Chroniques de Féérune : la Quête des Origines

L'épée masquée

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L'épée masquée

Message  Voyvodin le Mar 24 Nov - 2:06



Un justicier, qui surgit hors de la de la nuit
Court vers l'aventure au galop
Son nom, il le dessine sur un bout de papier
Et ça veut dire « L’épée Masquée »

Refrain :
L’épée Masquée, renard rusé qui fait sa loi
L’épée Masquée, vainqueur, tu l'es à chaque fois !


En vérité, l’Epée Masquée™ est moins grand que dans les descriptions de la légende urbaine naissante. Disons 40% moins grand… (Non, plutôt 35%, talonnettes, cheveux bouclés et chapeau de robin des bois aidant) Néanmoins, son port est altier et sa cape vole au vent. Il porte un large ceinturon, de grandes bottes de cuir souple et une ample chemise blanche. Mystérieux à souhait, il cache son héroïque identité par le port d'un loup en velours.

Hâbleur optimiste, défenseur des opprimés, aussi à l’aise en ville qu’en pleine nature, il surprend parfois par de brefs moments de sérieux et ses talents insoupçonnés.

Il sait apparaître dans l’action sans prévenir et disparaître aussitôt (non sans manier le Verbe de façon théâtrale) sans laisser de traces...
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MAIS C'EST AUSSI... Chut, c'est un secret...

Message  Voyvodin le Mar 24 Nov - 2:11

Silk Dunleary est un jeune et sympathique Hobbit cuisinier dont les petits plats et les desserts sont délicieux.
Privilège de sa profession, il a un bon petit ventre et ses joues sont rebondies.
Il porte un tablier, une toque cache en partie ses cheveux gominés et est armé d’une spatule en bois*.
Il bavarde allègrement avec ceux qu’ils rencontrent, pâtisseries à l’appui pour délier les langues.
Au marché, il choisit aussi avec grand soin et sans se presser fruits et légumes, et sympathise avec les commerçants.

* Dans son milieu naturel, il peut aussi attaquer à outrance à coup de rouleau à pâtisserie.
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Le BG, accessible car Silk est facilement bavard...

Message  Voyvodin le Ven 11 Déc - 20:27

La Cape et l’Epée !

Silk Dunleary est un jeune hobbit qui dès son plus jeune âge se passionna pour les contes de fées et les légendes de preux chevaliers.
D’une imagination débordante, il amusait ses amis (et s’amusait encore plus) à reproduire des scènes de bravoures lues dans des romans ou entendues auprès de bardes de passage dans son village au bord du lac Vapeur.
Silk ne perdait jamais une occasion de se joindre aux déplacements de négoce vers la ville voisine d’Innarlith. C’est ainsi qu’il fut remarqué par la guilde de voleurs locale comme un élément potentiellement très doué. Après avoir été embobiné, c’est avec scrupule qu’il commit quelques larcins. Il eut le cœur plus léger en provoquant quelques erreurs qui conduisirent selon les cas à l’arrestation d’un roublard ou à la déchirure d’un sac de butin devant le poste de milice. Sa grande créativité faisait qu’il avait toujours de bonnes excuses pour justifier ses maladresses. En dépit de son renvoi, il continua d’être une gêne pour la guilde…

La ville était l’endroit rêvé pour écouter encore plus d’histoires auprès de bardes de grande renommée. L’un d’eux, plus très jeune, nommé Selwin Adlar dont il était le fan ultime, lui permis sans qu’il ne le comprenne de se tirer d’affaire d’un assassinat en bonne et due forme alors qu’il écoutait bouche bée le récit au milieu de la foule. Du haut de son estrade, le barde, déclamant la « Geste du Chevalier de la Justice », avait remarqué le piège s’organiser autour du hobbit. Il l’invita donc à le rejoindre sur scène, le mettant à l’abri de tout danger.
Silk devint son 1er assistant en acceptant une proposition d’embauche -qui ne lui avait en fait jamais été signifiée-. Grâce à la proximité de ce barde par trop voyant, Silk pu quitter la ville sans être davantage inquiété par les cultistes de Cyric, le Prince des Mensonges.

Selwin lui appris à parfaire son élocution et surtout à faire preuve d’écoute et de discernement car les meilleurs conteurs doivent s’adapter au public et percevoir ses attentes pour pouvoir mieux l’entrainer dans le récit. Dans d’autres villes, le barde profita lui aussi des talents intrusifs de Silk pour subtiliser à des gens trop riches des objets de valeur. Les connaissances de Selwin en la matière étaient exceptionnelles et Silk pu posséder à son tour des objets remarquables. Ces personnes délestées étant aux yeux de notre jeune héros des égoïstes notoires ne partageant pas leur richesse avec la communauté, cela convenait très bien à son souci d’équité.

Le barde dut malgré tout se séparer de Silk au bout de quelques mois. En effet, celui-ci avait tendance à interpeller les vide-goussets qui se faufilaient dans l’assistance tout en faisant applaudir à tout rompre le ou les braves dont la vigilance et le courage avaient permis d’appréhender les gredins sans vergogne. Du goût du barde, ce genre d’incident n’était pas bon pour les affaires. L’évènement de trop fut quand Silk délesta discrètement une grosse femme richissime de quelques bijoux clinquants pour les replacer dans le panier d’une marchande d’œufs –sans réveiller la poule ! ce qui encore aujourd’hui fait l’objet d’une fable nommé la Poule aux œufs d’Or- ou dans les poches des spectateurs les plus pauvres. Face aux interminables explications et à la désarmante bonne volonté de Silk, le barde le garda encore un peu avec lui pour le présenter plus tard à un mystérieux demi-elfe nommé Myrdiwar.
Silk qui devait se tenir à l’écart se retrouva par hasard assez près d’eux pour entendre des brides de leur conversation :
« … Je sais bien que tu as l’habitude d’être seul mais je t’assure que ce garçon veut vraiment bien faire. Il ne craint pas le danger et crois-moi, il est très doué. Formes-le, tu ne le regrettera pas.
- Non.
- Je savais que tu dirais cela… Disons que je n’ai rien entendu. Prends en compte qu’il sait s’adapter en ville mieux que quiconque et est capable d’obtenir plus d’informations que les renseignements que je t’obtiens. Entre nous, autant en plein air tu sais être invisible mais en ville tu cherches ton chemin ! (Rires) Dans le fond, il partage tes idéaux et veut aider son prochain. Son talent ne doit pas être gâché à écouter mes histoires. Au delà des leçons de « terrains », il apprendra -peut-être- avec toi que les vrais héros ne sont pas forcement les plus voyants.
- Tu es un incroyable vieux baratineur, même sans ta harpe.
- ?...
- Tu veux juste t’en débarrasser et te consacrer à tes découvertes magiques. Y’a que ça qui t’intéresse… »

Alors, le barde dans un grand sourire, pince une corde de sa harpe et répond :
« - Ce que tu es vexant, vilain renard de la plaine qui gambade sous le vent sans faire frémir les frêles branchages verts qui masquent ta furtive progression le long des redoutables chemins où guette l’Ennemi de l’homme qui ignore qu’il est en tenu en joue par l’arc tendu du légendaire éclaireur de l’armée de…
-…ca va, ca va, je le prends à l’essai. Si il ne convient pas, je te retrouverai et je l’attacherai à ta jambe avec les fils de ta harpe (rires).
-Haha... Tu sais que tu auras besoin de lui. Non, ne me remercie pas… Ah ! Une dernière chose, quand vos chemins se sépareront, tu lui donneras ceci. »

Silk distingua un parchemin et un chapeau.

Il resta silencieux et caché dans le bosquet, retenant ses larmes. La curiosité concernant ce Myrdiwar vêtu de couleurs sombres était malgré tout la plus forte : le barde lui avait parlé avec entrain de ce demi-elfe comme étant un homme en tout point remarquable. Comment pouvait-on se regarder dans une glace en étant aussi mal fagoté ? Malgré sa modeste apparence, il se dégageait de ce demi-elfe quelque chose d’indéfinissable.

Pas longtemps si indéfinissable que ça. « Avances. C’est nul. Tu fais plus de bruit qu’un nain en armure. Regarde les traces que tu laisses. » Ce type n’était jamais content. En plus, il n’aimait pas que Silk joue du pipeau. C’était pourtant un signe du destin si il avait oublié de rendre la superbe flute au barde.
Pour enfin arracher une approbation à ce maitre Eclaireur, Silk emprunta le livre de recettes d’un grand chef cuisinier. En goûtant le plat, Myrdiwar lâcha un sourire. Fort de ce succès, Silk singea toutes les attitudes sombres du demi-elfe : autoritaire, furtif, aux aguets… Le sketch dura une heure.
Quelques mois plus tard, Silk était devenu un éclaireur de talent. Ainsi que l’avait dit le barde, ces capacités d’adaptation en ville lui permettait d’obtenir de précieuses informations. Il rencontra d’ailleurs d’autres éclaireurs (dont un certain Humayum).
Les membres de cette caste semblaient se reconnaître entre eux. Au coin du feu, Silk eu avec eux une attitude étrange, en attribuant certains de ces propres mérites au demi-elfe, ce pour quoi il se fit réprimander. Le hobbit n’en eu cure et se remit à faire l’éloge, sketchs parodiques à l’appui, du demi-elfe.

Silk demandait souvent à Myrdiwar si il avait encore autre chose à apprendre, ce que ce dernier ne comprenait pas et ce qui l’agaçait passablement. Puis un soir autour du feu, le demi-elfe eu un éclair de compréhension, sourit et donna le parchemin et la coiffe au hobbit. Effectivement, depuis le 1er jour, Silk voulait le chapeau et le parchemin qui lui revenait.
Le demi-elfe s’éloigna en lui souhaitant des vents favorables et en lui disant qu’il lui faudra trouver son héros de légende ailleurs.

Sur le parchemin était écrit ceci :

« Cher Silk.
Depuis trois jours, j’ai enfin trouvé la paix. Je sais que celui à qui je vais te confier te fera avancer sur le chemin qui te correspond.
Tu aimes le risque, c’est ta façon de te sentir en vie et c’est la différence entre nous : moi, quand je voyais venir une sale affaire, j’essayais de l’éviter. Pas toi. Si tu n’as pas une sale affaire à te mettre sous la dent, tu t’en inventes une et après l’avoir liquidée, tu en abandonnes le mérite à un autre, comme ça, tu peux continuer à être toi-même… C’est astucieux.
Tu finiras par te faire un nom toi aussi et alors là, tu auras de moins en moins de temps pour jouer. Ce sera de plus en plus dur. Même si tu t’en moques avec ta fantaisie habituelle. Dépêche-toi de t’amuser, parce que ça ne durera plus bien longtemps. Le pays s’est développé et il a changé. Je ne le reconnais plus. Je m’y sens déjà étranger. Le pire, c’est que la violence s’est organisée.
D’ailleurs, je suis fatigué, car il n’est pas vrai que les années produisent des sages, elles ne produisent que des vieillards. Oui, je débite des phrases pompeuses, mais c’est ta faute…
La distance rend l’amitié plus chère et l’absence la rend plus douce.
Je te souhaite de rencontrer un de ces monuments historiques que l’on rencontre jamais ou presque jamais. Ainsi, vous pourrez faire un bout de chemin ensemble.

Et si tu ne le trouves pas, deviens-le. Le chapeau t’y aidera.
Bon, à présent je dois te quitter. Bien que tu sois le roi des fumistes et le prince des emmerdeurs, merci pour tout.

Ah, j’oubliais : je t’ai écrit en dessous la mélodie qui convient à la flute que tu ne m’as pas rendu. Tu peux la garder. La flute, c’est plus ta spécialité que la mienne. N’en joues pas trop malgré tout, tu pourrais être submergé… La vie est un théâtre, gardes-toi d’avoir un public trop nombreux. »

Selwin Adlar (*)

- - - -

Silk compris progressivement les recommandations morales de cette lettre.
Le chapeau magique permet de tricher à sa guise sur son apparence.
Quand à la flûte, lors d’une représentation dans une auberge, il ne suivit pas le conseil de modération : au bout de quelques minutes, l’endroit fut submergé par des nuées de rats. Au milieu de la panique générale, Silk ria de bon cœur. Dans le brouhaha le plus complet, il était capable de percevoir et d’anticiper les mouvements chaotiques de la foule. Il savait comment sortir sans encombre de ce capharnaüm. Une fois dehors, il remercia en pensée le demi-elfe pour ces enseignements. Dans la ruelle arrière déserte, il s’assura que ses dagues étaient toujours à la ceinture.
Il dépoussiéra son chapeau, le remis avec élégance tout en changeant d’apparence. Il arborait désormais la tenue d’un hobbit masqué, vêtu d’une chemise à jabot d’une blancheur immaculée, de bottes hautes en cuir et d’une superbe cape noire. Il brandit une dague et clama dans le vide –comme s’il s’adressait au vieux barde :

« Le spectacle ne fait que commencer ! »

(*: Tout les phrases en italique sont tirés de la lettre d'adieu d'Henry Fonda/Jack Beauregard à Terence Hill/Personne dans le film éponyme Wink )
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