atteindre ce dragon sans qu’il ne brûle ma chair à nouveau.
Il y’a là des gardes, Raido le sorcier mais aussi Rashomon le guerrier en armure et Harty. Ils sont blessés. Ils ont combattu des sorciers dans les souterrains d’une tour délabrée et Humayum y a trouvé la mort. De ce que je comprends, il aurait perdu la tête de voir son frère à terre, tombé sous les coups des ennemis. Voilà ce que ça donne, de se battre avec ses larmes plutôt qu’avec sa tête.
Raido se méfie d’Harty. Lui et Rashomon l’ont vu se faire tuer également alors pourquoi est-il toujours en vie ? Qui ment ? Sorcellerie, sans doute ! Harty est encore plus excité que la dernière fois. Il me demande de venir sauver Humayum et semble sincère. Il me rappelle Maëgil, pressé de rejoindre ses frères dans l’au-delà. Pas plus que pour l’elfe, Je n’arrive pas à avoir pitié de lui. Suis-je normal de ne rien ressentir ? J’accepte néanmoins car j’appréciais Humayum et il mérite de vivre, si tant est que cela est encore possible.
Darak recommence. « Les humains sont fous ». Je ne veux pas lui dire qu’il a raison alors je sors et fais plus amples connaissances avec Zor, un homme des bois protecteur de la « ceinture » qui entoure Kormul.

Nous partons au petit matin. J’ai pris une porte, fixé dessus deux lanières de cuir pour pouvoir la tenir et fais une fente pour voir au travers. J’ignore si cela me protègera des sorciers et de leurs rayons qui volent la vitalité que nous ont décrit Raido et Rashomon. Plus tard, sur le chemin, il me semble avoir aperçu au loin dans le ciel la silhouette du dragon. Approches, gros ver ailé !

La tour en question est au sommet d’une petite butte. Nous nous gardons d’approcher d’un campement qui est de l’autre coté de la route où pullulent des gobelinoïdes. Je connais cet endroit : c’est près d’ici que j’ai secouru l’elfe. Avant de pénétrer dans la tour, je confie à Raido une potion de soin en lui rappelant qu’elle m’appartient. D’un signe de tête, il me répond qu’il comprend. Bien que je me méfie de sa magie, il sait que je ne souhaite pas sa mort depuis que je l’ai secouru face au dragon qui l’aurait sûrement brisé dans ses griffes comme un fétu de paille.
Comme Darak, il me donne l’impression de se croire meilleur que ses semblables mais lui se garde de le dire. C’est un sorcier dangereux qui invoque facilement des créatures épouvantables mais reste très discret en ville. Je l’ai bien observé, il est prudent, demeure à l’affût bien qu’ayant une grande confiance en lui. J’ai rapidement trouvé son point faible : le matin qui a suivi notre départ de la ville, j’ai constaté que la perception de son environnement baissait durant la lecture de son précieux livre. J’espère ne jamais avoir à regretté d’avoir hésité à l’étrangler. Je ne suis pas un sauvage. Après tout, la maison qu’il a créée n’a dévoré personne, contrairement à ce que j’ai pensé un moment.
Nous approchons dans un silence absolu créé par Darak et son Grumbar. Qu’est-ce que cela ?! Je n’entends plus rien, je racle ma gorge mais aucun son n’en sort ! C’est ainsi que les nains vivent dans les entrailles de la terre ? Darak me regarde, je vois dans ses yeux qu’il pense que je le regarde comme un fou. Sans mes sens, je me sens en danger et je n’aime pas ça.
Nous descendons un escalier à la suite de Rashomon. Derrière un rideau guettaient l’épée levée deux guerriers. Deux autres, visiblement plus aguerris sont dans la pièce, donnent des ordres. Le combat qui s’engage dans le silence est brutal. J’abats avec vigueur les deux premiers guerriers. Les deux autres réussissent à sortir par le fond de la pièce et maintiennent fermé la porte de pierre face aux coups d’épaules de Rashomon et Harty. J’entends –enfin- à nouveau la voix de Darak. Raido invoque une créature de pierre qui rentre dans le mur comme mon épée dans le corps de mes ennemis ! Bruits de combat de l’autre coté, nous comprenons au regard du sorcier que sa création ne fera pas le poids.
Ils me regardent tous. Pas besoin de pouvoir parler à nouveau pour comprendre qu’ils attendent que j’enfonce cette porte. Moi qui voulait être entendu, me voila servi. Darak perçoit mon hésitation d’autant que je ne peux pas donner des coups d’épaules dans cette porte sans abandonner mon bouclier de fortune. Il tend sa main vers moi et je ressens de la magie. Il me donne sa parole de nain que Grumbar va me protéger. Au moins un peu. Nous rions de bon coeur. J’avise la porte tandis que Rashomon et Harty se tiennent à l’écart. Elle finit par céder.
Tout va très vite. J’ai juste le temps de voir trois sorciers et les deux guerriers. Une tempête de magie noire s’abat sur moi. La foudre et le feu jaillissent des mains des sorciers, blessant ma chair plus fort que le crachat du dragon ! Je me replie, le sang dans ma bouche me gêne pour expirer la douleur. D’un air soucieux et avant que je n’ai eu le temps de lui dire ce que je pensais de la protection de Grumbar, Darak me touche à nouveau et soigne mes blessures. Le paisible Rashomon pose ensuite ses mains sur moi. Je ne le comprends pas, il semble si paisible alors que nous risquons nos vies dans cette tour. Je n’arrive pas à savoir si il est triste ou bienheureux. A son contact, mes blessures se referment. Pas mon orgueil. Nous pénétrons dans la seconde pièce. Une fois encore, nos ennemis battent en retraite, cette fois par un escalier descendant en colimaçon. Avant cela, ils ont mis leur menace à exécution en laissant à terre le corps, ruisselant de sang, de Humayum.
Harty pleure abondamment son frère. Je ne dis rien. Je me rends compte que je ne connais aucun mot qui apaisera son chagrin. Je m’interroge sur ce que je ressens. Qu’est-ce que c’est ? De l’indifférence ? De la tristesse ?
Aurais-je du engager le combat aussitôt après avoir subi le déluge de sorcellerie qui a manqué de m’emporter à trépas ? Suis-je responsable de sa mort ? Le sommes-nous tous car dans le trouble personne n’a engagé le combat après que j’ai chèrement enfoncé la porte ?
Pendant ce temps, Raido invoque des créatures qui descendent l’escalier mais remontent, sans doute à cause d’une porte fermée.
Machinalement, je reproduis les gestes de la Tribu du Lion : je peint mes joues et mon front du sang du guerrier mort, pour qu’il me donne sa force.
Harty me regarde puis descend l’escalier, la rage au ventre, accompagné par Rashomon et Darak. Je prends l’arc d’Humayum, comme si cela pouvait me permettre d’être un aussi formidable archer.
Soudain l’escalier est envahi de tentacules noirs qui paralysent tout ceux qui s’y trouvent. J’entends des bruits étouffés de combat et les efforts vains des captifs du monstre. Je frappe dessus mais en vain. Je fronce les sourcils de voir Raido rester calme et réfléchir. Soudain, il prononce des incantations. Je vois Darak réussir à se dégager de l’étreinte mortelle de la bête. Il prononce les mêmes mots vers moi et ma légère cotte de mailles est recouverte d’une matière visqueuse. Je m’engage enfin dans l’escalier (ou Darak par la magie de son dieu libère les mouvements d’Harty) et débouche dans la salle du bas. Malgré ses blessures, Rashomon rentre aussi dans la pièce rapidement suivi par Harty. Les deux guerriers, que je reconnais comme étant un capitaine et un lieutenant, nous font face et Harty profite d’une ouverture pour attaquer les sorciers. Sur le corps de leur chef, danse une dangereuse armure de flammes qui, je le sais, frappera quiconque attaque le sorcier. A coté de moi, Rashomon a des gestes lents, il semble faible. C’est la sorcellerie de ces démons ! Je ne change rien à ce que nous avions prévu. Tuer ces soldats, les remparts entre ces sorciers et nous. Alors je fais ce je fais de mieux : taper dessus jusqu’à ce qu’ils tombent.

Le Lion rugit en moi. Je ne perçoit que faiblement la nouvelle incantation de Darak. Je vois le chef des sorciers qui n’a plus son armure de flammes brandir un objet et des colonnes de feu s’abattent sur nous. Ma vie s’échappe mais le Lion a encore des crocs. Le sang de mes ennemis terni ma vue. Le mien hurle dans mes veines, ma fureur résonne dans ma poitrine alors que j’abats avec rage mon épée sur le capitaine. Il saigne abondamment et je vois la peur dans ses yeux. Il sait que je ne m’écroulerais pas sans avoir mangé sa vie.
J’ai l’impression que Raido est apparu dans la pièce. Soudain, les sorciers et le capitaine disparaissent. Le lieutenant est seul, étonné. C’est sur lui que j’abats mon dernier coup d’épée, ouvrant son corps en deux de la base du cou jusqu’à ses viscères. Le Lion grogne. Je regarde de chaque coté à la recherche de ceux qui veulent me voir terrasser. Je reconnais difficilement Darak. Son contact soigne une partie de mes blessures. Je m’écroule, épuisé.

Raido découvre on ne sait comment une cache dans la paroi.
Rashomon est aussi blessé que moi, sa lourde armure l’a gardé en vie.
Darak dit qu’il fera quand même parler le lieutenant mort.
Harty et moi nous regardons. Nous n’avons pas sauvé son frère.
Mais nous nous sommes battu pour lui.
C’est sans doute la première fois qu’il le fait vraiment.
Ce soir, il dormira peut-être.

Une pensée sombre obscurcit mon visage. Je me relève et dit qu’il faut partir.
Oui, je connais cet endroit. C’est près d’ici que sont morts les « frères » de Maëgil.
C’est près d’ici qu’il y’a un campement.

Mon nom est Voyvodin et je ne sais rien faire d’autre que me battre.
J'ai survécu à la pendaison et a un Dragon. J'ai été roué de coups.
Je n’ai pas souvent d’autres choix que de semer la mort pour rester en vie.
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Attention OVNI - Résumé loufoque !-)

Message  Voyvodin le Lun 24 Mai - 0:01

Pour comprendre le résumé loufoque, il faut d'abord lire le résumé fait un autre joueur qui incarnait Ekmulh, barbare-voleur :

Extrait de la saga d’Ekmühl, le Roi des Voleurs, par Baudouin de Port-Ponant, chroniqueur itinérant, d’après des récits recueillis de la bouche de l’intéressé.

Où notre héros tua son premier dragon.

Après les incidents fâcheux relatés dans le dernier chapitre, notre barbare du septentrion échoua la bourse vide et sans projet dans une petite localité des steppes du Shaar. Toujours en quête d’aventure et de richesses, il entra en contact avec une compagnie franche qui faisait parler d’elle depuis quelques temps.
« J’étais dans ce bled depuis à peine quelques jours quand un gars m’a dit que des mercenaires étrangers revenaient des abords de la ville avec des récits de combats et de dragons. Je les ai rapidement repérés puis observés. C’était un groupe très étrange : Un nain, Darak quelque chose, que j’ai appris plus tard était un prêtre d’un quelconque dieu bizarre, Voyvoddin, un guerrier balaise de la région, Rashomon, un chevalier endormi et un jeune sorcier, Raïdo Maru. Ils ont même accepté un vieillard, se faisant appeler Docteur Tiberius Stibbons, dans leur compagnie ! Il s’est avéré être lui aussi un sorcier, mais tout de même. En plus, j’avais l’impression, que seul Raïdo Maru, l’autre sorcier pouvait le comprendre lorsqu’il parlait. Je me suis dit qu’il servirait de traducteur, j’étais déjà habitué aux langues et langages étranges et étrangers.
Lorsque je me suis présenté à eux, ils ont immédiatement pris ma mesure et m’ont accepté dans leur troupe, mais nous n’avons pas eu le temps de faire plus connaissance, car leur employeur, LA ( !) chef de la garde de la ville, avait besoin de nous. Pas étonnant qu’une ville dont la garde est dirigée par une femme ait besoin de faire appel à des mercenaires ! Les étrangers, surtout Voyvoddin le guerrier, semblaient ne pas l’aimer et avoir eu de mauvaises expériences avec elle.
Peu importe, elle payait très bien pour pas grand chose : 100 monnaies d’or par semaine, avec une maison et de l’équipement, sans aucune contrainte. Il a bien été question un instant de faire des trucs avec un parchemin, mais devant mon refus, cela a vite été oublié.
Les formalités expédiées, la femme nous a exposé son problème. Des rumeurs parlant d’une troupe inconnue montant le siège d’un village à deux jours au sud courraient. Nous devions aller y jeter un œil et rapporter la situation. Je réussit habilement à négocier des chevaux, te nous sommes parti dès le lendemain matin. Personne ne prit au sérieux mes remarques préconisant de ne pas s’encombrer du vieux, qui nous accompagna donc, mais le chevalier resta dans son lit.
Le guerrier et moi étant de loin les meilleurs cavaliers, nous prîment de l’avance et en avons profité pour nous mesurer. Diantre, c’était un sacré guerrier ! Il n’aurait pas démérité dans mon pays. Il était presque aussi doué que moi, le Roi des Voleurs. A leur arrivé, j’ai bien vu que les autres étaient impressionnés, surtout le nain. D’ailleurs, il demanda à examiner Tranchelard, mon épée. Quelle idée, tout le monde sait bien que cela porte malheur de prêter son arme à un inconnu ! Cela est toujours valable : dans les steppes, comme dans les bas fonds des cités. Je l’ai tout de même senti vexé, même si j’ai l’impression que c’est un état permanent chez lui.

Le soir, alors que j’avais repérer un endroit parfait pour monter le camp, le jeune sorcier utilisa son pouvoir pour faire apparaître une maison au milieu de la plaine ! Malgré mes premiers doutes, je dois avouer que c’est plutôt pratique, surtout que cet abri semble disposer de tours défensifs. Nous repartîmes après une soirée assommante animée par les discours incompréhensibles du « docteur », et une nuit sans décombres.

Dans la matinée, alors que nous arrivions en vue d’un pont, je senti mais compagnons se raidir. Ils m’expliquèrent que ce pont était normalement gardé pas des soldats, or aucun signe de vie n’était visible.

Je partis donc en éclaireur avec une légèreté et une discrétion qui laissa les autres abasourdis, mais je ne détectai rien de louche : pas âme qui vive sur ou proximité du pont. Nous avançâmes tout de même sur nos gardes, moi, n’écoutant que mon courage, ouvrant la marche.

Soudain, surgit en l’air une bête, un dragon, invisible un instant plus tôt, qui se mit à cracher toute sa bile infernale sur Voyvoddin et moi ! Sa salive nous rôtit le cuir et décharna ma monture qui s’effondra, morte. Quelle horreur. Sans même nous laisser le temps de reprendre nos esprit, la créature plongea sur moi et tenta de me faire rendre gorge à grand coups de crocs et de griffes. Le nain fut le premier à réagir et invoqua son dieu qui nous accorda la grâce de nous mouvoir plus vite, ce qui nous avantagea grandement lors du combat. Son dieu sera peut-être utile finalement, ai-je pensé.
Deux créatures supplémentaires sont alors apparues : des monstres ailés capables de projeter des nuées de dards, appelées Manticores, d’après le docteur. Hormis ce couard de Raïdo, qui disparut dès les premiers signes de danger, je trouvai que tous les membres de ma nouvelle compagnie se montrèrent à ma hauteur et combattirent bravement. Je fus même surpris par le vieux sorcier, capable de déchaîner des torrents de flammes sur nos ennemis, il ne sera pas à prendre à la légère.
Nous avions donc mis en fuite le dragon et allions nous occuper des Manticores lorsque un étrange mais fantastique archer vint nous prêter main forte. Ses traits mortels abattirent l’une des bêtes en un instant, ce qui mis l’autre en fuite. Il n’en fallut pas plus pour le nain ne s’élance à la poursuite du dragon. Petit mais teigneux, Maître Darak !
La vile créature, qui s’était de nouveau tapie, surgit et submergea le nain d’un torrent de bile. Nous l’avons de nouveau rapidement mis en fuite, et après nous avoir nargué dans notre langue, il but une potion qui le fit disparaître de notre vue, je tentai malgré tout quelques flèches au jugé, en vain. Ce fut Tibérius qui acheva le monstre d’un nouveau torrent de flammes.
Alors que Voyvoddin se précipitait pour vérifier la mort du monstre, notre mystérieux archer poussa des hurlements et décocha un tir sur notre guerrier, voilà notre « allié » se retournait contre nous ! Une de mes flèches se planta dans sa jambe immédiatement, ce qui le calma. Nous avons par la suite fait mine d’ignorer le nouveau venu, tout en le gardant à l’œil. Nous ne lui avons même pas demandé de se présenter. Le sorcier et lui semblait beaucoup tenir au corps de la bête. C’est vrai que ce dragon était étrange : il n’était pas bien grand, et tout vert. Dans mon pays, les dragons sont bien plus imposants, ont un souffle glacé et sont immaculés pour se fondre dans le paysage.

Malgré mes blessures, que le prêtre ne me proposa pas de soigner, alors que j’avais vu qu’il en avait la capacité, j’était plutôt satisfait de ma nouvelle compagnie, c’était tous des allié de valeur, hormis ce couard de Raïdo. Il n’avait pas intérêt à reparaître s’il ne voulait pas subir nos railleries celui là ! En revanche, je m’interrogeais sur la provenance et les motivations du mystérieux archer."

Le Roi des Voleurs avait encore triomphé d'un combat, qui plus est, contre le plus dangereux des adversaires, son nom et sa lame s'auréolait chaque jour un peu plus de gloire!

Deuxième version de la même histoire, que j'avoue avoir commis king

Ne me demandez pas mon nom.
Je travaille pour la garnison de Kormul, une ville plutôt active du Shaar. Ma foi, on me traite plutôt bien. J’ai grandi près d’un village plus au sud. Ah, j’étais bien là-bas, on pouvait gambader dans les plaines, cela faisait partie de l’art de vivre de ce peuple nomade. Mais bon, pas de regrets : je travaille à la ville, dans la milice en plus ! Dès infos que j’ai eu, le village d’où je viens à été pillé et toute la tribu a été massacrée. Un des meilleurs cavaliers qu’il m’est été donné de voir s’appelle Humayum, originaire comme moi de là-bas. Enfin, s’appelait. Parait qu’il est mort. Dommage. Bon, en même temps, il n’a jamais voulu galoper avec moi !
Quoi ? Chui’pas assez bien ! Brrrrlllrllllrrrrrllllll !

Non, ne me demandez pas mon nom.
Personne ne s’est donné la peine de m’en donner. Et pourtant, moi aussi je mérite que mon histoire soit connue…

La vie à la garnison est plutôt calme. La patronne est une humaine, les soldats la salue en lui disant Capitaine mais en fait ils passent le clair de leurs temps à lui admirer la croupe dès qu’elle les a croisé. Mouais. Y’a pas de quoi, elle est plutôt maigrichonne. Elle a un cheval de guerre qui a un box rien qu’à lui. Quel prétentieux, celui là ! Quand il passe devant mes potes et moi, il nous calcule pas. Môssieur la grande vedette se pavane parce qu’il a une selle à 60 pièces d’or ? Moi, la mienne, elle en vaut 10 et je prends la tête à personne. Et puis je vais te dire, la relation avec le cavalier, là d’où je viens, ça compte. Une selle de guerre, ça sert juste à ce que ton cavalier puisse dormir sans ce casser la gueule. Je le sais, je l’ai vu.
J’ai un pote d’écurie qui m’a dit qu’un jour, il a été dans une guerre où il a vu un type se prendre une charge à la lance dans le bide. Le gars aurait du tomber mais il est resté accroché à son cheval de guerre. Putain, le collègue il a morflé, y cavalait dans le champ de bataille avec le mec en armure lourde qui pendait sur le coté. Avec les gars, on est d’accord : y’a rien de pire que les sangles qui te choppent les couilles.
De temps en temps, je crois que je vais pouvoir faire une vraie sortie mais non, s’passe pas grand-chose en fait. Au moins, chuis pas tout seul. Avec les potes, on se tient au courant. Parait que y’a des aventuriers en ville qui vivent des trucs incroyables. Il sont connus depuis qu’ils ont dégagé un fortin gardé par des ogres et des hobgobelins. J’aurais bien voulu en être pour voir ça. J’ai l’air de me plaindre des humains de la ville mais eux les hobgob, c’est vraiment des enfoirés. Dans ce groupe d’aventuriers, on m’a dit que y’avait un chevalier triste. Même qu’il aurait un cheval qui serait mille fois mieux que l’autre gros cheval du capitaine. Mais je crois que c’est des conneries.
Le cheval qui nous a dit ça nous a aussi dit qu’avec le chevalier il pouvait se parler dans la tête (sans ouvrir la bouche et de super loin en plus) et qu’il pouvait le faire apparaître n’importe quand. Le cheval, il attendrait dans un champ tout vert avec plein de fleurs genre que ça s’appellerait les royaumes célestes. N’importe quoi… Y’en a qu’est-ce qu’il raconterait pas pour faire leurs intéressants ! Mais qu’est ce qu’on s’est bien marrés.

Sinon aujourd’hui, je crois que c’est mon jour de chance. Y’a un étranger du nom d’Ekhmul qui a demandé à la capitaine d’avoir des chevaux pour une expédition.
Wouhouh, à moi l’aventure ! Brrrrlllrllllrrrrrllllll !
Les gars m’ont dit de me taire, de ne pas me faire remarquer et qu’ici dans la caserne, même si c’est petit on est peinard. Tu parles, j’en peux plus, j’étouffe ici. Ca y’est, j’ai été choisi. Seront pas déçu, les héros : je suis p’tet pas épais, mais je suis rapide dans mon genre.
Là où je me suis posé des questions, c’est quand j’ai vu la bande. Certains ont déjà des chevaux.
Salut, les gars, ça gaze ? Moi, c’est… non, cherchez pas.
J’ai vite déchanté, je me suis retrouvé avec un homme taillé comme un ogre. Tout pareil, le gras en moins. Il doit faire… quoi, près de 100 kilos ? Sans compter l’armure, le sac et les armes ! Aaaah ramenez-moi !
Je crois que je n’ai jamais été aussi mal traité. Quel rustre ! Déjà que je peine à avancer sous son poids, il aurait au moins pu me faire une caresse, bonjour c’est pas pour les chiens.

Je mets pas longtemps à comprendre pourquoi les autres chevaux font la gueule. J’essaye de trouver du réconfort mais en vain. Y’en a un qu’à un vieux sur le dos. C’est les pires, ils font n’importe quoi, avec la bride, ils te disent à gauche alors qu’il veulent aller à droite. En plus, ils leur faut toujours 2 heures pour monter sur ton dos. Celui-là est gratiné, il arrête pas de causer de truc que les autres humains comprennent pas, alors nous...
Y’a un des chevaux, il a pas l’air bien. Les autres m’expliquent qu’en fait le gars qu’est dessus passent son temps à faire apparaître des monstres sanguinaires. Meme que le dernier qu’est apparu a essayé de le bouffer. Tu m’étonnes, ça laisse des traces. En plus pour lui, c’est là totale : y’a un petit ogre en armure dessus qui lui bousille l'encolure.
Sinon, le dernier est le plus chanceux : son cavalier à l’air normal. En plus, il lui faire quelques galops sur la route, la veine.
Sur le chemin, ils se disent qu'ils vont toucher 100 pièces d'or. Au prix du cheval lourd, j'en ai pour 4 semaines à me fader l'autre sur mon dos. Je vais jamais tenir.

En fin de journée, on s’arrête à l’écart de la route. On va s’arrêter, génial. Je connais ce moment, ils font un feu de camp et racontent leurs aventures.
D’habitude, oui. Mais pas ce soir.
Le sorcier se met à dire des trucs dans une langue tordue en gesticulant et en balançant de la flotte et du sable dans les airs. J’ai cru que son cheval allait se faire dessus. Et là, y’a une maison qu’est apparue. Fiuuu ! Merde, je vais passer pour un con si je raconte ça aux potes. La maison est petite, on va pas tous rentrer dedans. A moins que l’autre descende du Royaume Céleste et nous emmène…
A défaut d’entendre le récit de leurs aventures (vu qu’y nous ont laissé dehors), je fais connaissance avec les gars. Le flippé s’endort tout de suite. Tu le dis si je t’emmerde. Les autres me disent de pas le faire chier, il a eu une journée difficile : le petit ogre à pattes courtes a passé la journée à le menacer des pires souffrances si jamais il tombait et à insulter les chevaux qui seraient la pire création des dieux de la surface. Le pauvre, je compatis…
J’étais un peu stressé la nuit, au début, ils n’ont pas arrêté de sortir et de rentrer, j’ai cru qu’on allait repartir aussitôt.

Au matin, l’humain que je trimballe à l’air de meilleur humeur mais toujours pas plus sympa avec moi. Connard.
Un peu plus tard, on est arrivé près d’un pont. Là, on s’est tous arrêté sauf l’humain à qui je devais de ne pas être resté dans ma garnison. Montes sur mon dos, tu vas voir, tu vas vite finir par terre. Celui-là revient et dis que y’a personne devant.
Mon gros lourdaud prend enfin une bonne décision : il continue à pied. D’ailleurs, ils font tous ça sauf l’éclaireur.
Est-ce qu’il a besoin de me tirer par la bride comme ça, je suis pas une vache ? Ce que je n’ai pas compris, c’est pourquoi il m’a dit qu’à défaut d’une porte, je devrais faire l’affaire. En plus d’être rustre, il dit n’importe quoi comme l’autre vieux.
Après, mes vœux d’aventures ont été exaucés. Quand on s’est approché de la tour, y’a un très gros poulet vert avec des ailes de chauve-souris qui s’est pointé en face de nous. En fait, il est pas en train de sourire, je crois que y’a un problème.

Argh…

« Engagez-vous, qu’y disait. »
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Voyvodin quitte un temps le groupe

Message  Voyvodin le Lun 24 Mai - 0:27

Récit de Voyvodin :

Mmppffff ! Ca soulage.
Après lui avoir proprement tranché le cou, je soulève devant mon visage la tête verdâtre de la Bête. « Tu as cru pouvoir manger ma vie ? » songe-je en le dévisageant.

Nous venons de tuer le Dragon, ce même Dragon qui a bien failli nous tuer sur ce même pont.

A coté de moi, j’entends le vieux fou énumérer toute la richesse scientifique que représente le cadavre du monstre : écailles, sang, griffes et j’en passe. J’entends des protestations quand je mets la tête du Dragon dans mon sac mais ils comprennent à mon regard que je ne céderais pas. En dehors de Raido, je suis le seul à combattre ce monstre depuis longtemps, mon duel a commencé bien avant aujourd’hui. J’entends l’un d’eux dire que nous partagerons tout cela en ville… Bah, dites ce que vous voulez. Oui, on l’a tué ensemble mais la tête, je la garde.

L’archer chasseur s’éloigne après avoir dépecé une partie du monstre. Je suis trop satisfait de voir enfin ce dragon mort pour lui expliquer à ma manière que je n’accepte pas d’être tirer comme un lapin, même avec des flèches aux bouts arrondis ! Il faudra que je trouve une idée pour me protéger des archers mais je ne vois pas quoi si ce n’est faire comme d’habitude, leur bondir dessus et les terrasser pendant qu’ils sont désarmés : hache contre arc, hahaha !
L’archer me propose de me joindre à lui pour « chasser » d’autres dragons. Je ne le connais pas, veut-il m’utiliser lui aussi? Il prend mon silence pour un refus et poursuit son chemin.

Plus tard, Raido nous rejoint. J’ignore si il savait que le dragon serait à nouveau au pont. Je fais dans la nuit un rêve sinistre : Kormul est détruite par des géants et des dragons, cette armée monstrueuse avance vers nous. La retraite nous est coupée par un autre dragon, gigantesque et noir comme la nuit. Il s’approche du pont et nous crache son souffle. Tout notre groupe est dissous comme neige au soleil. Raido et moi arrivons encore à faire quelques pas. Je veux m’élancer et brandir mon épée mais j’en suis incapable. Mes forces m’abandonnent. Je tombe au sol. Incrédule, je vois ma main devenir poussière. Je jette un dernier regard furieux vers le dragon. Encore un dragon. Je meurs sans avoir pu me battre. Et me réveille en sursaut. Je ne suis pas très superstitieux mais nous avons TOUS fait le même rêve mais nous ne sommes tous choqués pour les mêmes raisons. Je ne crains pas de mourir, je crains de mourir sans pouvoir défendre chèrement ma vie. Je ne peux l’accepter.

Un peu plus tard, arrive sur le pont un homme à cheval du nom de Brunehild. Il porte une lance et une armure lourde avec des écailles de dragon. Il les connaît assurément bien ! Ce voyageur nous en dit plus sur les mouvements de l’armée que nous devons surveiller pour le compte de Kormul. Il est motivé par la recherche de survivants dans le village où nous devons aller. Nous décidons de faire le chemin ensemble.

Je ne prends pas mon dernier rêve à la légère. Ce guerrier va m’apprendre ce que je dois encore savoir sur les dragons pour les combattre en homme debout. Il a un fort accent et parle lentement. Je vais en avoir pour un moment à lui faire dire ce qu’il sait…

Nous prenons la route en laissant derrière nous Darak et Ekmulh qui vont garder quelques temps le pont. Le premier voit d’un mauvais œil la nonchalance du second. Nous partons et je refuse de parier avec Raido si ils vont se battre ou non pendant notre absence. Chacun ses problèmes et chacun pour soi, c’est ainsi depuis le début de ce groupe de fortune que nous sommes devenus. Mais à défaut d’Humayum et de Maëgil à mes cotés, je peux toujours compter sur mon épée et mes jambes.

Nous décidons de « nettoyer » le château qui est près de la tour des sorciers bien que je ne voulais pas y aller. J’accepte finalement car Brunehild ne m’a encore tout dit. Pas que je craigne qu’il puisse périr stupidement face à des gobelins mais je ne veux pas prendre de risques. Tibérius l’érudit semble demander notre avis sur quelle magie employer pour espionner le château. A défaut de comprendre de quoi il parle, je peux toujours compter sur ma discrétion et mes yeux.

Après plusieurs minutes d’observation, je rejoins Raido, Tibérius et Brunehild. Celui-ci en a dans le ventre, il me dit qu’il ne laisse personne se battre devant lui. Pas besoin qu’il me le montre pour le croire : nettoyer le château va être facile.
Nous avançons à l’intérieur quand une fois encore, des ennemis sortent de toutes part : hobgobelins en armures, gobelins montés sur des loups, la manticore qui avait fuit à notre dernier affrontement et un sorcier hobgobelin (personnage important : Wyrmlord Koth) qui est sur le toit plat d’un bâtiment à l’intérieur de la cour.

Y’a t’il un traître parmi nous qui prévient toujours nos ennemis ?
Dans le tumulte le plus complet, Raido a un mauvais sourire et invoque un immense loup sanguinaire à la tête bardé d’épines mais aussi une chauve-souris géante contre la manticore. Brunehild manœuvre pour pouvoir utiliser sa lance contre les hobgobelins. Le sorcier en hauteur et Tibérius ont mailles à partir ensemble. L’érudit devient soudainement aveugle mais réussit à se mouvoir grâce à sa magie. Saletés de sorciers, saleté de monstres qui disparaissent ! C’est contre vos traîtrises que je me suis entraîné à me battre ces derniers temps avec un bandeau sur les yeux. Après avoir vaincu quelques hobgobelins, je me hisse sur le toit où se trouve le sorcier. Celui-ci est aux prises avec le même ver gigantesque que Raido avait appelé pour combattre le dragon. Je le saisi quand il se rend. J’entends Raido clamer qu’il ne doit pas être tué. Je me retiens de ne pas briser contre mon torse ce corps malingre et le laisser choir au sol comme un serpent sans vie. Son regard est comme une insulte, comme si je devais obéir. Mon front heurte son nez. Alors il use de sa magie noire malgré le sang sur sa bouche et ma force s’en ressent. Je ne le lâche pas pour autant. Le Lion rugit. Mes crocs se referment sur sa joue dont j’arrache un morceau. Il a peur, plus encore quand je le soulève et menace de le lancer dans la cour comme le porc qu’il est. Brunehild est monté également. Je lâche le sorcier et assure qu’il parlera.
Nos fouilles et la magie de Raido nous permettent de trouver dans le château une trappe recelant le trésor de l’ancien maître des lieux. Il y’a entre autres un bâton, une épée bâtarde, une cotte de mailles, des documents de propriétés du château et un trésor considérable de pièces d’argent, d’or et de platine ! L’hobgobelin obtient la liberté contre les renseignements qu’il livre à Raido et Tibérius. Mes compagnons sont surpris que je donne moi aussi ma parole de ne pas le tuer. Je ne vois plus en lui qu’un couard et je ne m’inquiètes pas : les lâches meurent souvent très vite sans personne pour les regretter.

Nous revenons déposer notre butin au pont et aussi parce que seul Darak peut rendre la vue au vieux mage. Je lance l’épée bâtarde à Ekmulh. Une fois de plus, Raido fait des comptes. Puis on me soustrait de ma part beaucoup d’or pour payer les pierres précieuses que Tibérius sort de ses poches pour les réduire en poussière après afin de faire encore de la magie. Qu’est-ce que ça veut dire ?! Raido me rend une pièce de platine. Je le remercie sans vraiment comprendre pourquoi je le fais. Plus tard, alors que nous reprenons la route, je revois la scène et je me demande par quel sortilège il arrive à convaincre ceux qui l’entourent, y compris moi… Y compris les monstres qu’il fait apparaître.
Plus j’y réfléchis, plus ma décision de les quitter prend de l’ampleur. Mais j’ai encore quelques questions à poser à Brunehild…

Nous rencontrons sur la route l’homme des bois. Celui-ci a aussi des informations sur les mouvements armés. Il nous amène à travers les arbres jusqu’à un campement de réfugiés dont il a la garde. Brunehild semble compatir à leur détresse. Je le laisse tranquille avec mes questions qui ne sont plus que des répétitions de ce que j’ai déjà oublié. Un hobbit bavard qui voit en nous des héros a préparé un repas à l’odeur alléchante. Je mange rapidement, j’informe l’homme des bois de la proximité du sorcier hobgobelin fuyard qu’il se fera un plaisir de pourchasser puis je profite de la conversation pour sortir traîner un peu dans le campement au milieu des gens.
Des enfants chahutent. A l’écart, l’un d’eux pleure. Je le soulève, lui montre mon poing fermé et lui dit d’aller cogner celui qui lui a fait mal. Quand il hésite, je lui dis de mettre une jupe si il veut continuer à pleurer. Vexé, il s’avance vers la bande…
Je prends mon cheval par la bride et rebrousse chemin à travers bois vers la route. Je peste contre cette forêt si dense qui me fait douter plusieurs fois. J’entends un bruit derrière moi, me retourne prestement mais il n’y a rien. Reprenant mon chemin, je vois que je n’ai pas rêvé : le petit cuisinier se tient devant moi...

« - Dites, monsieur le héros, vous allez combattre les forces du mal tout seul ? Non, je dis ça parce que ça serait mieux d’attendre vos amis ! En plus, vous avez pas de cape ^^
- Je m’en vais. Dis-moi plutôt où est la route.
- Oh non ! Faut pas faire ça.
- C’est toi qui va m’en empêcher ?
- euh… non-non. C’est juste… qu’ils vont être déçus !
- t’as qu’à rien leur dire ! »
Je ne sais pas pourquoi la face de ce hobbit s’est illuminée comme si il venait de connaître pour la première fois le plaisir de la chair d’une femme… Il me répond en chantant qu’il n’y avait aucun problème, qu’il s’occuperait de tout et mes amis n’en sauront rien. J’ai du supporter ses bavardages jusqu’à ce qu’il me ramène à la route. Pour un peu, le taciturne Darak me manquerait.

Je galope vers la ville ou j’ai des choses à dire à la capitaine, tête de dragon à l’appui et peut-être aussi à Joanna si je la trouve… En chemin, je m’arrête au pont et demande à récupérer la cotte de mailles. Je ne traîne pas et ne répond pas vraiment aux questions d’Ekmulh et du nain. Alors que je m’éloigne, Darak me dit : « Sois prudent ! »
Je leur réponds :« Vous aussi ! Et que Grumbar te protège, ha ha ha ! »

Nous nous reverrons, je le sais…

En fait, oui et non... Prochain résumé... les derniers événements vécus jusqu'à rencontrer Shaka, Hector & Co...
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Et enfin... d'Automne 1384 à Avril 1385...

Message  Voyvodin le Mer 26 Mai - 22:19

(Finalement, en moins d'un an, il peut se passer beaucoup, beaucoup de choses...)

Kormul est désormais loin derrière moi. Pour autant, je ne suis pas près d’oublier les évènements de l’automne 1384. C’est à cette époque que j’ai combattu pour la première fois un dragon (qui n’était qu’un pion parmi tant d’autres dans l’armée Rouge du Sinistre, regorgeant d’hobgobelins sorciers, cultistes, de géants et autres monstres épouvantables). Il avait fallu plusieurs jours pour le vaincre. Dans la nuit qui s’ensuivit, je fis un cauchemar saisissant où un immense Dragon de Ténèbres me réduisait en poussière.
Je ne m’intéresse pas aux Dieux tout comme ils ne s’intéressent pas à moi.
Mais cela ne m’empêche pas de respecter les visions des shamans et c’est certainement que je venais de vivre. Depuis ce jour, et afin d’être prêt à manger la vie du Grand Ver le moment venu, j’ai accumulé des savoirs sur ces créatures vieilles comme le Vaste Monde. Brunehild, guerrier à la lance, fils d’une dragonne (!), m’apprit de nombreuses choses jusqu’à ce qu’il comprennent que je refusait de croire en l’existence de Dragons bons !
Pendant que mes anciens compagnons retardait la progression de l’Armée mais surtout recherchait le véritable but de ces mouvements, à savoir rappeler Tiamat, je récupérais à Kormul mon épée incassable forgée grâce au livre de l’ancien Roi-Nain. Comme quoi, les livres peuvent parfois être utiles !

Lors de la grande bataille de Rethmar, j’ai combattu des dragons dont un rouge de taille immense, des géants et des goblinoïdes aux pouvoirs redoutables. Malgré des pertes nombreuses et une région dévastée, je garde en mémoire le souvenir de la tête du Général Hravek Karn roulant au sol sous les regards médusés de nos ennemis.
Mais le recul de l’armée de Tiamat ne pouvait suffire, alors nous partirent vers les Montagnes Wyrmbones où nous combattîmes des Diables, un Dragon Bleu, des Non-Vivants, des Razorfiends. Nous avons fini par vaincre le grand prêtre Azarr Kull et une manifestation de Tiamat en personne, sous la forme d’un Dragon à 5 têtes.

Ces dangers ne m’ont pas vaincu et je suis devenu plus fort. Si ce rêve était destiné à me faire peur, alors les dragons ont commis une erreur car il a eu l’effet contraire !

Une fois la guerre finie, je ressenti un grand vide. Alors que d’autres pleuraient les morts, où se glorifiait de la victoire à l’idée d’obtenir un titre à Kormul, je traversais couvert de sang le champ de bataille, ignorant les clameurs et les mains tendues vers moi.
Alors, l’homme des bois que j’avais vu auparavant et qui avait pris part au combat me dit :
« Ne pars pas, guerrier. Tu es le bienvenu dans ma communauté. Tu ne seras pas dérangé et libre de partir quand tu le souhaites ».
J’ai passé plusieurs semaines avec Joor Natterson, du cercle de Druides et de Rangers protecteur de la Ceinture de Kormul. Il m’apprit qu’ils faisaient partie de l’Enclave d’Emeraude, cercle dédié à la protection de la région et chaînon essentiel depuis des siècles contre de nombreux ennemis dont Ashardalon, des Diables et des Démons.

Il me fit rencontrer des druides qui connaissait bien l’anatomie des Dragons. Il m’apprit à suivre les traces d’une piste, à me fondre dans la forêt, à connaître les gestes apaisants envers les animaux. Mais je ne trouvais rien qui puisse apaiser le feu qui sommeille en moi.
Sans que j’eus besoin de le dire et bien que je la respecte, Joor compris que je n’embrasserais pas leur mode de vie : le matin de mon départ, je trouvais avant l’aube mon cheval sellé, des rations ainsi qu’un arc long de maître. C’est sans doute à mon silence durant le dîner la veille que Joor avait compris que je ne resterais pas. Alors que je m’éloignais, j’entendis sa voix dans les branchages : « Taches de ne pas casser les cordes, guerrier : on s’est mis à quatre pour galber ton arc ! » puis son rire disparaître dans la forêt.

Avant d’atteindre la lisière, je fus surpris par le feulement d’une panthère. Hésitant entre mon épée et cet arc, je choisis finalement d’essayer de calmer le félin qui avait une position avantageuse pour me bondir dessus. Sorcellerie ! Je suis incapable de bouger tandis que le fauve se transforme en une sublime humaine à la peau d’ébène qui me tint des paroles énigmatiques qui résonne encore :

« Tu as fait le bon choix…
Tu n’as pas encore trouvé ce que tu cherches car tu ne sais pas ce que tu cherches.
Le Lion gouverne ton âme : deviens-en le maître comme tu viens de le faire plutôt que de laisser le sang que tu verse et ton propre sang écrire ton histoire.
Alors seulement, tu trouveras ta place ».

Alors que je recouvrais mes moyens, je lui demandai :
« Qu’est-ce que ça veut dire ? Quel choix ? »
Elle me répondit d’une voix atone :
« Le choix de ne pas me combattre au risque de ta vie. Je suis Genova Kojar, le chef de l’Enclave. C’est moi qui ai décidé que tu sois invité parmi nous bien que je savais que tu partirais car le Lion ne vit pas dans la forêt.
- Alors pourquoi m’avoir fais venir ?
- Pour t’observer. Tu peux demain représenter un danger. La région a traversé des heures sombres et l’équilibre n’est rétabli que pour une courte durée. Je peux lire ce que tu es, ce que tu peux être mais pas ce que tu seras : créateur ou destructeur. Le monde est en train de changer et tu fais partie du changement.
- … Je ne sais pas de quoi tu parles ! M’observer ? Etais-ce un piège ?
- …
- Et Joor, m’as-t’il menti ?
- Non.
- …
- Il t’a changé."

S’apprêtant à partir, elle me dit que je serais le bienvenu si je revenais à l’enclave.
Je lui grogne « Attends ! » mais aucun autre son ne sort de ma bouche.
Je reste un moment interloqué, à observer cette femme aux yeux d’acier qui respire le danger.
Un flot d’émotions contraires m’envahit. Je suis en colère contre elle et ses énigmes. Sa présence est comme un défi à ma force, j’ai envie de la frapper tout comme je désire sa chair.
J’ignore si elle le sent, mais elle reprend forme animale, entreprend quelques déplacements dans un sens et dans l’autre –si bien que je ne sais plus si je suis chasseur ou proie- pour enfin disparaître sans prévenir dans la forêt.

Calmant le frisson jubilatoire dû à cette rencontre, mélange d’excitation et de danger permanent, je me promets de réclamer un bain à la prochaine auberge. Un bain et une belle jeune femme pour me le donner.

Plus tard, en 1385…

Rencontrant dans un village éloigné un ranger de la Ceinture de l’Anneau, j’appris de lui que de nombreux événements ont eu lieu après mon départ.
Ashardalon, dont Dydd Kojar, l’ancêtre de Genova avait fait sauter le cœur, n’étais pas mort. L’Enclave a donc remonté les traces du Dragon au fil du temps et notamment celles de son premier lieutenant, Gulthias. Au début de cette année, elle partit à sa poursuite… Après un lourd silence, le ranger m’apprend, des sanglots dans la voix, que Genova est morte.
Sa disparition pourrait marquer la fin pure et simple de l’Enclave. Il existerait une faction dans le Nord des royaumes dans la Haute Forêt ainsi que l’existence d’un frère jumeau à Génova…

D’autres évènements secouèrent la région.

Retrouvant quelques uns de mes compagnons et en rencontrant d’autres, nous interceptâmes une missive des Yuan-Tis, les hommes-serpents très présents dans les royaumes du Sud, demandant des esclaves en renfort de ceux qu’ils ont déjà. Le nombre très important de captifs servait aux fouilles d’une montagne.
Nous sommes arrivés trop tard, rencontrant une forte opposition dont Kharantes, un Yuan-Ti Fiélon et avons appris que celui travaillait pour Seghulerak, lieutenant de Sertrous, une sorte de Demi-Dieu (uh ! d’après leurs dires) qu’ils avaient réveillé dans la colline et que leur but était d’anéantir le peuple reptilien Sarrukh, à l’origine de la création des Yuan-Ti !

Egalement, nous fûmes confrontés, au travers du Professeur Stibbons – peste soit de ce vieux fou bavard -, à une secte de la Déesse des Ombres Shaar. Ceux-ci tentaient de mettre en place des zones de magie morte dans la région, profitant du passé de l’endroit, haut lieu de pratiques magiques et d’invocations. Ah ! Il faudrait bien faire cesser la magie partout, alors plus rien ne pourrait s’opposer à moi sans artifices !
Préférant malgré tout le danger à l’ennui, j’ai même participé à une incursion dans le plan des Ombres pour secourir Tunaster Dranic, un prêtre de Mystra.
Encore un qui m’a tenu des paroles incompréhensibles... Je n’ai que faire de sa déesse ! Il me dit que pendant que lui me regarde, Elle… me voit.
Bah ! Tout les prêtres et les sorciers perdent la raison au fur et à mesure qu’ils accroissent leurs sorcelleries.
Toujours est-il que parce que cet homme me soigne de blessures profondes, j’accepte de passer encore quelques jours avec lui, pensant qu’il voulait que le protège. Mais j’ignorais que Stibbons allait s’inviter. Dans ce cas, ils n’auraient qu’à parler ensemble et me laisser en paix !

Le 25 Tarsakh (Avril), alors que nous sommes le long de la cote près d’Ormpur, j’ai vu le ciel se déchirer ! D’après les divinations de Dranic et Stibbons, de l’autre coté de l’océan, dans les Jungles du Sud, un volcan se serait réveillé.
Alors le ciel est couvert de couleurs éblouissantes. Le soleil brûle mes yeux et j’entrevois Stibbons et Dranic qui s’effondrent. Ma tête va exploser. Chancelant, je refuse de tomber. Je parcoure encore quelque mètres avant de poser un genou à terre. Je serre le poing en vain. Alors que je sens le sable sous moi, j’ai la vision d’un aigle qui pique vers moi.

Viens ! …C’est moi que… que tu veux ? Viens !

Rhaaaaaaaaaaah !!!
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Quelque part, dans un endroit hors du temps, hors du monde..

Message  Voyvodin le Sam 2 Oct - 15:42

...

Je recrache le sable que j’ai dans la bouche. Mon corps est lourd. Je fais le mort un instant, m’avisant d’une quelconque menace près de moi, puis me relève lentement.
Stibbons et Dranic ne sont plus là. Nos montures non plus. Je suis toujours sur la plage mais sans comprendre pourquoi j’ai la conviction que quelque chose à changé. Il y’a un groupe d’hommes plus loin ainsi qu’un homme de l’autre coté en train de fouiller dans le sable. Surement rien à obtenir de celui-là.
J’ai bien mes armes et le Lion est sur mes épaules.
Je veux des réponses. Ils vont me les donner !

Ils sont cinq. Un elfe et quatre humains. En fait, c’est eux qui m’interrogent. Pendant qu’un des humains m’abreuvent de paroles, je prends la mesure des autres qui se présentent également.
Je retiens que l’Elfe s’appelle Wyrven bien que son nom soit plus long. Il me fait penser à Maëgil, mais en plus calme et certainement plus redoutable au regard de son armure parfaitement adaptée qu’il porte sans souffrir de la chaleur du soleil, des blasons compliqués qu’il arbore et de ses armes finement ouvragées.
Un des hommes s’appellent Caïus, il dit être prêtre de Waukeen. Connais pas. Il semble réfléchir, perplexe, et regarde autour de nous.
Un autre à la voix fluette se présente comme étant Frère Lancercan. Frère duquel d’entre eux? De Caïus, peut-être. Bizarre, ils ne se ressemblent pourtant pas. Lancercan s’éloigne chercher l’homme qui cherche dans le sable.
L’humain grand et maigre qui me parle s’appelle Chaka, bavard comme Stibbons mais charmeur comme Raido l’invocateur. Quand il s’adresse à moi, il change de ton et de rythme, hache ses mots et me sert des « Bienvenue, Barbare ». Me prend-il pour une pierre ? Je me surprends à sourire à ses mots accueillants quand je me rends compte que le dernier, nommé Hector, a encoché une flèche à son arc long qu’il tient baissé. Pour un peu, je n’aurais rien remarqué mais c’est bien moi qui suis dans la ligne de mire.
Me tirer une flèche d’aussi près ? En un pas, je peux être sur lui et quel que soit le bois mystérieux dont est fait son arme, rien ne peut résister au tranchant de mon épée ! Crois t’il me faire peur ? Je n’ai pas à répondre à leurs questions ! Je lui dis qu’à moins de vouloir me tirer dessus, il devrait ranger son arme.
C’est finalement Chaka qui empêche un combat rangé dont j’ignore si je serais vainqueur (en comptant l’elfe et les autres dont j’ignore les talents) en m’apprenant que eux aussi viennent de se réveiller sur cette plage. J’accepte de leur dire qui je suis et leur livre un peu d’où je viens.
Lancercan revient avec Marty, accueillis de la même manière mais qui comme moi, ne donnes aucun signe de crainte envers Hector. A moins qu’il ne fasse semblant.

Nous entendons faiblement une voix.
De l’autre coté de la dune, il y’a une maison entièrement faite de verre ! Celle-ci est prise d’assaut par une demi-douzaine de créatures cauchemardesques. La voix vient de la maison et promet aux monstres de triompher d’eux.
« Nous » décidons de les déloger. Pour ma part, il me démange d’abattre mon épée sur ces aberrations, sans doute pour m’apaiser parce que je n’accepte pas d’être menacé.
L’elfe est aussi un sorcier car il incante sur moi une magie défensive. Chaka annoncent vouloir faire un sortilège pour nous rendre plus rapide. Il est perturbé et découvre avec Caïus que nous sommes dans un autre plan et préviens que sa magie peut être capricieuse !
Je ne leur dis rien de mon passage dans le plan des Ombres car je n’entends rien à tous ces endroits où nous sommes à la fois présent et absent.
Wyvern me sourit. Il sait que je sais faire ce qu’il faut avec des horreurs de cet acabit. Je descends la dune, me dégourdissant les épaules en effectuant des moulinets avec mon épée. C’est un langage qui m’est familier. De plus, je vois à la rapidité de mon pas que la magie de Chaka opère.
J’engage les hostilités contre les créatures dont la moitié attaque depuis les airs. Abattant avec force mon épée sur un des monstres d’un coup qui aurait fendu un cheval en deux, j’entends l’elfe qui vient de rejoindre le combat frapper son épée longue contre son armure du signe d’approbation connu des guerriers me dire que cela faisait longtemps qu’il attendait un guerrier comme moi. Ses mouvements sont rapides et précis et la magie qu’il utilise ne cesse de le faire disparaître et réapparaitre pour porter de nombreuses attaques.
Par je ne sais quel magie, je vois Lancercan dévalé la dune à une vitesse vertigineuse puis rentrer dans le combat à mains nues. Ses mouvements sont trop rapides pour être compté ! Comment quelqu’un qui parle aussi lentement peut-il se mouvoir aussi vite ?!
Je vois que les autres sont soit restés en haut de la dune ou en descendent à pas feutré sur les cotés.
J’ignore facilement la morsure du grand ver face à moi car même si la créature passe ma garde, elle doit encore traverser ma cotte de mailles et le cuir épais dont je suis fait pour blesser ma chair. Par contre, un des créatures volantes me darde un rayon qui vole mon énergie. Je jette un regard mauvais à la créature. Ayant compris les déplacements de mon adversaire au sol, je peux maintenant la terrasser d’une série de coups. Me rapprochant de l’autre monstre essayant d’atteindre Wyrven, je lui fais remarquer que cela sent l’urine. Il me regarde interloqué alors je lui désigne la dune. Continuant d’ignorer aisément les attaques du monstre, il me répond d’être patient et que ses amis feront ce qu’ils ont à faire.
Effectivement, peu de temps après, Hector crible de flèches les aberrations, Chaka et Caïus incantent, des éclairs partent de je ne sais où.
Les créatures volantes continuent de dissiper mon énergie. En vain, j’hurle à Lancercan et Wyvern de me laisser le dernier monstre au sol. Sans doute perturbé par les mouvements de Lancercan, je lâche mon épée derrière moi. Bah ! Je prend mon poignard et transperce plusieurs fois la bête, le combat rapproché ne me faisant pas peur.
J’entends Chaka pester contre les courants mystiques et incanter avec vigueur. A l’issue, un nuage de poussières scintillantes tombe sur nous. Bien que je connaisse cette magie, le Lion est aveuglé.
Eh ! Je recule pour me plaquer à la maison de verre et tambourine contre la paroi. Un dernier rayon de mort m’a encore volé un peu de vie. Je retrouve à tâtons mon épée. J’entends Caïus me dirent de ne pas bouger pour m’aider puis incanter et me toucher. Je me sens bien effectivement, mon souffle de vie cesse de me quitter. Puis j’entends d’autres crépitements d’éclair et les cordes des arcs claquer.
Le tumulte réduit et le temps que la vue me revienne, j’agrippe le poignet de Caïus pour me déplacer.
Chaka s’excuse avec sincérité des troubles magiques et je le vois me regarder avec inquiétude. Bah…
Pendant ce temps, Hector continue d’être en conflit avec Marty qui est partisan d’accepter l’hospitalité de cette maison. Ah, il n’y a pas de règles et de loi de groupe : je partage avec Marty qui est certainement une crapule une des bouteilles de vins que je garde dans mon sac.

Les occupants de la maison ne nous apprennent… du moins, je ne comprends pas grand chose à notre situation. Nous sommes bien dans un autre plan, du nom de Sildeyuir où vivent des elfes et des demi-elfes.
Du peu que nous savons, nous nous mettons en recherche de cercle de pierres qui sont des moyens de déplacement.
Le reste ne me semble être qu’un mauvais rêve. Après avoir trouvé un premier cercle et déchiffrer une phrase vide de sens, nous dormons sur place et… nous nous réveillons le matin sur la plage, au même endroit et dans la même position ! Je vois Marty trouver très rapidement sa dague et je rejoins les autres. C’est une nouvelle journée et ce n’en est pas une. Nous reparlons à nouveau avec les occupants de la maison. Il nous faudra revivre plusieurs fois la même journée pour trouver tout les cercles et réunir dans l’ordre les phrases mystérieuses. Je ne suis d’aucune aide bien que je demande à Chaka de me relire les phrases. Répétant autant que possible les phrases en en ayant retenu le premier mot, l’elfe s’exclame « Le barbare a raison ! » puis se met à lire de haut en bas. Une fois déchiffrée, nous plaçons les pierres représentants les différents éléments aux bons endroits.
Le cercle s’efface devant nous. Je comprends que c’est nous qui disparaissent de cet endroit.

Nous nous retrouvons dans une forêt, sur un chemin. Un peu plus loin, des archers demi-elfes nous somment de nous arrêter et de ne pas bouger sinon ils nous abattent.
M’abattre ? J’explique à celui qui semble le chef que s’il pointe une flèche sur moi, il doit être prêt à la tirer. Brandissant mon arme, je lui dit qu’il n’a droit qu’à une seule chance, que s’il ne me tue pas en une flèche, c’est son corps que je couperais en deux avec mon épée capable de trancher la pierre. C’est Lacercan qui cette fois évite le bain de sang en calmant un peu la tension avec ses mots lents. Nous apprenons que nous sommes dans la forêt de Yuir au pays d’Aglarond. Le chef de la patrouille, qui je le vois à compris que je n’acceptais d’être menacé, décide de nous emmener à leur mentor, une demi-elfe du nom de Dervila Greenbow. Je ne connais que peu de mots elfiques mais je vois aux attitudes du respect pour le rang de Wyrven. Chaka et Caïus me font remarquer qu’il est rare qu’elfes et demi-elfes partagent le même territoire. Ils me disent aussi que nous sommes très loin de Kormul et de ma région d’origine. Je les entends s’inquiéter de l’écoulement du temps passé. Ne comprenant pas, cela ne m’intéresse pas. J’entends aussi que c’est Mystra qui nous a fait passer cette épreuve sur un autre plan. Pourquoi moi ?
Je me rappelle les mots de Génova : « Créateur ou destructeur… Tu fais partie du changement… ». Cette communauté fait peut-être partie de l’Enclave d’Emeraude ? Serais-ce dans cette région que vit le frère jumeau de Genova ? Je poserais mes questions demain.

Dervila demanda à me parler en privé. Mon nom lui était familier et elle avait remarqué des signes distinctifs usés sur l’étoffe de tissu dans lequel j’ai été trouvé peu après ma naissance par les nomades de la Tribu du Lion. Elle, et les anciens sages savent des choses sur l’origine de ce signe. Elle m’invite à rester pour comprendre et m’apprend des choses que je n’ai d’abord pas envie de savoir.
Mais… je dois savoir.

Savoir qui je suis pour peut-être savoir qui je veux être.
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Voyvodin, roi d'Aglarond ?

Message  Voyvodin le Sam 2 Oct - 15:57

- Les aventuriers sont invités par la Reine-Sorcière d'Aglarond. La Simbule se meurt. Avant cela, elle informe les héros que Mystra les a élut comme nouveau Choisis de Mystra, porteur de son essence et du Feu d'Argent. Egalement, elle souhaite que quelqu'un la remplace comme roi. A la suggestion de Caïus, Voyvodin semble le plus adapté dans cette étrange tâche...
S'ensuivra de nombreux débats et de longues conjectures. Durant l'une d'elle, Voyvodin sort de son silence :


"Ecoutez moi car j'ai des choses à vous dire...
Savez-vous pourquoi j'ai accepté la charge de devenir roi d'Aglarond?
Je ne sais pas pourquoi Mystra m'a choisi pas plus que je ne comprend pourquoi elle nous a réunit. Mais j'ai décidé de l'accepter : il y'a trop de signes que je ne peux ignorer et j'ai vu des gens.. des gens très bien... meilleurs que moi, se sacrifier pour protéger les autres.
Je n'ai jamais pleuré aucun frère mort, souffert d'aucune terre dévastée, ni regretté quoi que soit. Je ne me suis jamais occupé des autres, je n'ai pas eu de soeur aimante, je ne porte pas l'héritage d'un nom noble et je ne peux me revendiquer d'aucun territoire. Je n'ai que ma vie et ma liberté. Si j'ai appris l'Art de la Guerre, ce n'est pas pour tuer, mais par nécessité pour rester VIVANT !

Les anciens de la forêt de Yuir m'ont expliqué le sens des mots "Voy-Vodin". Cela signifie "Fils de la Terre", terme employé dans le lointain Est pour désigner "Fils de personne, Nouveau-Né que l'on Abandonne". J'ai également appris ce que vous savez désormais, que je fut un enfant de Temudjin. Mais c'est FAUX ! C'est cette terre qui m'a élevé dans la douleur, cette terre qui m'a éduqué...
Les Dieux ne m'ont jamais aidé et n'ont jamais essayé d'alléger mon chemin...
Je connais la guerre, je peux regarder les morts sans en être anéanti (regard vers Hector...), mon bras n'hésites pas. C'est peut-être pour cela que Mystra m'a choisi pour être des vôtres.
Aglarond est en danger : les vautours voudront s'en emparer, qu'ils viennent des pays voisins ou qu'ils soient déjà parmi nous! (Là, il fait des gros yeux de malade)
Je la défendrais... Et si il faut être Roi pour mieux la défendre, alors oui, je le ferais !

Mais... Cela ne se fera pas sans mal. Si une guerre approche, je ne capitulerais pas par peur de voir des gens mourir. Il vaut mieux être mort que d'être esclave des sorciers du Démon !
Vous avez triomphé de nombreux ennemis, vous avez des connaissances sur la magie noire de ce monde que je connais pas. Sans votre aide, protéger Aglarond sera quasiment impossible...

En l'espace d'une journée, j'ai trouvé une terre a chérir et un but.
J'ai peut-être aussi trouver des Frères... (sourire) Je veux bien être le vôtre mais cela dépendra des actes, pas des paroles...
(et d'une voix plus basse) Disons que coté famille... je n'ai pas été très gâté jusqu'ici.
...

Le conseil sera réunit exceptionnellement par l'Intendant de la Simbule dans le but de désigner la succession...
Il y'aura un débat houleux. Les aventuriers ne sont pas préparés face aux nombreux opposants de la Simbule qui attendent leur heure depuis longtemps.
Malgré toute la sincérité et l'engagement vibrant de Voyvodin, c'est finalement le Duc Varran Gloskill qui deviendra Roi grâce au venin de Nomyr, aux accords silencieux de la patronne des marchands et la voix du prêtre de Chauntéa, certainement influencé par des représailles.

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Au service du nouveau Roi ? Bah, essayons...

Message  Voyvodin le Mar 5 Oct - 0:21

Après l'échec du vote, il est fait proposition aux Choisis de Mystra de devenir Compagnie Officielle, menant des missions au nom du nouveau Roi Gloskill et moyennant un siège au Conseil et la nationalité Aglarondaise au bout d'un an. Cette opportunité sera percue différemment selon les individus. A cet occasion, Chaka exprime le besoin d'un représentant (tel que lui) à la condition implicite de lui reconnaitre un certain leadership.

Voyvodin sort de sa posture avachie, se vide une vasque d'eau sur la tête, s'ébouriffe les cheveux et se frotte à 2 mains le visage comme pour retrouver tout ses esprits.
Malgré sa barbe de 4 jours, vous retrouvez l'espace d'un instant le regard acéré auquel vous êtes habitué, plutôt que l'oeil vitreux qu'il a ces jours-ci.

Il vous invite à le suivre dans une pièce isolée ou vous pouvez parler entre vous ...

"Chaka. Tu es le plus malin, le seul qui ai une chance de louvoyer dans ce conseil et le seul qui souhaite vraiment le faire. On a tous vu comment était ce conseil, il est tout sauf... polissé"
Qui d'autres que toi peut composer avec les membres du conseil ? Je ne vois personne!
Il n'y a surement qu'une seule place à occuper. Tu peux y parler pour moi. J'attends de toi que tu sauves les connaissances de la Simbule, que tu empêches que le palais et ses secrets soient détruit. Tu nous rapporteras ce qui se passe au conseil. Tu négocieras pour nous.
De plus, s'assoir à 7 au conseil, c'est donner en spectacle les désaccords qui dominent toutes les conversations. Il y'a une expression qui s'appelle "laver le linge sale en famille", rappelez-vous l'esclandre devant Neroll et Phaeldara...

Se tournant vers les autres : "Ce que je sais, c'est qu'il faut saisir l'opportunité. Ne rien faire, c'est comme mourir la bouche ouverte et vivre avec des regrets."

En sortant, Voyvodin ajoute : "Chaka, fais ce que t'as a faire. Je te fais confiance. Mais... Si tu pers la tête et n'as que pour but ton pouvoir personnel au lieu de faire le mieux pour Aglarond, je serais le premier avec qui tu auras des comptes à régler."

Relevant la tête vers vous, un peu interloqué par son propre propos, redevenant hagard, Voyvodin a un geste de la main de rejet et lâche : "Bah démerdez-vous" puis s'empare d'une cruche de vin.

A Wyrven : "Qd tu voudras récupérer tes armes, guerrier, appelles-moi"

...

Plus tard, Chaka et Wyrven sont séparement l'objet d'une agression par le Culte du Dragon. Wyrven est dépouillé de ses possessions. Le Culte propose un marché qui sera refusé, à savoir rendre les possessions moyennant une mission pour eux...
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2° mission à contre-coeur...

Message  Voyvodin le Mar 5 Oct - 1:01

La première mission donné par Nomyr, conseillé de Gloskill est vécu difficilement. En effet, les héros ont le sentiment d'avoir été berné par le contact désigné, un certain Harold et d'avoir provoqué des dommages collatéraux...
La nouvelle confrontation verbale de Chaka avec Nomyr tourne à l'avantage du second. Cette fois, la Compagnie doit aller déloger des pirates à Spandeliyon. Voyvodin était présent à cet entretien et depuis ne desserre pas les dents...


Voyvodin après une longue période de mutisme renfrogné interrompt une conversation en parlant de façon haché, regardant dans le vide, comme si il ressassait des événements vécus:

"Y'en a marre. Marre de toujours bavarder, marre d'entendre "on aurait du ceci, t'as pas fait cela".
J'essaie d'être des vôtres, de vous comprendre, de rechercher des compromis.
Mais en faisant cela, je cesse d'être moi. Attention, je vous reproche rien.
Ce que je vous dis juste, c'est que je vais à nouveau faire plus confiance à mon instinct plutôt qu'à des bavardages qui m'empêche d'y voir clair, y compris le venin qui sort de la bouche de types comme Harold ! Vous êtes prévenu.
...
Ce qui est fait est fait.
Et quel soit le temps que ça prendra, les ordures et les crapules mourront. Je les tuerais TOUS."

La compagnie accepte donc la mission : nettoyer Spandeliyon, la Cité des Pirates, de ses bandes de pirates et de malfrats avec comme principales cibles, 4 groupes.
La compagnie se rend à Spandeliyon le 20 et commence son entreprise de destruction...
Une semaine a passé...
Suite à la mission sur l'île aux pirates de Ghevden, la destruction de la bande des Vagues Tueuses et la mort du Fang Dragon
Le groupe se retrouve dans une taverne...




Dernière édition par Voyvodin le Mar 5 Oct - 1:04, édité 1 fois
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Le verre de l'amitié ? Pas vraiment...

Message  Voyvodin le Mar 5 Oct - 1:03

...Chaka lance à ses amis :

Ce dernier combat, notre vrai premier gros combat ensemble, mériterait une analyse, ne le pensez-vous pas ? D'une manière générale, je m'en remets au plus expérimenté d'entre nous sur ces aspects : Voyvodin.
Pour le menu-fretin, nous avons, me semble-t-il, deux options. Soit vous me laissez faire, gardant vos distances, et j'anéantis tout avec l'un de mes sortilèges de feu, de foudre et de glace. Soit vous engagez le combat, et tout ce que je peux faire alors, c'est ralentir une partie des ennemis, pour que vous procédiez en deux temps, et vous regarder. L'idée est que je réserve mes capacités pour la suite.
Pour les grosses cibles, comme le dragon, sans point faible apparent, il est plus difficile pour nous, mages, d'infliger des blessures décisives, mais cela n'est pas impossible. Néanmoins, il me faut de la place, car les sorts destructeurs couvrent en général de larges zones. Lorsque vous êtes au contact, éparpillés autour du monstre, je ne peux plus, hélas, que vous soutenir indirectement par des sorts utilitaires, de la même manière que Caius vous soutient par ses soins. D'évidence, Voyvodin a la puissance pour affronter des dragons, et ses multiples coups d'épée sont plus mortels contre eux que mes armes secrètes les plus puissantes. C'est ce que j'ai pu observé, et dont je n'avais pas conscience... Voyvodin... (dit le mage dans un murmure admiratif) je suis impressionné par ta volonté et ta technique et suis fier de me battre à tes côtés !

Voyvodin prend la parole…
"- C'est bizarre... C'est comme si tu lisais dans ma tête... D'ailleurs... si jamais j'apprends que tu lis dans ma tête, ca va barder.
Humpf... "
Chassant cette idée d'un geste de la main, Voyvodin reprend - et d'un calme que vous lui connaissez peu - :
"- J'y repensais justement, à ce combat. Il s'en est fallu de peu pour que nous soyons vaincu.
Concernant le dragon, c'est à mon tour de vous faire des confidences. Bien avant de vous rencontrer et loin d'ici, mes combats ont été liés de près aux dragons sous divers aspects : monstres marins, dragons cracheurs d'acides, hobgobelins de sang-mêlés... Je ne sais pas si cela était fait pour me faire peur ou me faire reculer, mais j'ai fait un songe qui semblait réel, où j'étais terrassé et réduit en poussière par un immense et brumeux dragon noir. Mes compagnons d'alors avait fait le même rêve et étaient choqués de vivre leur mort. Moi pas : je sais depuis longtemps que ma mort viendra. Alors, je l'embrasserais et emporterait mon ennemi en enfer avec moi! Etre vivant est la chose la plus précieuse, plus que l'or qui ne sert à rien dans la tombe. Hein, Caius ? (sourire)
L'idée d'être tué comme un insecte m'étant insupportable, j'ai appliqué les règles guerrières les plus élémentaires : connaitre son ennemi et avoir la bonne arme. J'ai cotoyé un dragonnier du nom de Brunehild, j'ai retrouvé le livre d'un ancien seigneur nain contenant le secret de forge d'armes contre les dragons et j'ai appris auprès des rangers de la ceinture d'Emeraude quelques connaissances, comme des points faibles comme quand ils lèvent la tête, dégageant des parties moins protégées par leurs écailles. Maintenant que j'ai tué celui-ci, bien plus redoutable que ceux auquel j'ai eu affaire, je me sens... apaisé. Après tout, notre avenir dépend de nous et de nos actes...
Bien sur, je n'y serais pas arrivé tout seul. Ce qui nous amène au sujet dont parlait Chaka.
Vous me connaissez et vous savez que dans un combat, je n'ai en tête que la victoire. Chacun de nous a ses talents, le mien est d'avoir l'instinct de survie et le sens du combat. La meilleure façon de survivre est de tuer ses ennemis et pour cela, il n'y a pas plusieurs solutions. Il n'y en a qu'une : taper dessus très fort jusqu'à ce qu'ils tombent! Quand je dis taper dessus, cela inclus les flèches, les poings, les pieds, les dents, la magie, tout, du moment que l'on gagne. Il faut aussi se protéger : bouclier, armures, magie encore... ou armoire (sourire)!
Cela fait plusieurs combats qu'on fait ensemble. Je sais mieux maintenant de quoi vous êtes capable...

Caïus. Je n'ai jamais vu quelqu'un chérir l'or comme toi. Quoique... j'ai connu un guerrier prêtre nain prêt à se jeter à terre pour une pièce d'or. Tes soins sont précieux pour éviter les drames. Pour gagner, il faut que personne ne tombe.
Chaka. Le combat n'est pas le terrain des hypothèses et des grandes théories. Ta magie est grande, j'ai vu à plusieurs reprises qu'il t'était difficile de l'utiliser avec un adversaire au corps au corps. On va travailler à te donner du champ.
Lancercan. Ta rapidité est stupéfiante. Mais ta hardiesse aussi. Essayer une prise à la gorge du monstre, c'était... de la folie, ha! Tu dois passer l'éponge sur ton combat contre le garde du corps du pirate. En fait, contre lui, je crois que tu n'étais pas toi-même, d'ordinaire quelqu'un de calme et de posé, et là, te battre ainsi, dans un combat contre quelqu'un qui ne nous avait pas menacé... Quelque chose en toi n'avait pas envie de gagner, comme si ce duel n'avait pas de sens honorable. Tu bouges d'ordinaire plus vite, tu te téléportes. Tes talents sont réels et bien employés, tu es une pièce maitresse de nos prochains succès.
Hector... toi aussi, tes flèches peuvent faire basculer la victoire. Tu m'as expliqué ce qu'était qu'être l'Archer Blanc. Tu m'as donné ta confiance pour mener Aglarond. Je te demande de me donner à nouveau ta confiance pour mener nos combats.
Marty. Tu es un homme surprenant, capable d'infliger de grandes blessures avec une arme légère. Mais pour cela, ton adversaire a besoin d'être distrait. Ca aussi, on va y travailler. Ne pas te faire combattre seul, ne pas te placer dans une lumière aveuglante ou plonger tes ennemis dans la pénombre, le brouillard...
Ecoutez, il ne s'agit pas d'orgueil ni d'être chef de quoi que ce soit. Je dis les choses telles que je les vois et parce que j'ai l'expérience du combat tactique. Dans nos combats, je vois de tout : des actes héroïques et des magies exceptionnels. Mais je vois aussi de l'agitation en vain, des frêres isolées qui frôlent la mort, de l'attentisme, de l'hésitation... Reconnaissons que nous devons en partie à la chance d'être encore vivants.
Il y'eut un temps ou j'étais mercenaire d'une troupe répressive, j'ai participé à des guerres, connus des défaites aussi et je me suis toujours battu au corps a corps, assez prêt pour sentir l'odeur fétide de monstres bien plus grand que moi, dont chaque dent était de la taille d'un glaive. Je suis toujours vivant car j'ai appris de mes victoires et de mes erreurs...
Bien que Wyrven ne soit pas encore revenu parmi nous, je pense que le moment est venu d'appréhendez autrement nos actions face aux dangers"
Vous présentant sa main ouverte, Voyvodin conclut :
"Me donnez-vous votre confiance?"

Chaka regarde fixement le barbare pendant quelques secondes, puis, un sourire aux lèvres, dit :
Tu as ma confiance.

Marty prend à son tour la parole,
"On se bat avec ses armes.
Mais, parmi nous, je me demande comment certains sont arrivés en vie jusqu'à l'Aglarond" dit-il avec un petit sourire.
Son sourire diminuant,
"Après, sur la tactique, notre compagnie est basée sur la force brute et l'attaque frontale. Wyrven, Hector, Chaka, Voy, Lancercan.
Je vais tenter de m'y adapter lors des combats."
Puis il redevient sérieux et, froncant les yeux,
"Pour ma part, je suis perplexe. Je n'aime pas quand je ne comprends pas.
Et là, je plane... rien ne colle. Vous me connaissez, j'ai du mal à être naîf comme certains d'entre nous.
C'est parfois destructeur car ca pousse à moins apprécier la vie.
Mais dans mon milieu, cela sauvait souvent la vie.
Rien n'est logique dans tout ca..."

Certes, poursuit le Moine Noir sur un ton sinistre, un rictus inquiétant sur les lèvres, et après ? Notre colère s'est abattue sur les Vagues Tueuses (et nous nous sommes fait au passage un puissant ennemi)... Mais ce n'est encore rien par rapport à ce qui s'abattra sur les métèques orientaux s'ils refusent de dégager. S'il le faut, je déclencherai des sorts d'une violence inouie. Je n'ai nulle intention de m'éterniser dans l'accomplissement d'une mission dont l'issue ne faisait aucun doute ! Si cela amuse Nomyr de nous envoyer casser du criminel et nettoyer la fange accumulée depuis des siècles, cassons du criminel et nettoyons la fange, puis passons à autre chose !

Marty, presque eberlué,
"J'espère que c'est l'air marin qui te fait délirer et t'emporter ainsi Chaka.
Car dans le cas contraire, je pense que nos routes vont se séparer là.
Je ne suis déjà pas fier de ce que j'ai fait ces derniers temps et je ne poursuivrai pas dans ce sens.
J'ai remis mon destin entre les mains de la compagnie mais là je dois dire stop..."

Dans le plan des Dieux pour le salut de nos âmes, je n'ai pas tout compris, lâche Chaka sur un ton amer. Mais ce qui est sûr, Marty, c'est qu'il y a de la place pour les brutes ! Et maintenant, veuillez m'excuser, messieurs, j'ai besoin de boire quelque chose de fort !

Voyvodin fait les yeux ronds puis répond en faisant un peu la grimace :
"Dites, c'est ma question qui vous met dans cet état là ? Ca se voit pas comme ça, mais j'avais fait des EFFORTS pour vous expliquer le pourquoi de ma proposition, d'autant que j'ai pas le baratin d'un Caïus.
Chaka, y'a pas si longtemps, tu m'expliquais le mot "magnanime". Alors je sais pas si ça donne ça mais en résumé, tu dis des conneries. C'est pas parce qu'on a ou que j'ai tué un dragon que j'ai la bave au lèvres et que je veux buter tout ce qui respire. On doit commencer à s'y prendre autrement, approcher et espionner nos cibles. Et si combat il y'a, leur donner l'occasion de se rendre ou dessouder le chef pour qu'ils reconsidèrent nos propositions. Bref, je parles peut-être encore dans le vide.
Marty, tu es libre de tes décisions. Maintenant, à titre personnel, je pense que ce serait dommage que tu partes. Tu a dit ta rancoeur parce qu'on avait pas prix le trône par la force : D'accord. Ce qui est fait est fait. On a survécu à nos dernières confrontations par chance ? D'accord. C'est que j'ai dit de façon plus... euh... magnanime. Je penses que tout le monde ici fait des efforts, agit contre nature et bien souvent maladroitement et qu'il n'y en a pas un seul pour ne pas préferer sa vie d'avant. La Simbule s'est fourré le doigt dans l'oeil en pensant qu'on était capable de raisonner de concert, pourtant elle nous a demandé d'aider Aglarond !
Comment faire ?
(à tous) Que proposez-vous, bordel de merde ?
Je n'entend rien à la politique, je ne suis pas capable de m'infiltrer ni de rechercher des informations sous le manteau. Je suis PAS le plus futé qui soit mais je sais que TOUT SEUL, je n'arriverais à rien. Là où je suis bon, je propose mes compétences. Je ne sais pas si vous savez, mais je prend sur moi ne pas gueuler pour des erreurs tactiques qui aurait pu couter la vie de quelques uns d'entre nous, même si ça me démange. Mais non, je dis : CHANGEONS!
Marty, tu es malin et prudent pour être encore vivant vu tes anciens "amis". Entre nous, je préférerais profiter de ton intelligence pour que l'on fasse les meilleurs choix possible AVANT D'AGIR plutôt que de nous pourrir après coup parce qu'on a fait les mauvais.
Se calmant un peu, Voyvodin conclut songeur en expirant :
Mystra, à quoi ça rime de nous avoir réunis ?

Hector enchaine…
« Tout d'abord je répondrais sur les propos les plus récents. Ils sont emblématique de la différence de pensée qu'il y a entre le magicien et moi. Il me dérange car il ne devrait pas être ainsi formé dans l'hypothèse d'une représentation du groupe. Je trouve ces propos dégagés de toute humanité. Nous ne sommes pas là pour être les bouchers d'une autorité qui tuerait sur commande et sans considération. Je ne peux accepter qu'au nom d'un principe personnel, on puisse considérer que le fait de tuer certains personnes soit acceptable et normal. On ne peut pas se prétendre décider de la mort de personne qui n'ont eut comme unique crime que d'avoir eut une vie de misère et de difficultés, les menants vers les extrèmes et la dépravation.
Nous nous devons d'avoir plus de recul que nos employeurs et que nos ennemis. Voilà en quoi nous serons les choisis de Mystra. »

(l'archer se tourne vers la barbare).

« Voyvodin, je n'aurais jamais pensé que tu sois devenu aussi fort par le fruit du hasard, c'est aussi une conséquence de tes ressources et de ton intelligence. Prend garde à la flatterie et soit sûr comme tu sais l'être. Fort et stable voilà le voyvodin que j'apprécie. Tu as été déterminant dans ce combat, mais même au delà des résultats, je souhaite regarder chaque coups, chaque tentatives qu'ont été celle de nos compagnons et de moi même, car ce sont toutes ces petites choses qui ont fait que nous avons vaincu cette voleuse et de ce dragon. Je ne minimise pas ton rôle loin de la, mon ami, mais tu sais combien il m'est important de remercier tout élan qui allait dans le sens d'un but et d'une vision commune. Tu était donc le fer le lance et nous avons été à notre mesure été, les bras qui l'ont poussé jusqu'à la gorge du dragon.
Si devait encore y avoir un doute, la réponse est oui. Mais je répèterais quand même une chose: dans ma longue aventure avec vous et après avoir quitté ma situation tranquille, mais extérieurs au monde et à ses tourments, j'ai souvent été déçu de certaines actions qui m'ont meurtrit et qui font qu'aujourd'hui j'ai extrêmement de mal a faire confiance et a avoir le sourire quand on parle de groupe en nous désignant. Pour toutes ces choses, je te dirais: "Ne change pas Voyvodin, car comme tu es, comme tu es venus, tu as beaucoup apporté au groupe. C'est important pour que nous puissions compter sur toi".
Chaca ne te défile pas et explique vraiment qui tu es ? N'as tu pas assez de recul sur toi même pour te rendre compte que tes propos étaient déplacés et inacceptables ? Tu nous dis souvent que tu calcules tout et chaque mot qui sort de ta bouche et ainsi finement pesé et justifié. Dans ce cas soit tu t'es emporté et tu as franchit la limite et nous pouvons tous accepter des excuses, soit ton cynisme ne peut que m'écœurer et me fait comprendre la réaction de Marty. Pour le bien de tous, prend le temps de reconsidérer ce que tu as dit. »

Chaka passe devant Hector, s'arrête, le regarde, sourit, d'un sourire mi-moqueur, mi-méprisant :
« L'archer blanc, hein ?... Tu te permets de me donner des leçons d'humanité. Et tu n'as jamais rien compris à ce qui t'arrivait. Tu me fais juste pitié. »
Puis il gagne la porte et sort.

Hector continue …
« Je vois donc où tu en est: a mépriser certains de tes camarades. Ce ne peut être qu'un manque de considération envers moi et pire envers Mystra. Que cela soir retenu par tous, voilà ce a quoi en est réduit notre chef !! Tu ne mérites plus mon respect et ma considération. Auras tu la réaction basique de n'en avoir rien a foutre? quoiqu'il en soit je le regrette amèrement et j'en est le coeur gros, car pour moi le respect est la base d'un groupe.
Puisque nous en sommes arrivé là, je prend note de cette réponse, au lieu d'un clarification nécessaire et responsable a tes propres actes. Je décide donc de partir. Si je dois rester je m'en prendrais physiquement à ce misérable personnage.
Au moins j'ai eut ma réponse... »

Voyvodin fait les yeux encore plus ronds, comme si ils allaient sortir de leurs orbites. Il semble en proie à une agitation et son visage reflète une réelle incompréhension.
Il regarde tout le monde : Chaka sortant, Hector, Marty mais aussi Caïus et Lancercan en plissant les yeux, s'interrogant visiblement sur le mutisme de ces derniers.
Quand soudain, après un léger sursaut, dans un râle de colère son poing se lève et s'abat violemment sur la table.
Une fois debout, on remarque aisément aux mouvements de son robuste poitrail que sa respiration s'est accélérée, signe avant coureur d'une transe rageuse.
Se mordant les lèvres, ignorant les obstacles entre lui et la porte (aubergiste, serveuse ou marins) il gagne la sortie de la taverne et se tient face à la direction qu'à prise Chaka.
Baissant la tête après quelques secondes, il fait demi-tour, partant donc dans la direction opposée...

...

"Bordel de merde !"
Voyvodin s'arrête après avoir parcouru quelques dizaines de mètres et jettes un regard vers la taverne où se trouve encore Marty, Hector, Lancercan et Caïus. A l'opposée, Chaka a disparu dans la foule.
"Comment on en est arrivé là?". Alors le barbare se souvient...
Cette plage où il s'est réveillé, rencontrant les autres. Cette ile mystérieuse ici et nulle part. Les autres lui témoignant de l'intérêt, Hector le très méfiant s'ouvrant à lui après avoir avoir appris que le guerrier avait cotoyé la ceinture d'émeraude. Le voyage avec Wyrven, un formidable combattant.
L'arrivée chez la Simbule et... la révélation. Découvrir qu'il était le fils d'un conquérant dénué d'humanisme mais surtout apprendre qu'il faisait partie des choisis de Mystra, lui et les autres remplaçant les 7 soeurs dont la Simbule. Une charge lourde et incompréhensible : devenir immortel, avoir des pouvoirs incroyables et désigner un roi pour l'Aglarond car la Simbule se meurt et sans elle, le peuple peut subir de nouvelles invasions. Il se souvient avoir suivi l'idée de Caïus. Caïus, ce beau parleur. La première querelle entre Hector et Wyrven devant Nerol, le grand intendant. Puis des débats interminables pour savoir si il fallait attendre ou réunir le conseil pour annoncer le nouveau roi.
Voyvodin roi ? Faire vite, apprendre, trop d'informations. Combat de rues, tentative de se faire un allié avec un noble. Un désastre : 2 personnes complètement opposées. Puis le conseil. Un panier de crabes. La situation qui dérape, les décisions de la Simbule qui n'ont plus de valeur. Un vote puis deux. Une alliance invisible qu'on avait pas prévu, il y'a des non-dit, des pressions évidentes. Le guerrier-barbare parle vrai, parle sincèrement mais les mots du duc et de son allié, un gros serpent du nom de Nomyr, prennent le dessus. Dépité, les "7 frêres" se separent quelques temps. Puis nouveaux débats, encore des désaccords.
Certains ne considèrent plus Aglarond comme une priorité. L'elfe veut venger son honneur car il aurait été attaqué en traitre. Le magicien est attaqué lui aussi et un objet important lui est dérobé. Une secte propose un marché contre les objets. Encore des débats, des désaccords, des haussements de voix. Le nouveau roi nous propose à son tour un marché : travailler pour lui moyennant une place au conseil. Encore et toujours des désaccords.
Finalement, il est choisi d'accepter pour infiltrer et anticiper les actions de ce gouvernement visiblement décidé à mener une vendetta contre les elfes et près à pactiser avec les ennemis historiques d'Aglarond. Première mission. Mission de dupes, les Choisis sont manipulés pour récupérer un coffre durant la transaction entre des voleurs qui seront décimés. Vexation, désaccord, les mots durs de Marty claque à nouveau aux oreilles du barbare : "Vous n'avez pas fait ce qu'il fallait : prendre par la force le trône." Retour difficile, climat détestable. Il est choisi de tenir bon.
Le barbare accompagne le mage voir Nomir, devenu 1er conseiller. Même Chaka le bavard s'incline devant le venin du gros lard. Nouvelle mission : déboulonner 4 clans de pirates. Direction la ville tout à l'ouest, face à la mer. Un nouveau "contact", encore un qui nous prend pour ses pantins. Que faire ? Continuer ? Faire semblant ? Nouveau débat, nouveau désaccord. Encore et encore. Il est choisi d'impressionner le pirate réputé le plus terrible. Pour se faire, l'idée d'un duel avec son garde du corps, dont le style resssemble à celui de Lancercan. Voyvodin le laisse installer le défi, se gardant l'immense pirate si besoin. Dans l'immédiat, Voyvodin laisse faire, marre de n'être perçu que comme une brute. Le garde du corps explose Lancercan, son visage est tuméfié.
Il a pris une sacré leçon, son orgueil s'exprime mais Voyvodin sait qu'il est blessé dedans. C'est une leçon de guerrier : il y'a toujours quelq'un plus fort que toi et il vaut mieux le reconnaitre comme tel que d'y laisser la vie. Le pirate laisse la vie sauve à Lancercan.
Voyvodin l'envie : avec ses hommes, ils font front solidaire et il vivent librement la vie qu'ils ont choisis. La situation lui est expliqué, il sait qu'il ne peut pas gagner contre la volonté du gouvernement en place. Il peut sauver sa position et acceptera si nous nous montrons capable de briser les autres clans de pirates.
Voyvodin souhaite aller sur l'ile de la Veuve Noire quand il entend qu'elle est accompagné d'un dragon de combat. L'approche est brutale, le combat qui s'ensuit contre le monstre est titanesque. Pour le barbare, lors de cette affrontement, il n'y a plus de place dans sa tête pour les conflits entre les Frères, plus de place pour savoir quoi penser et comment vivre avec eux, plus de place pour savoir comment faire pour aider l'Aglarond. Voyvodin n'est jamais plus vivant que lorsqu'il risque la mort. La bète tombe. Coupant la tête de l'immense dragon, le guerrier se sent vide.
Un apaisement de courte durée, l'apaisement ne vient pas. Quel sens cela a? La guerre, le combat, tuer encore et encore. Et si finalement, il n'était vraiment qu'une brute ? La veuve noire est vaincue elle aussi, néanmoins elle négocie sa liberté de partir avec un bateau moyennant d'épargner Lancercan, encore une fois trop optimiste en corps à corps alors qu'il était déjà bien blessé. Dommage, le Lion aurait beaucoup apprécié affronter cette superbe tigresse (voir photo dans PNJ du Nord - Aïe j'ai mal) dans toutes les positions.
Le retour se fait dans le silence. Lavant le sang sur lui, Voyvodin revoit le combat et oh combien il s'en est fallu pour qu'il y'ait plusieurs morts, y compris lui. Alors, il réfléchit. Oui, c'est un guerrier et a défaut d'être une langue habile à la cour, de comprendre la magie, il sait comment gagner un combat. Tout à l'heure, il proposera à ses frêres de lui faire confiance pour leur assurer la victoire dans les affrontements. Le plus important n'est pas de gagner, mais de ne pas mourir. Et des "Freres" morts, ca n'est pas capable d'aider Aglarond.
A la taverne, Chaka le félicite sur son art du combat et sa ténacité.
C'est le moment, le moment de leur proposer ce en quoi il est compétent. Car pour le reste, ce n'est pas son monde, il n'en connait pas les rouages.
Un début de réponse puis ça recommence. Un désaccord. Encore et encore. Incompréhension. Le ton monte, les accusations aussi.
Chaka part. Hector déclare qu'il va partir aussi. Wyrven est déjà parti depuis longtemps. Il n'y a donc rien à faire. Il n'y a donc personne pour entendre Voyvodin.
Convaincu d'avoir parlé vrai, le barbare est en colère car pour lui, ses mots n'ont rencontré que le vide.
Mystra se moque de lui. Voyvodin n'a pas de "frêres" et n'en a jamais eu. Il se rememmore des mots qu'il a entendu un jour, sans s'en rappeler la provenance... Au final, on est toujours seul.

Dans sa poche, quelques pièces. Voyvodin trouvera d'autres tavernes.
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Quand un guerrier-barbare rencontre un pirate redouté...

Message  Voyvodin le Mar 5 Oct - 23:24

.. Finalement, Voyvodin sait dans quel taverne il va aller. La plus sale, la plus dangereuse de Spandelyon, grouillante de gredins et de raclures en tout genre. Le repaire d'Evgruth le Rouge, le plus terrible des pirates, connu pour ses colères immenses.
Une fois à l'intérieur, au delà de son impressionnante stature, sa présence est surtout remarqué quand Voyvodin découvre son imposant colis caché jusqu'alors par une épaisse couverture : l'immense tête du Dragon de combat. Silence dans la grande salle. La replaçant sur son épaule, il avance vers le videur gardant l'escalier menant à l'étage tandis que chacun s'écarte à son passage. Cette fois, nul besoin de parler. Envisageant le barbare et la tête d'un monstre dont il n'avait entendu que les pires descriptions (et dieu que sait que les pirates aiment les histoires exagérés), le videur s'écarte prudemment, le regard fuyant.
Une fois en haut, le Rouge reçoit le barbare devant ses hommes, intimant d'un leger geste de la main la patience à ses hommes dont certains pourrait avoir l'envie de lui tomber dessus à bras raccourci. Considérant le guerrier venu plusieurs jours plus tôt accompagné de 5 autres humains dont l'un avait défié à ses dépend son garde du corps, l'immense pirate sourit, goguenard et intrigué, de le voir revenir ainsi... tout seul.
Voyvodin laisse tomber au sol la lourde tête du monstre dont chacun dévisage en silence la redoutable dentition.
"C'est un cadeau pour toi, Evgruth. Plutot que de le donner à Anders Varejo (crachat au sol) qui s'est bien gardé de se battre contre le Dragon, j'ai pensé que ça pourrait te plaire... (sourire) pour peu qu'on est les mêmes gouts en décoration."
Devant le sourire d'Evgruth -découvrant des dents peu soigné-, Voyvodin reprend : "Alors, vais-je repartir d'ici la gorge sèche à moins qu'il n'y ait plus rien à boire ?"

...

Quelques instants plus tard, Voyvodin est à table au coté de l'immense Evgruth. Les chopes de bière tintent, les pirates redemande au barbare des détails sur le duel contre le dragon. A son aise dans cette cour des miracles, Voyvodin répond dans l'hilarité générale que le plus important, c'est que le petit cul de la Veuve Noire soit intact! Le rire tonitruant d'Evgruth le Rouge couvre le brouahaha et la bière coule à flot.

...

Plus tard, dans une ambiance plus calme, Voyvodin est seul avec Evgruth. Enfin non, le silencieux garde du corps n'est pas très loin et est capable de traverser la pièce en un instant.
"Evgruth, je t'envie, chez toi, les choses sont simples, sont claires, vous vivez librement sans devoir rendre de compte. Ca fait bien trop longtemps que je n'ai pas disposé de mon temps..."
Un respect mutuel semble s'installer. Voyvodin ne sait pas combien de temps il va côtoyer ces hommes. Sans doute pas très longtemps, car ces pirates lui font penser à une meute de loups et sent bien qu'il y'a fréquemment des rapports de force pour rappeler qui commande et qui obéit...
Pour l'heure, il ne souhaite rien de tout ça. Et aucunement avoir à se battre contre cet homme dont il envie le mode de vie.
Juste profiter de cette ambiance tant que cela est possible... et avoir ainsi l'illusion d'une vie simple, libre de devoirs.

Evgruth a une carrure impressionante ... près de 2 mètres et dans les 130 kilos ...
On imagine mal cette grande carcasse se faufiler sur un bateau en mer agitée.
Pourtant, les rumeurs sont formelles. Il n'est pas homme à laisser sa part aux poissons-chat. Il mène les assauts lui-même.
Sur terre, vautré dans son énorme fauteuil, il a l'air d'une baleine échouée.
Aviné et repus, ce qui en soit est d'ailleurs une performance tant sa résistance semble grande, on hésite parfois sur son état. L'oeil vitreux, on a parfois l'impression qu'il est endormi et ses hommes attendent parfois des heures, n'osant le déranger.
Il en joue avec déléctation.
Durer dans ce "métier" est compliqué. Il faut savoir louvoyer, reculer, plier.
Même son bateau Evgruth ne l'a jamais fait reculer...
Il sait depuis quelques mois que les choses ont changé. Que le temps est venu. Que son temps est venu.
D'autres l'ont senti aussi. Ils sont partis. Ou ils ont abdiqué. Ont ils été plus malins ? Plus faibles ?
Peut on vivre une vie entière sans se trahir ?
Evgruth vient de sortir de sa torpeur. il s'étire et baille... un relent de whiskey arrive aux narines de Voyvodin.
L'air était déjà bien chargé en sueur, encens et autres effluves latentes de nourriture.
Il racle sa gorge.
"Tu m'envies barbare. Arghhhhh...".
Il cherche un endroit au sol du regard, hésite puis crache,
"Moi aussi je t'envie. Si tu es là, c'est que tu as su faire le choix que je n'ai jamais su faire.
Celui que font les hommes qui veulent vivre vieux.
C'est bien. Tu es jeune. Et déjà capable de tuer un dragon !!!
Imagine ce que tu pourras sortir de ton sac dans 10 ans..."

Les deux hommes échangent quelques réflexions...
Le temps leur semble peu important.
Imprégné des effluves douces et parfumées des encens qui emplissent la pièce, les deux montagnes humaines sont comme en transe...

Evgruth a de nouveau ce regard vitreux... vide?
Un clignement d'yeux,
"Il vous reste à vous débarasser de Koxinga et ses mystères de l'orient.
Quand à Jack, cela ne m'étonnerait pas qu'il ait déjà quitté Altumbel."

Un sourire éclaire son visage. Un sourire carnassier amputé de quelques dents.
"Puis quand ce sera fait, tu reviendras.
Tu me proposeras ton marché mais tu connais déjà la réponse.
Et nous nous battrons. Là encore tu connais déjà l'issue du duel.
Et alors que la légende d'Evgruth se terminera, la légende de Voyvodin grandira encore...
C'est ainsi que les choses vont.
Une légende en chasse une autre..."
Evgruth, la mine déconfite, semble avoir pris un sacré coup de vieux lorsqu'il tend péniblement sa chope taille XXL pour trinquer.
Les regards des deux colosses se croisent...

Plus tard, Chaka retrouve Voyvodin dans le but de le faire revenir

... Au désarroi de Chaka, Voyvodin ne veut plus faire partie de la compagnie de la Voute Etoilée et semble avoir choisi une vie facile (pour peu qu'on est les épaules solides) et rester en compagnie d'Evgruth le Rouge et ses pirates dont le mode de vie le séduit.
Chaka reconnait que la rencontre des 7 frères et les événements qui en ont découlés, ainsi que les divergences d'opinions, facilité par l'absence d'adhésion commune à des plans équivoques, qui ont suivit ne favorisaient en rien une amitié durable et indéfectible.
Toutefois, il a assuré à Voyvodin son aide et sa protection si cela devait un jour être nécessaire et l'a aussi invité à demeurer très prudent.
Dans les grandes lignes de la conversation, Voyvodin lui a dit que ne plus vouloir être membre de cette fratrie ne signifiait pas changer de continent pour autant et qu'a moins que Mystra enlève le feu qui coule dans ses veines, il avait toute l'éternité pour chérir l'Aglarond. Il a également avertit qu'il faudra éviter de chercher des noises à Evgruth et que le jour où celui-ci sortirait, ce serait par la grande porte...

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Un nouveau départ ?

Message  Voyvodin le Mar 5 Oct - 23:48

La légende de Voyvodin ? Tu parles…
Evgruth se fout le doigt dans l’œil. J’ai fait quoi : tuer un dragon de plus ? Pour ces pirates, mon aura est réelle. Pourtant, mes victoires ont un goût de défaite.
Si seulement je pouvais savoir ce que je veux.
Mystra se joue-t’elle de moi, rendant éternel mon ennui chronique en me donnant l’immortalité, ou croit-elle vraiment que je peux être un « bon » roi pour l’Aglarond ?
Et cette improbable assemblée ! Chaka, Caïus, Hector, Wyrven, Marty, Lancercan… et moi. J’ai voulu y croire, tempérant mon caractère sanguin pour agir de concert avec eux. Mais en lieu et place d’atteindre une efficacité apte à triompher des nombreux ennemis de ce pays, j’ai cru devenir fou. Pourtant, nos talents combinés devraient faire des étincelles. Après avoir tué le dragon crocs, j’ai éprouvé le besoin de rechercher avec eux un mode opératoire pour prendre en main ma part du boulot, à savoir gérer les affrontements. C’était sans compter les clivages et les orgueils. Mais qui suis-je pour les blâmer, étant donné que je chéris ma liberté d’agir et de penser. Pourtant, je déplore que trop souvent, chacun ne veut que parler mais refuse d’ecouter.

Je suis depuis 3 semaines parmi les Mâchoires de Requin. Ce sont des vauriens. Mais des vauriens avec lesquels tout est plus simple. Rires, ripailles, bagarres et filles de joie rythment les journées dans la taverne bruyante qui sert de repaire où Evgruth le Rouge m'a accueillit à bras ouverts. Enfin quelqu'un qui ne me demande rien.

Nous faisons quelques sorties en mer où j'apprends quelques gestes de la vie maritime. Pas de trace de la Veuve Noire, dommage. Au large, à l'écart des autres, un des pirates plus crapule que la moyenne me propose de m'aider a renverser Evgruth, moyennant une "promotion" interne comme bras droit et un pourcentage élevé des butins. Il sera quitte pour une dent cassée et un vol plané sur le pont. Quand il met la main sur son sabre d'abordage, je lui dit : "Vas-y, fais-moi plaisir!"

Il n'y aura plus d'incident de ce genre, mais les pirates se tiennent prudents à mon égard. Même Evgruth me laisse une paix royale. Nos conversations sont plus rares, je comprends qu'il voit en moi celui qu'il était auparavant. De temps en temps, mon humeur maussade l'agace et il me demande où est le problème car je suis encore jeune. On a tous nos problèmes et je n'ai pas l'habitude de partager les miens. Le sien s'appelle Anders. Celui-ci est venu l'asticoter quelque peu devant ses hommes. Il n'a néanmoins pas trop insisté sans doute de par la nature colérique du chef pirate et peut-être parce qu'il sait que je ne suis pas très loin. En partant, il a conclut narquois que les hommes de Koxinga sont tous morts car ce dernier n'acceptait pas les "prochaines" règles...

Je découvre un nouveau monde, silencieux et sombre, où rien ne vient troubler mes réflexions. Durant des heures, je m'assois dans les fonds marins. Le feu d'Argent qui coule dans mes veines me rend capable de respirer sous l'eau, entre autres capacités extraordinaires conférées par Mystra.
Des 7 Choisis, suis-je le seul effrayé à l'idée de ne plus jamais vieillir ?! Et si un jour j'ai un fils, vais-je le regarder mourir?

Mystra et la Simbule ont disparut sans me dire pourquoi elles m'ont choisis comme un des dépositaires de l'essence de la déesse et comme postulant a la gouvernance d'Aglarond.

Je ne dois plus ressasser ce conseil où j'ai essayé d'avoir le rôle selon l'usage politique établi. Ce genre d'endroit, ses manigances discrètes, n'est pas un théâtre de bataille où je suis à mon aise. J'étais motivé à devenir roi mais en fait je ne savais rien de ce pays et de ses habitants. Je dois d'abord le connaître pour agir en conséquence avant d'espérer m'en faire connaître comme son protecteur. J'apprends un peu plus la langue chaque jour. Quand j'arpente les rues de Spandeliyon, je vois des hommes et des femmes qui n'ont pas idée de la nature mauvaise de Nomyr et son maître Gloskil.

Au fond de moi, je veux y croire encore même si je ne sais comment aborder la tâche, tellement elle est vaste. Mystra, donnes-moi un signe...

Un peu plus tard, Chaka, Caïus et Wyrven, viennent me voir à la taverne des pirates pour me dire qu'ils ont besoin de moi. Les autres Choisis sont partis pour de bon et le mage m'assure que la fratrie fonctionnera désormais autrement. Ils sont accompagnés par une inconnue du nom de Thésia.
Il y'a d'autres menaces qui pèsent sur l'Aglarond. Cela me donne déjà un début pour savoir par où commencer et tout reprendre à zéro.

En vérité, je commence à comprendre que Chaka est encore plus un aimant à emmerdes que moi : sur la liste déjà longue s’est ajouté Nartheling le dragon tyrannique d’Umbergoth, un réseau de Maîtres des Ombres comme Harold et Anders, le sorcier du feu surnommé le Phénix ambassadeur du Thay ( ?!), une relique dangereuse dans les caves du manoir de la compagnie convoitée par le Culte du Dragon, des Beholders dans une tractation à couteaux tirés… Et on dit que c’est moi qui ne fais pas dans la dentelle. Ha, Mystra, tu parles d’un signe !

A cette énumération, je vois sur le front de Caïus un goutte de sueur, il est dedans jusqu’au coup, il se passerait sans doute bien d’être un Choisis pour pouvoir faire prospérer en paix le temple à Waukeen dont il a obtenu l’autorisation de construire ici-même à Spandeliyon.
Wyrven fera ce qu’il faut, sans hésiter.
Cette nouvelle venue ne semble pas connaître la peur, elle non plus. Elle me dit en souriant que bien que je sois connu pour ma force de frappe, elle est convaincue que je peux être estimé autrement qu’en un guerrier redoutable.

J’accepte de revenir au manoir et je leur dit bien de ne plus me parler de compagnie officielle et d’obéissance à Nomyr, quand bien même serait-ce pour donner le change. Que lui ou ses complices s’avisent encore une fois de me donner des ordres, j’élargirais leurs odieux sourires moqueurs !
Quand je reprends la chambre que j’ai a peine occupé, je constate qu’elle est… parfumée ? Chaka me dit qu’ils ont accueillis un charmant barde elfe à la conversation agréable. Agréable ? Etais-ce bien le moment d’écouter des chansons alors que la Compagnie a une liste d’ennemis longue comme le bras ? Caïus me répond : « - Détrompes-toi, colosse invincible, cet elfe nous a permis de créer des liens avec plusieurs notables du pays, dont les chefs des garnisons de l’ouest. » Qu'es-ce qu'il a toujours à me rabacher que je suis grand, fort et musclé ?
Il y’a un aussi un autre invité, absent pour le moment, du nom de Sshaine. Chaka me dit avec un étrange sourire qu’il est sur qu’il va me plaire.
Est-ce que je les connais vraiment bien?... Mystra, je veux bien faire des efforts, mais aucun concernant mon homophobie ! Nan, je dois délirer… oublions ça très vite !

Caïus nous informe de la mise en place d’une nouvelle protection magique sur l’accès au sous-sol.

Je profite d’un passage à Velprintalar, motivé par la recherche par la compagnie d’un certain Sumcha, un sorcier disparu, pour rendre visite à ma belle et fougueuse Salliane à la Maison des Milles Délices et lui dire que... je suis… désolé pour l’autre fois quand je lui ai montré un morceau de chair avec un tatouage. Sa peau claire, ses yeux verts… Le bijou d’excuses que je lui ai apporté est rien comparé à son sourire... J'aime quand [censuré]

Chez le type qu’on recherche, nous tombons sur son chien de garde, un dragon d’Argent ( ?!) qui nous interdit de fouiller la maison. Il ne se démonte pas alors qu’on pourrait raisonnablement lui régler son compte. Y’en a que ça démange, d’autres qui jouent la modération. A la surprise générale, je sors de la maison car après tout, j’ai rien contre ce dragon, le dernier que j’ai battu m’ayant donné à réfléchir sur l’inutilité d’être obsédé par ces créatures. Thésia apprécie que je lui dise que c’est pour elle que je n’ai pas attaqué le dragon. Le fait est qu’elle avait raison : je ne m’en porte pas plus mal. En sortant, Chaka me dit « Mais comment ? Avec ta force, mon ami, et nos magies cumulées, tu n’en faisais qu’une bouchée ! ». Je leur réponds que ce dragon justement, pour peu qu’on lui ramène son maître, peut être une source d’information sur comment combattre le Nartheling. Caïus sourit et nous obtenons le silence du mage, se grattant le menton en grimaçant quelques instants.

C’est finalement par magie divine que Sumcha sera retrouvé. Il est retenu captif dans une grotte accessible par la mer. Nous avons d’abord a nous défaire de tentacules marines – rien a voir avec les légendes de poulpe géant et autre Kraken – puis de zombies ouvriers ( ?!) que Chaka immolera sans sourciller. Plus loin, nous tombons sur le geôlier qui invoque des créatures démoniaques immenses. Un Raido Maru en somme, ni plus, ni moins. Wyrven, projetant le rayon enflammé du Feu d’Argent, et Thésia, maintenant revêtue d’une armure complète, sont lancés dans le combat contre les bêtes. Notre adversaire essaie de m’ensorceler pour que je me retourne contre la guerrière. Il manque d’y parvenir car le pouvoir de Mystra me permet de rejeter les contrôles sur mon esprit ! J’abats mes obstacles avant de fondre sur l’invocateur qui disparaît rapidement, laissant un petit nuage de fumée. Ca aussi, Raido le faisait. Je songe « Petit-petit, montres-toi, que je te dises de près ce que je pense de ceux qui rompent le combat. » Nous trouvons Sumcha dans la pièce suivante, le libérons et entreprenons de repartir dans l’autre sens.
L’invocateur tente son va-tout en nous attaquant une nouvelle fois. Il sera achevé par une tempête de glace créée par Chaka : ce n’est plus qu’une statue de givre tombant en miettes sur le sol qui ne nous apprendra plus rien.
Nous extrayons le prisonnier et il sera interrogé sur ce qu’on lui faisait fabriquer. S’ensuit un partage du butin légèrement débattu... Pour une fois, rien n’ira dans les caisses de Nomyr.

Oui, on dirait bien que les choses changent. Je vais changer moi aussi. Je passe l’éponge sur le fait que le dragon d’Argent n’en était sûrement pas un : j’aurais du m’interroger sur la faible vibration de mon épée.
Grande nouveauté également, je vais porter une cape plutôt bien fichue, de couleur rouge et or. Ce n’est pas ça qui fera de moi un héros ou pas. Mais en faisant quelques efforts, je pourrais bientôt en avoir l’air !
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Une longue journée...

Message  Voyvodin le Dim 24 Oct - 23:53

Récit par Voyvodin

Maintenant :

En cage...
Oui, me voilà en cage, derrière des barreaux. Comment en suis-je arrivé là? Je pourrais les tordre, assommer 10 gardes et escalader l'enceinte mais je reste assis. Assis sur un banc en pierre et je me souviens.

Hier :

Sous un maigre clair de lune, je tire sur la corde de mon arc long...
Je suis dans mes pensées, ressassant les paroles de Chaka relatant leur entrevue, à Caïus et lui, avec Gloskill. Il nous a expliqué que plus tôt dans la journée, ils ont du révéler à Nomyr et Gloskill que c'est Marty qui a tenté d'assassinat le thayen. Devant notre stupeur - à Wyrven et moi -, Chaka nous dit avec gravité qu'il est désolé si nous en sommes contrit mais que c'était nécessaire pour nous protéger d'un interrogatoire poussé où nous aurions été incapable de mentir...
Tiens donc, ils ont décidés ça tout seuls?! En plus, Caïus n'est pas là et est absent pour "affaires urgentes à Velprintalar". Celui-là, il est très malin pour sentir la merde et l'éviter...
Et puis après... Mentir? Et pourquoi donc?
Même si je n'ai pas participé à la tentative de Marty, je n'ai aucune raison de cacher que si le thayen est mort, j'en suis le premier satisfait. C'est ce même thayen qui avait attaqué Hovor Seawind (tué récemment et mutilé pour ne pas permettre de retrouver les responsables) et la fille de Caytran Halvasin (membre du conseil non favorable à Gloskill), ce même thayen qui a failli me tuer pour de bon. Ce même thayen qui avait écrit le nom de Chaka comme un obstacle à éliminer. Chaka à la mémoire sélective...
Là-dessus, il est monté sur ses grands chevaux pour rappeler que Marty s'est mis en marge de la Confraternité, de la Compagnie et de l'autorité souveraine du roi Gloskill par un acte que Caïus et lui réprouvent avec force et vigueur.
Force et vigueur, je vais t'en donner... J'ai envie de les étrangler tout les deux! Merde, Ma flèche pars dans les champs!
Quand je pense qu'il nous a dit regretter profondément d'avoir eu à faire ce choix cornélien... Tu parles! J'étais là quand on a revu Marty après son action et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'était pas à un frère qu'ils parlaient. Non, ils l'accusaient de tout les maux et d'être responsable d'un chaos sans précédent!
Mais ce ne fut pas tout : il nous expliqua aussi qu'ils allaient "éduquer" Gloskill et orienter sa politique par différentes façons : des ministres, Chaka à la tête d'une grande université de magie pour le royaume et un rôle accru pour Caïus pour le développement religieux et économique.
Chaka continua en nous informa qu'en tant que représentants du gouvernement (j'ai eu envie de vomir), ils présideraient prochainement un entretien avec les elfes afin que ceux-ci "reviennent à la raison" et "acceptent la bienveillance du roi pour trouver et définir un accord durable sur l'affectation de Yuirwood" et autres traités. Je vois le guerrier elfe faire les yeux ronds. Mais Chaka n'en resta pas là et sollicita Wyrven pour qu'il intercède auprès des elfes pour qu'ils appuient à ce qu'il soit nommé Chancelier du royaume et gardien du sceau royal !
Il baigne une ambiance irréelle dans la grande salle du manoir. Notre hôte Sstrad tient sa coupe en étain dans les mains, comme si il y regardait le reflet du feu provenant de la cheminée. Il est songeur depuis le vol de la Corne qui était protégé dans les souterrains du manoir mais j'ai remarqué qu'il nous observait en silence. Thésia, elle, était restée calme et attentive à nos réactions. Wyrven s'est rejeté en arrière dans son fauteuil et a fait une remarque ironique que je n'ai pas compris, relative à la nature des hommes.
Et moi... Moi, je suis sorti de la pièce avant de tout casser.

...

Je ne sais pas combien d'heures je suis resté dehors à tirer à l'arc. Je fais bien sûr plus confiance à mon sens du combat au corps à corps pour vaincre un ennemi, mais à défaut de serrer le corps d'albâtre de Salianne, c'est la meilleure activité que je connaisse pour me détendre. Sans calme, une flèche n'atteind pas sa cible...


Dernière édition par Voyvodin le Lun 1 Nov - 20:33, édité 1 fois
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Une longue journée... suite et fin.

Message  Voyvodin le Dim 24 Oct - 23:55

Dans la nuit, Thesia me rejoint derrière le manoir en m'informant qu'un emissaire d'Emmech été venu porter un message demandait de l'aide pour élucider et faire cesser d'abominables assassinats qui se produisent chaque nuit depuis plusieurs jours. Quand je lui demande si c'est Chaka qui l'a envoyé me chercher, elle me dit simplement en souriant qu'il a signalé que le renfort de Voyvodin est une aide qu'il ne fallait pas ignorer mais qu'elle n'avait pas besoin de l'archimage pour souhaiter ma participation.

Ce matin
Par une prière de Sstrad à Amaunator, nous prenons la forme de brumes transportées par les vents pour rejoindre la cour de la forteresse militaire d'Emmech. Ca me va bien, je n'ai aucune envie de bavarder où d'entendre des discussions. Avant notre approche, nous sommes repérés puis escortés par des cavaliers griffons.
Nous sommes accueillis sans ménagement par le commandant demi-elfe Gante Demelin. Lui et les autres gradés, l'elfe griffonnier Araevil Oeil-Noir et l'humain mage de bataille Canton Karlesad, sont visiblement mécontent de notre atterrissage dans l'enceinte. Sstrad fait remarquer que c'est une réaction étrange alors qu'ils ont sollicités notre aide.
La conversation avec Gante est un peu longue. Celui-ci à le droit à des questions identiques répétées sous différentes façons et comme à son habitude Chaka réfléchit sans discontinuer à voix haute. Ce qui est certain, c'est qu'il y'a un lien avec le symbole de Bordijin, retrouvé sur les lieux des meurtres. Ce symbole brodé dans les langes dans lesquels j'ai été trouvé nouveau-né, symbole qui a conduit à ce que je découvre que j'étais le fils d'un conquérant venu du lointain est qui fut stoppé au nord d'Aglarond il y'a plus de 25 ans. Il m'est posé quelques questions auxquelles je réponds que c'est sur les lieux des crimes que nous trouverons peut-être des réponses.

Que vais-je découvrir ? Cette paternité encombrante dont a tiré profit Gloskill contre moi au conseil me réserve-t'elle d'autres surprises ? Je chie sur ce nom de baptême qui est le mien : Temudjin. C'est Faerun, avec ses dangers, ses monstres, ses sorciers et ses dieux, qui a élevé Voy-Vodin. Faërun... et la Tribu du Lion.

Les familles qui ont été atrocement décimées ont ceci de commun que les ainés faisaient partie des armées de Bordijin. Je doute qu'ils soient punis d'avoir déserté jadis alors qu'il a fallu tout simplement qu'ils s'intègrent à la société pour éviter le désoeuvrement. On retrouve le symbole gravé au couteau sur les fronts de quelques victimes. Gante est avec nous lorsque ce que nous recherchons des indices. Ils ont été tués par des armes tranchantes et de façon rapide car personne n'a donné l'alerte ou entendu quelque chose. Les morts ne parleront pas alors ils faut interroger les vivants. Je dis que si il y'a encore d'autres anciens soldats de Bordijin, ils ne leur aura pas échappé qu'ils sont des cibles potentielles et doivent être en train de plier bagages. Sstrad va chercher de ce coté-là. Pendant ce temps, nous trouvons un lambeau de tissu, particulièrement nauséabond.

Plus tard, un cor retentit, signal d'une intervention des gardes d'Emmech. Gante, Thésia et moi courrons vers cette direction. J'arrive le premier sur les lieux d'une scène édifiante. Devant les passants, 4 gardes forment un cordon pour bloquer l'accès à la place. Derrière eux est dressé au milieu de nulle part un mur de pierre long de dix mètres et haut de trois.
Plus étonnant encore, on voit dépasser de ce mur d'immenses lames d'acier tournoyantes et des griffonniers tirer à l'arc vers le tumulte d'un combat! Je vois sur le coté un homme d'un certain âge tirant de son mieux une brouette pleines d'affaires, l'air visiblement inquiet. J'en suis certain maintenant, Sstrad est dans de mauvais draps. Reculant de quelques pas, je cours et saute par dessus les gardes pour voir ce qui passe, ignorant le tranchant de leur lame sur ma chair. A travers la barrière de lames, je vois Sstrad en prise avec quatre soldats expérimentés qui ne frappent pas pour l'assommer mais bien pour lui faire mordre la poussière. Des flèches pleuvent sur lui, d'abord détournées par un mur de vent jusqu'à ce que les griffonniers changent de position dans les airs. J'hurle aux soldats d'arrêter tout de suite et que le marshall Gante est tout près d'arriver. L'un d'eux me répond de ne pas m'en mêler ou il m'en coutera! Sstrad vocifère des "comment osez-vous levez la main sur un grand-prêtre d'Amaunator?" Il est grièvement blessé jusqu'à ce que ces blessures disparaissent alors qu'il lève le poing mais les soldats sont très bien entrainés et le sang est rapidement versé à nouveau. Je dois le sortir de là alors je m'élance, traversant les lames qui me lacèrent furieusement. C'est alors que surgit Wyrven, lui aussi monté sur un griffon qui s'approche assez près. Il incante rapidement et touche Sstrad qui disparait. Les soldats ne sont pas dupes de l'invisibilité et ne s'arrêteront pas pour autant. Je profite d'un moment d'hésitation pour plonger et réussi à saisir Sstrad. Je prononce le mot de commande "Kurtwagner" et avec l'aide de Mystra nous faisons un bond magique de deux cent mètres, laissant derrière nous un nuage de fumée.

Malgré mon entrainement quotidien à ce déplacement surnaturel, nous sommes éjectés d'un mur dans une allée déserte. La douleur ressenti est peu de chose par rapport à la colère sourde que je perçois dans la tension du bras que je tiens.
" Sstrad! Calmes-toi!". Celui-ci réapparait. Son mécontentement est manifeste et c'est avec difficulté que j'obtiens qu'il m'explique qu'il avait visiblement trouvé un homme qui savait des choses et qu'il interrogeait jusqu'à ce que des soldats l'interrompent. Autant il m'est difficile d'entendre de mes "frères" que nous devons tous nous soumettre à l'autorité souveraine d'un Gloskill, autant il lui est encore plus difficile de ne plus exercer l'autorité indiscutable qui devait être la sienne à son époque. J'espère ne jamais me réveiller d'un sommeil de 1500 ans. Je lui dit que je vais arranger ça avec Gante et il me promet qu'il va patienter ici une heure, mais pas plus.

Je rejoins le rassemblement qui s'est constitué plus loin. Wyrven à été interpellé par Gante et des soldats. Je m'approche d'eux quand un soldat me pointe du doigt en hurlant. Me voilà encerclé et Gante refuse d'entendre quoi que ce soit. Thésia s'approche à son tour et toute sa bonne volonté ne lui épargnera pas le même traitement. Je l'accueille dans ce statut nouveau pour elle de prisonnier en lui parlant grivoisement en catimini pour souligner l'absurdité de notre situation.
Une fois dans l'enceinte de la forteresse, je vois que Chaka est présent, bavardant avec le mage Canton Karlesad. Je demande à Gante à quoi tout cela rime. Celui-ci nous aboie dessus et nous somme d'obtempérer, de ne pas prendre la parole et de jeter nos armes pour être emprisonner.
"Quoi !? Oui, je suis intervenu pour sortir Sstrad de là! Mais je l'ai aussi fait pour empêcher qu'il y'ait des morts!!!"
Je sors mon épée du fourreau dans mon dos et aussitôt c'est toute la garnison qui me tient en joue. Quelle ironie, ce matin même, je tirais des flèches pour garder mon calme et maintenant ce sont des soldats fébriles qui vont me tirer dessus si ils perdent le leurs. Je finis mon geste en jetant mon épée au sol. J'enlève aussi ma cotte de mailles et commence à gemir en me caressant le torse. Chaka me regarde éberlué.
'Et alors?" dis-je a voix haute pour être bien entendu de tous. "J'adore me caresser quand on essaie de m'enculer!"
Gante reste inflexible. Je continue de me défaire de mes possessions. Chaka vient près de moi prudemment et me demande d'un voix calme où est Sstrad. Je lui dit à quel endroit je l'ai laissé, que celui-ci ne tardera pas à en partir et lui ajoute de se débrouiller pour arranger cette mauvaise farce.
Puis j'hurle à nouveau, pointant du doigt au hasard les militaires : "Toi! Tu veux me tirer dessus? Viens! Et toi ?! Que personne ne s'avise de me toucher" et me tournant vers un Chaka s'essuyant le front "montrez moi les cachots de ce chien de Gloskill..."

Thesia, Wyrven et moi sommes escortés. Je vois que Chaka réfléchit à la situation et je ne peux m'empêcher de penser qu'il jubile à l'idée que nous sommes contraint d'accepter ce qu'il appelle la loi rigoureuse de l'Aglarond. La loi, c'est une chose. Mais que les choses soient justes, c'en est un autre...

Maintenant

Je ressasses les événements gardant les dents serrés. Nous sommes libérés un peu plus tard et nous nous retrouvons dans une grande salle où nous est lu notre sentence : nous sommes libérés et nous aurons une amende de cent pièces d'or à régler rapidement. Cette fois, c'est Wyrven qui ironise en disant qu'ils n'ont qu'à les prélever sur nos émoluments sur l'enquête pour laquelle nous sommes venus. Il est rappelé que nous n'aurions aucune rétribution pour cela. Je n'ai rien à ajouter, autant parler au cul d'une vache!
Chaka se montre conciliateur et ramène le sujet sur l'objet premier de notre venue à Emmech. J'avance que l'on doit utiliser l'odeur du tissu trouvé pour remonter une piste. Avec quelques soldats et guidés par des maitres-chiens, nous empruntons un chemin à l'est des remparts de la ville. Voilà que ceux-là ont aussi des envies de nous parler gras quand on discutent avec eux...
La nuit est proche et nous décidons, avec l'aide de Thésia pour obtenir un arbitrage rapide au lieu d'une conversation sans fin, de rentrer à Emmech. Ses appels mentaux à l'attention du prêtre d'Amaunator ne le font pas revenir et Chaka précise que la magie employée par Sstrad est très puissante et que ce dernier ne saurait l'utiliser trop fréquemment.

Nous nous postons à l'intérieur de la ville et je demande à ce qu'un chien soit attaché non loin de nous, comptant sur son odorat et sa réaction si un des tueurs revenait. C'est finalement mon ouïe qui me fit repérer un infime bruit : quelqu'un avait escaladé les remparts et conscient d'être attendu, décide de fuir. Je donne l'alerte et me précipite au rempart que j'escalade aisément. J'entend Chaka ordonner que l'on viennent tous à lui pour nous faire voler. La silhouette se déplace très vite et tout au plus ai-je le temps de sortir une pierre de lumière qu'elle est hors de portée de vision. Mes trois comparses passent au dessus de moi en volant. L'elfe a la vue perçante voit dans la pénombre le fuyard tandis que le mage m'engueule de ne pas être venu auprès de lui pour sa magie. C'est ça, cherches-moi.
Je lance au sol une figurine d'obsidienne et prononces le mot "Sleipnirr" (Sumcha disait que ça rimait avec zéphyr et que le destrier galoperait comme s'il avait huit pattes). Je monte en selle et les rattrape en un instant, plus rapidement qu'aucune créature n'en est capable. J'hurle le nom de Wyrven. Le guerrier et moi parlons la même langue : il redescends vers le sol et je saisi son bras pour qu'il monte avec moi. Le fuyard sait qu'il ne peut s'échapper et fais volte-face pour nous affronter. Pendant que Wyrven incante, je vais au corps à corps car j'ai hâte d'en découdre avec quelqu'un. Cette chose profite de ma précipitation pour me porter un coup d'épée qui aurait pu en tuer d'autres que moi.
Ca fait mal mais j'aime ça. Je libère le feu en moi, le Lion rugit tandis que je donne tout ce que j'ai : j'enchaine une croix du nord en y mettant toute ma force quitte à y perdre en précision. Le premier mouvement le blesse très sévèrement, il échappe au second et la fin de mon assaut le laisse éventrer. Aussitôt prêt à frapper encore, aucun nouvel ennemi n'apparait. Cet espèce de mort-vivant ne paye qu'une part de l'ardoise que je réserve à mes ennemis, quels qu'ils soient.
Ma respiration ralentit et j'entends Chaka geindre en s'approchant du corps : "Ah mais c'est atroce. Quelle violence!" Puis il se tourne vers moi et vois ma large blessure. Je ne sais pas si c'est celle-ci ou mon regard qui le fait reculer mais il dit en bredouillant qu'on ne peut pas continuer ainsi sans le soutien d'un grand prêtre et qu'il faut rentrer sans tarder, pendant que l'effet du vol magique perdure et qu'il sollicitera le concours de Caïus Seranus. Oui... rentrons.

On refile le cadavre à Gante et je suis soigné par un prêtre de Tempus. Je refuse l'hospitalité négocié par Chaka à la caserne. Pendant que Thésia et Wyrven hésitent sur le lieu où ils dormiront, je me dis qu'après tout que peut-il m'arriver de pire? Il me semble d'ailleurs que c'est dans cette ville qu'est planqué la cellule du Culte du Dragon...

Une journée comme une autre ou tout l'Aglarond semble s'être passé le mot pour me faire suer.
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Les Sables Chantants...

Message  Voyvodin le Lun 1 Nov - 20:36

...
Au matin, je vois que Wyrven est parti, certainement rejoindre ses frères elfiques de Yuirwood. Caïus nous a rejoint et prend connaissance des derniers événements. J'apprend que Yamun Khan Bordijin n'est pas mort. Caïus et Chaka le savent depuis longtemps et n'ont pas jugé "utile" de me le dire avant! Mais ce n'est pas tout.
Thésia est bizarre et le moine noir essaie d'en savoir plus sur les raisons de son trouble. Elle est effectivement curieuse, elle a l'air de vouloir se confier mais je ne sais pour quel motif étrange, elle dit qu'elle ne peut pas... Honneur, secret? Nous ne comprenons pas le sens du peu qu'elle nous dit, tant pis. Elle me demande de lui faire confiance, elle m'est sympathique dans son mélange de douceur, de pondération et de talents martiaux.
Alors... Lui faire confiance, oui... bien que c'est un luxe dangereux pour sa propre survie. Mais pourtant, il est tellement plus facile de se laisser porter par les autres...

Avec des guides, nous quittons Emmech et reprenons le chemin vers les Sables Chantants. Je prends de plus en plus la mesure du cheval magique que j'ai acheté très cher à Sumcha. Chaka reprend son activité préférée : envisager tout les possibles. Je crois plutôt que Caïus et lui ne sont pas pressés d'affronter un danger dont nous ne savons rien... J'ai déjà mal a la tête alors pas question de faire du surplace pour en écouter davantage! Plus loin, nous continuerons sans les guides, profitant d'un chemin facile a suivre. Je crois aussi que les superstitions sur ces lieux sont assez dissuadantes pour les gens du coin. On dit que des morts de champs de bataille n'y trouvent pas le repos et autres superstitions...
Notre chemin nous fait passer dans un canyon. Chaka prend la voie des airs pour savoir ce qui nous attend puis nous apprend qu'il y'a de l'activité comme un regroupement bien plus loin, au delà du canyon. Quand soudain avant de sortir du défilé, un voix menaçante de stentor retentit, nous sommants de ne pas avancer davantage. Thésia nous enjoint d'obéir. Elle sait à qui nous avons affaire mais demeure très évasive.
Je descend de ma monture et lui fait reprendre la forme d'une figurine puis prend mon épée en mains. Thésia lève un peu le mystère : il s'agit d'un certain Philippe, son ancien maître. Celui-ci s'était déjà adressé à elle dans la nuit... L'attente est interminable, on dirait qu'elle lui parle par la pensée quand ce n'est pas à voix haute. Ce type est derrière tout ça! Est-ce un piège? Je profite d'un moment où elle se rappelle qu'on est là pour lui demander à quoi ça rime et lui reparler de... "confiance". Je ne comprend rien de sa réponse, tout au plus nous demande-t'elle de ne pas intervenir car elle va aller au devant de son ancien mentor. D'accord. On attends.

Vingt-minutes plus tard, j'entends sa voix dans ma tête. Je ne m'y ferais jamais! Des brides de mots, je retiens qu'elle dit qu'elle va revenir et qu'il est devenu fou.
Quoi? Mais s'il est fou, alors elle est stupide de croire qu'il la laissera partir! J'aboie à Caïus et Chaka qu'elle est en danger et jettes la figurine à terre.

"Sleipnirr!" Je sautes sur le fougueux cheval et tend la main au prêtre pour qu'il monte avec moi. Nous brulons la distance qui nous sépare de la guerrière, ma monture galopant en flottant au dessus du sol. Je ris a tue-tête, gardant pour moi l'idée que "son Eminence" est agrippé à moi comme si j'étais un coffre!
Caïus me dit "regardes!". Je lève la tête pour voir que Chaka est sur un cheval fantomatique galopant plusieurs mètres au dessus du sol et allant encore plus vite que le mien!?! Rhâah! Sumcha m'a menti : je vais faire du petit bois de son familier Dragon!

Quand nous arrivons, l'archimage est déjà en train de projeter depuis les airs des vagues d'énergies destructrices dans les rangs des hommes et des non-vivants. Je charge vers Thésia en prise avec un guerrier armé d'une épée de lumière. Je saute prestement de cheval mais je ne peux pas laisser Caïus continuer sur des centaines de mètres car j'ai besoin de lui ici alors j'ordonne au cheval de redevenir une figurine d'obsidienne. Il sera quitte pour des contusions mais il n'en est rien: le prêtre fait une roulade incroyable pour finir debout sur ses pieds! Quelles autres prouesses nous cache-t'il encore?
La situation est mauvaise et je constate que les sinistres légendes sont fondées. Nous sommes tout les trois dos à dos face aux terribles combattants que sont les non-vivants, aux tirs précis d'humains archers et à ce Philippe.
Thésia ne fait visiblement pas le poids contre son maître et se perd en dialogues creux alors qu'il ne cherche qu'à la briser, physiquement et moralement. Elle persiste à voir en lui son mentor et semble s'adresser aussi à Brillante, l'épée d'énergie. Je demande au prêtre de dissiper le maléfice mais il dit qu'il faut d'abord le saisir. Impossible, ce n'est pas le premier venu et son arme ignore le métal des armures!
Malgré la magie de Chaka hâtant nos mouvements, Caïus et moi ne faisons que retarder l'échéance de notre trépas tandis que Thésia ne comprend pas qu'elle doit défendre chèrement sa vie au lieu d'essayer de convaincre un dément.
Je laisse le Lion prendre possession de moi car je ne deviendrais pas l'un des leurs, destiné a tuer contre ma volonté ceux qu'un démon me désignerait!
Profitant de l'apathie de la guerrière, Philippe la déborde pour frapper le prêtre qui s'écroule. Je redouble de colère et décime les revenants, ignorants les blessures toujours plus nombreuses et mon propre sang obscurcissant ma vue. Pris dans le combat, je constate trop tard que mon cou est la cible d'un nouvel assaut du dément : au moins ne serais-je pas mort dans mon lit...
Mais la lame étincelante s'est figé avant de me décapiter! Mystra m'a t'elle sauvée? Un moment de lucidité de ce formidable guerrier? Un sursis sur ce théâtre de nombreuses batailles pour la bravoure d'un guerrier?
Philippe s'éloigne hors de portée et Thesia me fait boire une potion refermant partiellement mes blessures. Le Lion recule dans mon âme, me laissant épuisé. Je donne ma potion de robustesse pour Caïus qui ouvre miraculeusement les yeux.
Les archers nous tiennent en joue et ont d'ailleurs réussi a faire reculer considérablement l'archimage. Philippe ayant mis une certaine distance avec nous, donne un dernier ultimatum à son élève : le rejoindre ou périr avec ses compagnons. Thésia est trop déboussolée pour se décider sur son propre sort, alors qu'elle puisse être responsable de notre mort n'arrange rien dans son désarroi.
Voilà ce qui arrive quand on laisse les liens du sang ou l'honneur dicter nos vies: la douleur de la mort d'un frère, l'obéissance à un code qu'on ne reconnait plus et le monde s'écroule. Tout indique que Thésia va céder...

Je decide de la secouer :
"Thésia! Veut-tu le rejoindre?
- ...
- Réponds-moi !!!
- ...euh... Non...
- Bien. Alors, il y'a un moment où il faut tuer son "père" pour s'accomplir!"


Je souri d'un air mauvais car ma décision est prise. Je pose la main sur Caïus toujours au sol qui me regarde suspect. "Kurtwagner"! Je réapparais près de Philippe, malheureusement sans le prêtre qui a "refusé" la courte téléportation.
Le combat reprend donc, c'est l'instant de vérité. Philippe essaie de me désarmer par deux fois sans succès. Thesia prend part au combat et les miracles de Caïus préservent en nous une once de vie. J'assène enfin le coup de grâce. C'est alors, avant que mon adversaire tombe au sol inanimé, que sa tête explose, libérant une espèce de gros ver certainement responsable des méfaits de Philippe. La bête va t-elle essayer de me posséder à mon tour? Jamais! Galvanisé par le feu dans mes veines, j'abat mon épée d'adamantium dans un enchainement mortel sur la bête puis me tourne hagard vers mes compagnons. Thésia, bien qu'également grièvement blessée, sort de sa torpeur. Caïus se redresse et va courageusement au devant des archers! Son ordre résonne puissamment sur la plaine : "FUYEZ!" Nos ennemis pris d'effroi par le pouvoir divin s'exécutent.

C'est alors que le sol se met à gronder avant de trembler. Il est difficile de rester debout. Soudain surgit des entrailles de la terre un ver monstrueux et difforme, de la taille du galion d'Evgruth le Rouge! Il gobe un des soldats et l'espace d'un instant, la créature semble afficher sur ce qui lui sert de face le visage de sa victime. C'est effroyable, l'âme semble dévorée en même temps que le corps à moins que cette chose fasse sienne les souvenirs de ses victimes car maintenant elle se tourne vers nous. Nous devons battre en retraite et profiter de lenteur de la bête. Je soulève le corps de Philippe et son étrange épée avec ma cape et nous revenons jusqu'au canyon. Sur le chemin, je saisis Chaka quand il redescend vers nous et lui demande de retrouver la statuette d'obsidienne sur le champ de bataille.

Vient le moment des explications.
Nous avons échappé de peu à la mort et nos risques auraient été limités si Thésia n'avait pas eu autant de problèmes de conscience. Je lui fait remarquer qu'elle me doit sa liberté. Elle me répond d'une voix morne "si tu veux le prendre comme ça...". Humpf! Il lui faudra du temps pour digérer tout ce qui s'est passé.
L'encyclopédique Chaka fait le lien entre la chose qui avait pris possession de Philippe et la monstrueuse créature sortie des entrailles de la terre, évoquant un transfert des souvenirs...
Thésia nous apprend les projets de feu son mentor : lever des troupes pour le compte de son maître, Yamun Khân Bordinjin. (?!)
Je suis trop fatigué pour hurler. Ne pouvait-elle pas penser une seconde qu'elle aurait du m'en parler, que ce qui concerne ce père maudit me concerne aussi?! Hélas, je n'apprendrais plus rien de ce Philippe... Il ne reste qu'un corps sans tête.
Avec Chaka, la même idée nous traverse: et si Philippe ne m'avait pas décapité parce que je suis né Bordijin? Est-ce le maléfice d'un souvenir partagé avec le Khan lui-même?

Thésia me demande de garder quelques jours l'épée car... elle a confiance en moi et il lui faut du temps pour statuer sur le devenir de Brillante.
Parfait, j'aurais alors mes réponses. Caïus rechigne un peu a prier un miracle pour me permettre de parler toutes les langues. Je le rassure en lui disant que ce n'est pas pour faire de la politique! Il accepte et promet aussi d'essayer de me retrouver une potion, car je n'en avais qu'une capable d'augmenter la résistance.
A l'écart, je parle donc en Chondatan avec l'arme doué d'intelligence. Je sais désormais où est Bordijin...

Nous retrouvons Gante.La conversation vire aux confidences politiques. Voilà un domaine où la confiance ne veut rien dire : faux-semblants, renversement de situation... Je laisse au grand prêtre et à l'archimage le soin de comprendre tout cela.

L'affaire des assassinats et des meurtres étant résolue, notre amende est annulée. A la bonne heure! Je n'avais de toute façon plus de quoi payer.

C'est grotesque : Voyvodin, l'homme qui voulu être roi... avec 3 pièces d'or en poche.
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La paix?

Message  Voyvodin le Jeu 11 Nov - 15:46

Quelques jours plus tard, à Yuirwood.

Décidément, je vais de surprise en surprise. J'aurais eu tort?
J'ai ardemment souhaité la mort de Gloskill et Nomyr que mon instinct me désignait comme des crapules de la pire espèce.
J'ai même prié Mystra d'armer ma main et d'enlever la magie de Caïus et Chaka pour que je leur fasse payer leur traitrise envers Marty, envers l'Aglarond, envers la Simbule elle-même.
J'ai vu en eux des profiteurs, des opportunistes.
J'ai vu en Chaka un manipulateur, écartant les objecteurs de conscience comme Hector ou Marty ou les imbéciles heureux comme Lancercan.
Mais est-il vraiment responsable de leur départ? Je n'en suis plus si sur. Après tout, nous sommes maîtres de nos vies... Enfin, nous devrions l'être. Il y'a quelques jours, j'ai vu la foi de cette guerrière, Thésia, ébranlée. Tous autant que nous sommes, nous ne savons pas grand-chose, finalement...
Saurais-je un jour pourquoi Mystra m'a choisi? N'est-ce que pour servir de bras armé aux idées des autres?

Ce soir, les négociations se sont très bien passés entre le... entre Gloskill et les seigneurs elfiques de Yuirwood. Chaka et Caïus n'ont pas ménagés leurs efforts et cela a été payant. Je crois qu'eux-memes sont surpris d'un si bon résultat : union prochaine des peuples, des engagements de part et d'autres. Ces deux là... Quel couple! Chaka était plus ébahi que triomphant quand je lui ai dit que c'est une bonne chose d'avoir eu tort. Caïus m'a étonné, il m'a dit qu'il tenait à honorer sa promesse envers l'elfe du nom de Lorndanel. Après tout, il ne promet pas souvent grand chose mais dans l'action, il fait toujours ce qu'il faut. Avec Wyrven, c'est le plus sur soutien en combat.
Dans les parages, je suis tombé sur Hector, nous n'avons pas échangé grand-chose. Quand je le vois, je me dis que d'écouter trop sa conscience rend profondément malheureux. Je pense qu'il ne se remet pas de la mort de sa soeur. Il m'a semblé aussi apercevoir Marty mais je n'en suis pas sur, peut-être n'était-ce qu'une ombre... Il doit être déboussolé. Du peu que je le connais, je ne pense pas qu'il se serait mis au service de Caytran s'il avait su qu'il était le chef secret du clan elfique extrémiste de la Flèche Verte. En fait, personne n'a rien vu.
Et maintenant, savons nous vraiment la vérité? Il faudrait vérifier si il est parti librement avec sa fille ou si il a parlé sous la contrainte... Bah, je laisse à d'autres le soin d'imaginer toutes les hypothèses possibles.

Là, assis, adossé contre la bâtisse, je regarde mon épée d'adamantium et l'étoffe usée dont je connais désormais le sens du symbole brodé. Je ne sais pas quoi penser de celui qui est à la fois mon père et qui ne l'est pas. Et si je le retrouve, que se passera-t'il, un combat sans fin? Il faut reconnaitre que nous avons au moins un point commun, celui de refuser de mourir. Il faut être tenace pour disparaitre 25 ans et vouloir reformer une armée! Nous verrons... Si le but des Choisis de Mystra est de préserver la paix ou à défaut un équilibre précaire, il faudra surement intervenir...

Au dessus de nous, des dragons des forêts veillent au calme des réjouissances. Les dragons font partie de ce monde, en souriant, je me dis qu'être un tueur de dragon ne rime à rien. Mais ce qui est fait est fait.
Pour le moment, la tentation est grande de baisser la garde et se laisser bercer par l'ambiance festive à l'intérieur...
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Haro sur le Culte du Dragon

Message  Voyvodin le Lun 15 Nov - 2:20

La nuit se passe sans problème. Chaka et Caïus sont bel et bien promis à de hautes responsabilités en Aglarond, le... le roi Gloskill ayant clairement besoin d'eux. Vu leur succès politique dans le rapprochement des peuples, ça me semble une bonne chose.

Quand à Gloskill, et bien... chacun sa croix. De son vivant, soit pendant encore environ 40 ans, il sera marié à la princesse elfique !
En fait, je ne suis pas jaloux : si j'étais sur le trône à sa place, j'aurais du pour l'éternité partager la couche d'une poétesse maigrichonne, sans parler d'un Chaka m'interdisant de serrer d'autres corps, sous peine de plonger le pays dans d'affreuses tensions politiques! Ha ha ha!

Le lendemain, Marty nous rejoint et nous explique certaines vérités. Il n'était pas l'assassin du thayen, quelqu'un d'autres avait pris son apparence et lui-même avait accepté de porter le chapeau pour que les elfes ne soient pas accusés. C'est quand même assez tordu car il était quasi impossible de discerner de quoi reconnaitre Marty. Toujours est-il que la fille de Caytran Halvasin est restée à Velprintalar et que notre frère nous invite à loger dans la grande maison du barde fuyard. Ca me va bien. Les autres feront leurs choix entre cette proposition et cohabiter avec Sstrad au manoir. Bon, le Sstrad n'est pas très souple, hein... Il passe son temps à donner des ordres, j'ai déjà pas beaucoup d'affaires alors si je dois me faire prendre la tête parce que je laisse trainer mes bottes hors de ma chambre, ca va pas le faire bien longtemps!
La fille Halvasin ne risque rien avec moi : qu'elle est eu le béguin pour un gars comme Hector signifie que je suis pas son genre. Ha! Les blablas, les peut-être et les "non, attends, prenons le temps de faire connaissance" sont pas pour moi.

Avant de poser mes frusques chez Marty, je vais dans le quartier près du port trouver le vétéran de la Grande Horde dont j'ai appris l'existence par Caytran justement, quand je le prévenais de se méfier des interrogatoires à venir suite à l'assassinat. Je trouve sans mal le vieux bougre estropié qui n'est plus que le pâle reflet du soldat qu'il était. Il souhaite toujours se refaire la cerise, en montant une expédition navale pour toucher une grosse récompense en tuant ou capturant un calmar géant. Il sait que le Yamun Khan est en train de se constituer une armée. Moyennant quelques verres, j'apprends que Philippe est également venu faire du recrutement à Velprintalar mais surtout qu'il était accompagné d'un type sinistre, un homme mince, grand et peu bavard, le teint blafard avec une ceinture de crânes autour de la taille. Au moins un qui annonce la couleur. Pour conclure, il m'avertit à l'abri des oreilles indiscrètes que si je veux remuer la merde, il a entendu parler de quelqu'un qui connait quelqu'un : un demi-orc nommé Arl Beskel qui tient une taverne à Emmech. Ouais... La merde, il faut bien quelqu'un pour s'en occuper...

En retrouvant les autres chez Marty, j'amène le sujet sur Emmech, justement. Viens le moment de prendre une décision concernant le Culte du Dragon. Wyrven a pour eux une ardoise assez chargée alors l'attaque qu'il a subi récemment, le laissant nu comme un ver, n'arrange rien. Par magie, ses affaires personnelles sont détectés comme étant très loin d'ici. Pour ma part, je lui ai promis de l'aider à botter le cul du Culte ici même, dont on sait qu'ils sont à Emmech. Mystra nous a conduit ici pour protéger l'Aglarond, je ne vais pas partir une semaine car qui sait comment on retrouverait le pays à notre retour. Comme d'habitude, il aura fallu une bonne heure d'hypothèses, de controverses et de j'avance et je recule du mage pour que soit prise une décision. Si Sstrad était là, il serait surement déjà sur place. A mon avis, je suis convaincu qu'il ne décolère pas des difficultés avec la milice locale ou du vol de la Corne. Comme on ne sait où il est, on devra aller sans lui. Ha! Je me chargerai de leur administrer le jugement d'Amaunator! Plus sérieusement, il n'y a pour moi pas à tergiverser avec des espions, des assassins, des voleurs qui se croient tout permis avec les Choisis de Mystra et dont le but de mettre à leur service des dragons.

Après un message magique envoyé à Gante, nous atterrissons comme nous l’avons fait plusieurs jours plus tôt sous forme nuageuse dans l'enceinte de la caserne, cette fois sans l'escorte nerveuse des griffonniers. Le Marshal n'est pas opposé au démantèlement de la cellule du Culte du Dragon mais souhaites aussi qu'on s'occupe du Bug, le monstre énorme et gigantesque des Sables Chantants. Là-dessus, avec Caïus, on est d'accord, c'est un moyen rapide d'y laisser sa peau qui ne nous intéresse pas des masses.

Au petit matin, nous approchons via des souterrains le repaire du Culte guidé sans faille par la grâce de Waukeen. Quand nous donnerons l'assaut, Chaka avertira mentalement un officier qui fera boucler le secteur à la surface. Ayant développé avec Caïus une bonne efficacité opérationnelle dans l'action, nous faisons le point sur quelques préparatifs et notamment des protections divines.
Pour nous permettre d'approcher sans se faire repérer, celui-ci crée une zone de silence. L'elfe Wyrven n'est pas en reste de talents et nous confère la vision dans le noir.
C'est Thésia qui ouvre la marche mais il faudra plus loin les efforts combinés de Wyrven et Marty pour dégager un passage secret. Nous sentons que nous ne sommes plus très loin. Est-ce les incantations faites en retrait ou le piège déclenché par Thésia, qui pour une incompréhension avait mis de la distance avec moi l'excluant donc de la zone de silence, qui a fait que nous avons été repérés?
Nous franchissons en sautant la trappe qui s'est ouverte. De l'ombre, des flèches partent vers moi. Les cultistes croient peut-être pouvoir me tirer comme un lapin. Mais en réalité devant le Lion, ils sont vite piégés comme des rats. Je hais les couards et les traitres alors je n’ai aucun scrupule à les tailler en pièces.
Nous continuons à progresser le plus rapidement possible de façon à limiter les fuites chez l’ennemi. Les rangs de celui-ci sont désormais renforcés par des sorciers. Par magie, Thésia devient extrêmement faible et maladroite et je n’hésite pas longtemps pour lui donner la seule potion que je possède qui pourrait dissiper ces effets. Wyrven s’occupe de ce sorcier alors je choisi un autre couloir.
Au tournant, je frappe instinctivement à l’aveugle, éventrant un assassin en embuscade comme je m’y attendais. Bien. Je n’entends rien à la politique mais j’ai acquis un vrai sens du combat. Hormis Philippe que j’ai affronté récemment, je n’ai pas affronté d’adversaire qui ne soit pas submergé par mes enchainements. Pendant ce temps, Chaka a cloué au sol un des assassins avec des bandelettes d’acier magiques qui se sont enroulés autour de lui et essaie en vain de l’assommer. Ha ! Il faudra que je lui apprenne à serrer le poing.
C’est mon tour de subir la sorcellerie de l’affaiblissement mais Caïus veille et en dissipe les effets par une vibrante prière. Le jeteur de sorts balafré s’enfuit. La colère commençant à me monter, je me précipite dans l’escalier pour le rattraper. Il me jette un nouveau sort, cette fois pour pervertir mon âme. C’est sans compter la protection de Waukeen et ma force de volonté. Effrayé, il s’enfuit dans un tournant. Encore une fois, un assassin essaie de me stopper mais je l’écrase comme un insecte. Plus rien ne pourra sauver le balafré de ma colère : je le retrouve pris au piège, acculé au fond d’une pièce sans issue. Je me rue vers lui, laissant un dernier ruffian m’attaquer traîtreusement, pour répandre au sol les boyaux du sorcier avant d’achever mon enchainement à l’épée en coupant la tête de l’importun qui n’aura pas le temps d’implorer grâce.

Les deux assassins qui n’ont pas été tués ont soit été éliminé par un autre qui a fuit soit aurait réussi à ingérer un poison mortel. L’endroit n’étant plus infesté, les fouilles commencent et nous étudierons plus tard les documents écrits trouvés sur place. Je vois Chaka froncer les sourcils devant les corps éventrés de mes victimes et me regarder curieusement. Bien que je ne sache pas ce qu’il pense, je lui réponds : « Un des nôtres, un des leurs ! » avant d’ajouter avec un large sourire « plus ou moins… c’est toi le fort en calcul ».

Le fait est qu’effectivement, l’opposition était faible. Encore une fois, ce qui est fait est fait et nulle doute que mes talents martiaux feront le tour de quelques comptoirs de tavernes mal famées. Cela fera au moins réfléchir ceux qui voudraient croiser le fer avec moi. Quand à ceux qui essaieraient, si cela leur provoque des hésitations, je saurais en tirer profit.

Plus tard, avec Gante, nous évoquons le cas du Yamun Khan qui est en train de rassembler une armée. Il faut encore que je fasse les gros yeux pour que mes frères comprennent et retiennent que le mot « père » n’est pas approprié devant moi. Je dis ce que je sais sur l’existence de l’acolyte macabre de Philippe et parle du tavernier demi-orc. Pour éviter que celui-ci ne disparaisse au lieu de répondre à la convocation de la milice, il sera interrogé à la taverne avant l’arrivée des premiers clients.
Pas grand-chose à en tirer si ce n’est qu’il a sans doute vu Philippe et l’autre homme sans y faire particulièrement attention. Soit il n’est pas futé soit c’est un bon baratineur car Caïus ne semble pas relever de comportements nerveux dans ses réponses. A moins que le prêtre de Waukeen fasse ce qu’il sait très bien faire : ne pas remuer la merde.

Alors que nous partons, j’en profite pour parler au tavernier. D’un air entendu, il me dit de revenir seul ce soir. Il connaît quelqu’un…
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Rencontre sinistre dans le cloaque d'Emmech...

Message  Voyvodin le Lun 13 Déc - 22:25

Je reviens à la taverne en début de soirée. Arl Beskel le demi-orc me fait descendre à la cave puis ouvre un passage vers les réseaux souterrains en m'informant que quelqu'un veut me rencontrer.
Je cache que je suis encore sous l'effet magique de la vision dans le noir prodigué par mon frère Wyrven en prenant une lanterne. Trop tard pour penser si j'aurais mieux fait de ne pas venir seul. Dans tout les cas, si j'étais revenu accompagné, le demi-orc n'en aurait surement pas dit plus que ce matin.

J'essaie au mieux de me remémorer l'itinéraire pris dans ce cloaque. On débouche dans une vaste galerie ou coule un large ruisseau d'immondices. Sur la berge opposée se tient l'homme au crâne qui congédie le demi-orque d'un hochement de tête. On reste un moment à s'observer. Il finit par me dire qu'il sait qui je suis et de qui je suis le fils. Je lui réponds que c'est bien mais que ça ne me dit pas qu'il est, lui. Ce type, fidèle à la description que j'en avais, tarde à répondre qu'il est le maître des morts et qu'il n'est effectivement pas étranger aux nécromancies qui entouraient notre rencontre avec Philippe. Il est là pour m'inviter à l'accompagner rencontrer le Khan, qui est impatient de retrouver son fils. Je ne relève pas et lui demande ce qui lui fait croire que je puisse avoir envie de rejoindre quelqu'un qui tue les gens pour en faire des non-vivants dénués de libre arbitre. Il me dit que je dois comprendre que la fougue de l'ambition de mon père est toujours intacte et est au dessus de principes moraux désuets... Il me dit aussi que mon père n'est plus tout jeune et qu'il a soif de me transmettre ma destinée, d'abord comme un fier général de guerre, par exemple, avant de lui succéder prochainement.

Je lui demande plus de détails si jamais je décidais de l'accompagner dans le Thesk. Suffisant, il me dit que je n'aurais qu'à me rendre aux Sables Chantants pour le rejoindre quand je serais prêt.

J'ai du mal à faire le tri de tout ce qui me traverse l'esprit. Je repense à ces derniers mois, dégaine mon épée et relève la tête menacant :

"Je ne sais pas quels sont vos projets mais... laisser. l'Aglarond. tranquille!
- Pourquoi donc? Ce pays ne signifie rien pour toi...
- ... Je me suis peut-être pris d'affection pour lui."
(sourire narquois)

Cela n'a pas vraiment l'air de lui plaire. J'en ai la confirmation juste après, quand il me jette un sort maléfique après une feinte grossière comme si une tierce personne nous espionnait. Je sens qu'il attaque ma volonté. Mes idées se brouillent mais... mais le Feu d'Argent qui bouillonne dans mes veines rejette ce sortilège. Mystra!
Le Maître des Morts fronce les sourcils comme si il étudiait calmement un simple contretemps.
Calmement...
C'est sans compter la colère qui m'emplit quand on essaie de corrompre mon esprit contre mon gré. Il reste calme tandis que je baisse le front sans le quitter des yeux, prêt à foncer. Je lâche à voix basse la mot de pouvoir : "Kurtwagner". Sa surprise est grande quand je disparais de ma rive pour réapparaitre à coté de lui. C'est un autre Voyvodin qu'il découvre quand je relève la tête. La réflexion a laissé la place à la tempête. Les muscles tendues à tout rompre, j'exécute un terrible enchainement mortel dont il réchappe de justesse. D'abord effaré, il recule et d'une incantation efface les blessures que je lui ai infligé. Rien ne pourra le sauver de ma colère, je le ferais tomber! Mais le mécréant n'usurpe pas son sinistre titre. Viennent m'attaquer un grand squelette décharné armé d'une faux et une autre créature d'outre-tombe aux proportions gigantesques. Les griffes et l'arme de mort me lacèrent. Mon instinct de survie est le plus fort, contractant mes muscles et ignorant d'autres blessures, je franchis d'un bond prodigieux le ruisseau d'immondices et pars en courant après lui avoir jeté un regard noir en beuglant "TRAITRE !".

Je rejoins la surface, sérieusement blessé et le dos ensanglanté. J'écartes les badauds et retourne à la taverne d'Arl Beskel. Je rejoins le bar et fais face au demi-orque, qui ne sait pas trop quoi en penser. Je saisis une chope de bière et d'un regard mauvais à droite et à gauche éloigne les curieux du comptoir. En me penchant vers le tavernier, je lui dit en serrant les dents de passer la consigne à son contact que si il essaie à nouveau de pratiquer un maléfice sur moi, il n'en réchappera pas la prochaine fois.

Je sirote la bière sans le quitter des yeux. Sans doute devine-t'il que je n'attends qu'un seul mauvais geste pour séparer sa tête porcine de son corps aussi il se garde de me réclamer quoi que ce soit quand je repose la chope, la repousse vers lui en lui disant "celle-ci est pour toi".

Une fois dehors, je me rend compte que je crache du sang. Il est bien rouge et n'a en ce moment aucun reflet d'argent. M'éloignant en titubant un peu, je me dis que ça fait un peu cher pour une bière gratuite. Je vais retrouver mes frêres, j'ai besoin des soins de Waukeen.

D'ailleurs, qu'est ce je vais leur dire? Que je suis tombé dans l'escalier?
Rien que d'y penser, j'ai déjà mal à la tête. Ha ! Finalement... je l'aurais mon interrogatoire par les ministres du roi.
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Aparté entre Voyvodin et le Moine Noir

Message  Voyvodin le Jeu 23 Déc - 18:22

Ecrit par Antoine aka Le Moine Noir :

Avant de partir pour l'ouest, Chaka rendit visite à son frère, Voyvodin, qu'il trouva (comme de bien entendu) occupé à vider quelques chopines aux Milles Délices, en plaisante compagnie. Se raclant la gorge, il interrompit, gêné, une séance de fougueux baisers (et d'attouchements divers) entre le barbare et une donzelle, tous deux partiellement vêtus...

- Puis-je te parler ? J'ai du nouveau concernant... tes affaires familiales...

Plus tard, autour d'un verre, dans une taverne proche du palais royal.

- L'histoire, comme toujours écrite par les vainqueurs, n'a pas exactement rapporté des faits concordant avec ce que nous avons vécu ces derniers temps...

Sûr d'avoir capté l'attention du guerrier, l'archimage poursuivit :
- Ecoute plutôt. En 1358, pendant le Temps des Troubles, ton père, Yamun Khahan, unifia les hordes Tuigan, cela nous le savons. En 1359, les hordes Tuigan, sous son commandement, conquirent Semphar, Khazari, envahirent le royaume de Shou Lung, avant de se porter vers le Thay et la Rashémie. La citadelle de Rashemar fut détruite. En 1360, ce fut au tour du Thesk d'être envahi. Voyant la menace se préciser, les royaumes des Terres du Milieu réagirent enfin et constituèrent une grande armée pour partir en croisade contre l'envahisseur Tuigan. Une bataille décisive eut lieu à Phsant, où, selon les chroniqueurs officiels (et les bardes), le roi Azoun IV du Cormyr tua Yamun Khahan... Voilà qui est étonnant, tu ne trouves pas ? En 1361, les bandits Tuigan, rescapés de l'armée de Yamun, continuèrent à harceler les marchands de la Route Dorée (notamment autour d'un bourg appelé Tammar). J'ai gardé le meilleur pour la fin...

Déroulant un vélin.
- Regarde. C'est écrit ici. En 1363, il est dit que Hubadai, le fils ainé de Yamun Khahan, se proclama Grand Khan et fonda la nation de Yaimunahar...

Une pause. Puis reprenant, avec son habituel sourire énigmatique
- Oui, mon cher, non content d'avoir un père revenu d'entre les morts... tu as un frère, qui agit à l'est depuis près de 20 ans !

Sur ce, l'archimage se leva, s'inclina respectueusement, salua et sortit d'une démarche répide.

Réponse écrite par Dragan aka Voyvodin :

Voyvodin resta coi un moment. Puis après avoir laissé quelques pièces sur la table, se redressa et approcha de la porte de la taverne. Chaka s'éloignait et serait bientôt hors de vue.
- "Kurtwagner" !

Dans ses pensées, l'archimage énumérait et classifiait d'autres informations. Pestant contre son manque momentané de vigilance, il sentit trop tard une énergie magique proche de lui et se retrouva ceinturé par une ombre massive et puissante. Sans ménagement, Voyvodin le plaqua contre un mur, son immense poignard sous sa gorge, les visages se touchant presque : - Ne refais jamais ça !

Chaka se détournait de l'haleine de l'effrayant barbare aux yeux d'acier et lâcha un peu à son insu: - ...D'accord...

puis sentant la pression de la lame diminuer, se risqua à tourner la tête pour ajouter: - ...mais refaire quoi ?

Voyvodin avait relâché son frère et répondit dans un petit sourire : - partir sans payer !
avant d'exploser de rire en remettant le mage d'aplomb. Chaka haussa un sourcil et mit un certain temps à rire au sketch ironique du barbare, pourtant médiocre acteur de theatre :
- Parlons peu, parlons bien. Puissant archimage, tu n'es pas au dessus des lois et si tu consommes sans payer, le marshal va te mettre aux arrêts !
- Voyvodin
(répondit Chaka d'un sourire affectueux) allons, tu vas nous faire remarquer...
-...mais j'aime qu'on me regarde !


L'attention du colosse se porta sur deux jeunes femmes non loin qui n'avaient pas rebroussé chemin devant ce qui ressemblait d'abord à une rixe. Même habillé comme un seigneur, l'animalité du guerrier était perceptible. Chaka regardait Voyvodin comme un pan toisant deux spécimens féminins. Devant l'expression circonspecte du mage, le barbare rit de plus belle et ajouta, en humant l'air comme s'il sentait le parfum de ces dames : - Ne te promène plus seul, tu pourrais faire de mauvaises rencontres, les rues sont dangereuses.

Plus tard, regardant devant soi, l'archimage lança dans un petit sourire énigmatique : - Toi non plus, ne refais jamais ça.

Il n'avait pas besoin de se tourner vers son frère pour savoir que celui-ci avait un petit rictus. Le mage savait aussi que le guerrier réfléchissait a ce qu'il venait d'apprendre et qu'il n'en reparlerait que bien plus tard. Sous l'écorce du guerrier sans doute le plus effroyable qu'il lui était donné de voir en action, il y avait sûrement le plus "humain" de tous...
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Deux des nôtres...

Message  Voyvodin le Ven 18 Fév - 0:35

12 Tarsakh, au village d’Halendos

Je suis assis à même le sol. Je n’écoute pas la conversation de mes « Frêres » sur la gravité de la situation, du trouble de la Toile et d’autres choses.
Devant nous, les cadavres atrocement mutilés de Lancercan et d’Hector. Bien que j’imagine que le premier n’a surement pas été assez rapide et que le second aura eu l’hésitation de trop, il semble qu’ils n’avaient aucune chance.

- Flashback -
Plus tôt, nous avons une discussion dans la grande maison que le barde demi-elfe a laissé à Marty. Enfin, une discussion, c’est quand on peut en placer une : Chaka nous a assommé avec un monologue interminable, nous demandant de rejoindre ses idées pour ensuite nous conjurer de ne pas faire ce choix ( ?!).
Bien que j’aie parfois envie de l’assommer, je ne perds pas de vue qu’il est un visionnaire alors j’essaie de tirer le bon vin de l’ivraie de son soliloque.
Je vois au sourire narquois de Marty qu’il brule d’envie de lui répondre que c’est facile de dire plus tard « je vous l’avais bien dit ! » quand on envisage toutes les scénarii possibles et leur contraires !

Finalement, à nous cinq, nous arrivons à cohabiter. Il n’y a plus de rixes, plus de mots plus haut que l’autre même si il est difficile d’aller dans le même sens.
Caïus est raisonnable mais roule d’abord pour lui, Wyrven est impétueux et prompt à en découdre, Marty est aigri mais reste très humain, Chaka est intelligent mais fou aussi et moi…
Mais qui je suis pour les juger ? Qu’ais-je fais pour me distinguer ? Malgré mes efforts, tout porte à croire que mon seul talent est celui de vaincre mes adversaires.

Nous nous réveillons tous brusquement dans la nuit, notre âme est déchirée. La vérité nous apparaît rapidement à travers le lien qui unit les Choisis: Lancercan et Hector sont morts.


--

Les quatre frères qu’il me reste me connaissent bien et respecte mon silence. Je suis partagé entre des envies de vengeance contre les responsables de ce double meurtre, de la colère pour mes frères décédés d’avoir choisis de s’isoler, de la colère contre moi-même.
Quelque part, il y’a quelqu’un qui va prendre très cher et qui ne le sait pas encore… Humpf, le cas de mes propres origines et mon encombrant père me semble aujourd’hui bien secondaire.

Mes frères ont raison, c’est à Shaar que profites le plus la dilution du legs de Mystra.

La veillée funèbre ne se terminera pas dans le recueillement. Nous sommes à notre tour attaqués, tout d’abord par d’immenses ombres fantomatiques silencieuses comme la nuit, puis par un immense démon plus haut qu’un arbre et enfin par un sorcier sur de sa suprématie. Cette attaque surprise porte ses fruits et nous subissons plus que nous agissons. Chaka bat en retraite pour sauver sa peau. Caius essaies de nous garder tous en vie mais le contact glacial des fantômes l’affaiblisse considérablement. Marty ne peut utiliser les techniques de l’ombre contre des créatures des enfers et même Wyrven qui est à la défense ce que je suis à l’attaque ne peut éviter de sévères blessures. J’encaisse difficilement des coups qui auraient laissés pour mort mes frères : pas question de laisser un autre Choisis périr !

Un aide providentielle nous vient par Séluné, étroitement lié à Mystra et Shaar depuis la nuit des temps, par un rayon de lune paralysant l’effroyable monstre. Ce sursis nous permet d’inverser l’issue du combat. Quand au sorcier, il réussit à s’enfuir malgré nos efforts.

Je ne les compte plus, les jeteurs de sorts couards. Il faudra que je demande à Chaka si c’est le premier sort qu’apprend un magicien débutant !

Dans le tumulte du combat, les corps de nos frères défunts ont disparu…

Je ne sais plus si c’est en faisant le lien avec l’intervention divine de Séluné ou parce que nous avons été contacté que nous nous rendons au temple de la déesse. Sur place, nous retrouvons la prêtresse, aujourd’hui très calme et non sujette à ses mystérieux délires. Elle est accompagnée d’autres représentants du culte qui nous sont inconnus mais qui semblent être des personnages importants. Les informations qu’ils nous apportent finissent de désigner Shaar.

On dirait bien que nous allons être très occupé et pour très longtemps. L’éternité et l’ennui attendront…



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Re: Voyvodin, le barbare

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