Chroniques de Féérune : la Quête des Origines

Episode 1 - Les bons comptes... (11/12/16)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Episode 1 - Les bons comptes... (11/12/16)

Message  Admin le Mar 6 Déc - 1:34

An 297 - Mois 1

Jour1
-Découverte d'un problème de comptabilité sur le marché grace au travail de Mestre Corbin
-Lord Elixander demande à Ser Orlando d'intervenir pour aider à améliorer la Loi sur le domaine

-Visite du marché, Eaan se fait voler 50ca.
On double la garde sur le marché (5=>10 soldats)

-Echanges avec George Soros sur ces problèmes et travail de comptabilité chez lui

-Discussion avec Amédée

-Ser Orlando fait ajouter 15 soldats aux effectifs du Nid qu'il retire du Hall

-Discussion avec Fenton le négotiant en vins


Jour2
-Visite des champs et discussion avec Amédée. Une machine est cassée.
Une vieille paysanne offre un panier rempli de victuailles.

-Mestre Corbin travaille sur la comptabilité chez Soros

-Ser Orlando échange avec le Commandant Fabri pour trouver des moyens de contrer les brigands et notamment la bande de Thalia Penn

-Eaan se fait blesser par Ralph, un Fer-Né dans une bagarre à l'Espadon d'Argent.


Jour3
-Ralph est pendu sur la place du marché. Avant de mourir, il maudit Eaan.
Son compère, Torn, croupira en prison en attendant de partir sur le Mur

-Un Fer-Né a été arrêté sur le Port.
Il est amené au Hall. Il s'agit de Ragnar Castellane, un pupille de Lord Rhéomar Castellane, un domaine au sud de la Mander
Il poursuit un contrebandier en vin du nom de Gibbs qui est passé par le Nid puis est parti vers le nord.
Il demande qqes hommes pour l'accompagner.
Ser Orlando se porte volontaire.

-Avant de partir, Ser Orlando voit sa femme Andrea qui est furieuse d'apprendre qu'il part sous peu.
Lia va monter à cheval pour la première fois le lendemain, sans la présence de son père, déjà souvent absent.

-Eaan et Cléon décident de partir le lendemain vers le domaine Dunn afin d'y faire une visite de courtoisie mais également de trouver un artisan.

-Ser Orlando embarque avec 3 hommes (Karl, Marcus et Axel) sur l'Intrépide, le rapide bateau de Ragnar qui lui, est accompagné de deux marins, Bryn et Will.


Dernière édition par Admin le Mer 11 Jan - 14:17, édité 3 fois
avatar
Admin
Admin

Messages : 834
Date d'inscription : 22/11/2007
Age : 38

Voir le profil de l'utilisateur http://lahordea7.forumpro.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Episode 1 - Les bons comptes... (11/12/16)

Message  Callum Grimm le Mer 14 Déc - 18:00

Jour 1, Mois 12, An 296

L'année en cours va bientôt se terminer. Je suis heureux, Père nous a confié une mission importante pour le domaine lorsque nous déjeunions. Nous devons assister Mestre Corbin dans son travail. Il a découvert qu'il y avait des sortes de différences entre nos registres et ceux du marché. Je ne sais pas encore trop à quoi cela correspond mais je dois apprendre, comprendre. Cléon et moi sommes alors allés l'accompagner voir Georges Soros, le beau-père de Ser Orlando, à sa résidence au Marché. Ce dernier mange toujours à notre table après notre séance d'entraînement quotidienne. Lui et Père en profitent toujours pour parler du domaine, de la gestion et de l'organisation des troupes, ce que j'écoute avec grande attention. Aujourd'hui n'a pas fait exception à cette habitude. Il était question de la sécurité de nos terres. Malgré la mise en place de patrouilles supplémentaires, Père n'est pas tout à fait satisfait des résultats. Il a demandé à Ser Orlando de réfléchir à un moyen de l'améliorer. Je ne puis qu'être d'accord avec sa demande, nos gens sont de braves personnes. Ils méritent que nous les protégeons ! Père a suggéré qu'on pouvait réaffecter les hommes qui nous servaient d'escorte, à lui, à Cléon et à moi ainsi que quelques gardes qui étaient en poste au Hall. Il est vrai que ça fait un moment qu'on est comme étouffé par une protection omniprésente... Sommes-nous vraiment en danger dans notre propre maison ?
Mais je sais que Ser Orlando ne veut que notre bien. Il allait donc se diriger vers la garnison qui se situe juste du côté du Port, après le Marché. Cependant, j'ai demandé à ce qu'il nous accompagne voir Messire Soros. C'est son beau-père et j'étais suis sûr que l'avoir à nos côtés simplifierait nos échanges.

Nous avons fini de manger en silence. De temps à autre, Cléon me donnait quelques coups sous la table et me murmurait de me tenir droit. Que ferai-je sans mon petit-frère ?..

Nous nous sommes préparés à partir. Cléon a insisté pour que nous y allions à cheval. Je n'aime pas monter, c'est inconfortable et je n'arrive toujours pas à apprivoiser ma monture... Mais d'après lui, c'est ce qu'un noble doit faire, alors nous l'avons fait. Mestre Corbin et Ser Orlando sont montés sur les leurs, eux aussi. En voyant la tête que faisait notre maître d'armes, je me suis immédiatement senti mieux. Lui non plus semblait ne pas apprécier l'équitation. Quinze des gardes nous ont suivi à pied.

Au fur et à mesure que nous nous rapprochions de la garnison, les chocs des lames et des boucliers ainsi que les cris de guerrier de nos soldats se faisaient entendre. Ce sont de braves gars... J'espère qu'ils n'auront jamais à utiliser leur savoir... Nous nous sommes retrouvés face au Commandant Octave Fabri. C'est un de nos meilleurs hommes, Ser Orlando mis à part. Bien qu'il soit réputé pour être dur et diriger ses troupes d'une main de fer, il a toute la confiance de la famille. Une conversation entre lui et Ser Orlando a commencé et dès le début, une certaine rivalité était visible. Je me demande bien quelle est leur histoire, entre ces deux-là. Le Commandant a partagé l'avis de Père quant au changement de poste des gardes qui étaient avec nous. Nous l'avons laissé retourner à ces obligations après lui avoir signaler que cinq hommes supplémentaires du Hall viendront rejoindre leurs camarades.

Arrivés au Marché accompagnés de deux gardes pour escorte, j'étais heureux de voir que nous étions un jour où les étals abondaient de marchandises et produits. Ce lieu est vraiment agréable lorsqu'il en est bondé de monde. C'est bruyant mais ce brouhaha reflète la vie de notre ville. Avant d'aller voir Georges Soros, j'ai demandé à ce qu'on regarde ce que nous gens vendaient. Cela fait longtemps que je n'ai pas vu Jules et Sacha. Je souhaitais leur acheter un petit présent. Mon œil a été attiré par deux petites figurines de bois finement ouvragées représentant un oiseau qui prend son envol. Au moment de payer ces cadeaux, je me suis rendu compte que ma bourse avait été délestée de son contenu... Cela m'attriste de voir que certains chez nous aient besoin de voler pour vivre... Avec le recul, je me demande si je n'aurais pas du garder ça pour moi. Quand j'en ai parlé à Ser Orlando, il a immédiatement rameuté la garde et a exigé qu'on double son nombre au Marché ainsi que deux hommes supplémentaires constituent notre escorte. Étais-ce vraiment nécessaire ? Même Cléon lui a donné raison, disant que cela aurait pu être ma vie. Ne sommes-nous pas appréciés par nos gens ?.. Cléon a souhaité payer le vendeur, moi-même n'ayant maintenant plus de quoi le faire. J'espère que Jules et Sacha les apprécieront.

La maison de Georges Soros est immense et très luxueuse. Il semble bien mériter son titre de grand commerçant. Ser Orlando s'est chargé de nous présenter. C'est le valet de la maison qui a ouvert la porte. Après lui avoir expliqué que nous venions voir son employeur, il nous a indiqué qu'il était occupé. Rien de plus normal les jours de Marché ! Au moment où la porte allait se refermer, Ser Orlando a comme qui dirait insisté. Par la force, en empêchant cette dernière de se clore. Il a dit que nous n'avions pas à attendre dehors, étant les fils du Seigneur. Le valet a fini par plier...
...Je n'étais pas très à l'aise... Nous avons imposé notre présence dans la maison de Soros. Même si ce sont nos terres, nous sommes chez lui... Mais je n'ai rien dit, comme d'habitude... Après quelques minutes d'attente, Soros est arrivé. C'est un homme vraiment intimidant ! Ser Orlando n'a pas du manquer de caractère et de courage pour courtiser sa fille. Ce n'est pas un chevalier pour rien ! Le maître de la maison nous a bien accueilli. Ser Orlando a pris la parole et a très rapidement parlé de l'incident survenu au Marché, le vol. Soros a insisté pour me donner la somme qu'on m'avait prise, bien que cela n'était pas nécessaire. Nous avons ensuite demandé à Mestre Corbin d'expliquer la raison de notre venue. Soros a répondu qu'il lui faudrait environ une heure pour se rendre disponible et nous donner accès au registre. Il nous a proposé deux solutions : la première était de les consulter ici, chez lui et la seconde de les faire parvenir au château. Nous avons opté pour la première.

J'ai voulu profiter de ce temps pour aller voir comment vont nos gens et Cléon, qui pensait comme moi, a été plus rapide et l'a proposé. La meilleure personne que je connaisse avec qui en discuter, c'est Amédée Mirpont. Il s'occupe de nos champs, en dehors de la ville. Par chance, il était au Marché aujourd'hui. Il semblait assez fatigué... Le travail aux champs doit être si éprouvant. Nous avons principalement cherché à savoir si la vie en dehors des murs n'était pas trop difficile avec les brigands qui peuvent battre la campagne. D'après lui, tout va bien. Mirpont, durant la conversation, s'adressait à nous différemment de la plupart des habitants du Nid. Il prenait un ton qui ressemble à celui de Ser Orlando lorsqu'il perd son sang-froid à l'entraînement ou quand Cléon et moi-même faisions des bêtises. Il nous a même proposé de venir travailler dans les champs ! D'ailleurs, Ser Orlando nous a, après avoir quitté Amédée, conseillé de ne pas hésiter à signaler à ceux oubliant notre rang qui nous étions et leur rappeler le respect qui nous est dû. Honnêtement, je n'en veux pas du tout, au vieil Amédée. Par contre, d'après Cléon, il nous cache quelque chose... Je pense que nous irons demain le voir aux champs. Cela montrera au moins que le sort de nos paysans nous importe.

De retour chez Soros, qui nous avait préparé tout ce dont nous avions besoin, nous avons essayé d'assister comme nous pouvions Mestre Corbin. Ser Orlando, cependant, a préféré nous laisser faire. Je l'ai vu devenir blême quand on a ouvert les premiers registres, il ne doit pas aimer les chiffres.
Lire et comprendre tout ce qui est marqué dans ces livres, c'est difficile. J'ai beaucoup de mal. Je jetais de temps à autre des coups d’œil vers Cléon et il ne semblait pas beaucoup plus à l'aise que moi. Au bout de quelques heures, Mestre Corbin m'a confié qu'il avait trouvé quelques erreurs, notamment en ce qui concerne l'échoppe de notre négociant en vin Fenton. Il m'a signalé que nous aurions besoin de registres que Soros a probablement oublié de nous sortir. Nous lui avons donc demandé s'il pouvait nous les confier mais il n'a pas semblé très heureux de notre demande. Il a besoin de ces livres pour continuer à travailler ou au moins plus de détails sur ce que nous recherchons, sans quoi son commerce en pâtira. C'est vrai qu'en regardant avec quelle minutie ils ont été rempli, la moindre erreur pourrait avoir des conséquences regrettables. La réaction de Ser Orlando m'a un peu dérangé... Il a dit l'exact raison de notre "mission". J'aurais préféré qu'il nous laisse le faire, Cléon et moi. Parfois, Ser Orlando est trop impatient, mais c'est aussi ce qui fait qu'il est aussi efficace sur les tâches que lui confie Père, je suppose. J'ai donc proposé d'accompagner Mestre Corbin au Hall pour chercher dans nos registres les réponses dont nous avions besoin. Quant à Cléon et Ser Orlando, ils resteraient dans la demeure de Soros pour continuer les recherches.

Sur le chemin, j'ai eu la bonne idée d'aller directement voir Fenton pour lui poser des questions sur ce que nous avions découvert. Après un bref échange, il nous a expliqué que pour gagner en popularité et en réputation, il vendait une partie de ses bouteilles à perte. Cela a semblé cohérent et possible d'après Mestre Corbin et Fenton a été tout à fait convaincant. Nous nous sommes donc remis en route.

La récupération de nos registres pour les comparer à ceux de Soros nous a pris plus d'une heure ! La nuit est tombée entre temps. Nous sommes donc allés chercher Cléon et Ser Orlando. Nous leur avons rapporté la discussion que nous avons eu avec Fenton et avons ensuite décidé de rentrer nous coucher. Nous ne pouvions pas imposer notre présence plus que déjà fait.

Nous reprendrons notre investigation demain. C'était une journée bien remplie."


Jour 2, Mois 12, An 296

Je suis si stupide et inconscient... Je suis encore loin d'être digne de notre famille...

Pourtant, la journée avait si bien commencé... Après notre séance d'entraînement matinale quotidienne, nous nous sommes tous retrouvés à table pour remplir notre estomac. Notre ancien maître d'arme, Mintal Waters, a été invité lui aussi. Le revoir éveille toujours en moi plus de mauvais souvenirs que de bons vu comment était la fermeté de ses enseignements mais c'est un homme fier et juste. La discussion a commencé donc assez naturellement sur l'avancée de notre formation martiale, plus particulièrement sur celle de Cléon. Messire Waters envoyait de temps à autres des réflexions à propos de Ser Orlando et de son style de combat si atypique. C'est vrai qu'il était unique en son genre mais je suis forcé de reconnaître qu'il est plus qu'efficace. Quand il combat, quand on y réfléchit bien, cela ressemble plus à une danse qu'à des échanges entre guerriers. Père a demandé des nouvelles sur les brigands qui sévissent dans les environs. Ser Omeris nous a dit que grâce aux informations de Cléon, nous avons une idée de la plus dangereuse des bandes. Elle est menée par une certaine Thalia Penn.
Père nous a apporté une excellente nouvelle : notre famille est invité au mariage de Dame Milena Ashford et Messire Darren Appleton. Il m'a demandé d'aller y représenter la famille. Quel honneur ! J'ai bien évidemment accepté et que je ferai de mon mieux. Un tournoi y s'y déroulera. Un frisson a parcouru mon dos lorsque j'ai cru sentir des regards se tourner vers moi. Je serai bien incapable de briller et Mintal me l'a confirmé lorsque je lui ai demandé. Père nous a raconté l'histoire de la Bataille d'Ashford, que c'était la seule défaite de notre roi Robert Barathéon et que la victoire revenait à Rendil Tarly. Je pense me renseigner plus tard sur ce qui s'est passé en terme de plan de bataille. En finissant de notre assiette, Père nous a dit que Mestre Corbin continuerait d'enquêter seul sur les problèmes du Marché. Nous lui avons fait part, avec Cléon, de nos intentions d'aller voir nos gens qui travaillent aux champs.

Accompagnés des cinq soldats que nous avions promis au Commandant Fabri, nous avons escorté Mestre Corbin chez Georges Soros. Ce dernier a tenu sa promesse et m'a donné les cinquante cerfs d'argent qu'on m'a volé hier. Nous avons poursuivi jusqu'à la garnison. Le Commandant Fabri nous a accueilli et nous n'avons pas tardé à lui parler de la bande de Thalia Penn. Enfin c'est plutôt lui qui nous en a parlé. D'après lui, c'est l'une des bandes les plus violentes et dangereuses de la région. Elle est insaisissable, on ne sait pas où elle a établi son camps et il semblerait qu'elle ait un allié bien placé. Ser Orlando a proposé un plan auquel je n'accroche pas. Pas du tout même. Il veut créer un appât qui nous permettrait de capturer et d'interroger ceux qui se seront faits avoir. Nous n'avons pas assez d'informations pour savoir si cela fonctionnerait... Sans parler du fait que l'appât serait en danger et nous n'aurions aucun contrôle sur les événements qui s'y dérouleront. J'ai dit à Ser Orlando que l'action sans la réflexion est extrêmement dangereuse... Par chance, le Commandant Fabri a rajouté que lui et ses hommes avaient déjà capturé des brigands de cette bande et qu'ils n'ont jamais parlé. Ils ont beaucoup plus peur de leur chef que de nous. Nous avons fini par décider que nous déciderons plus tard de l'exacte marche à suivre.

À cheval et avec cinq soldats pour nous escorter vers nos champs, nous sommes arrivés à la maison d'Amédée. Il est venu nous saluer dès qu'il nous a reconnu. Nous avons mis pied à terre dès que nous étions à sa hauteur. Le visage de Ser Orlando était un peu tendu. Il semblait se préparer au pire. Amédée était agréablement surpris. Lui qui était doutait que nous allions tenir nos propos, nous voilà. Nous avons demandé comment se passait les choses ici et s'ils avaient besoin de quoi que ce soit. Au début, Amédée a tenu le discours de la veille, comme quoi tout allait bien. Nous avons insisté et il a fini par nous avouer que leur engin qui labourait les champs était brisé et que cela affectait leur travail. Nous lui avons promis de faire le nécessaire pour la réparer ou de la remplacer. Mirpont n'est pas un mauvais bougre. Il est juste trop fier pour demander de l'aide. Cléon lui a ensuite posé des questions à propos des brigands. Il a évoqué la bande de Thalia mais Amédée ne nous a parlé que d'une autre bande : la Confrérie de la Liberté. Ce serait une bande ciblant principalement la noblesse et tous ces membres porterait une pièce ancienne en signe distinctif. En partant, une femme s'est approché de nous et nous a donné un panier rempli de nourriture qu'ils produisent là. Je n'ai jamais été aussi content !

Nous sommes retournés dans la ville. Dès que nous avons quitté nos montures, Ser Orlando a fait une réflexion que je n'ai pas réussi à laisser passer... D'après lui, il était temps de se remettre au travail. Sous-entendait-il que ce que nous faisions avec Amédée n'était qu'un vulgaire passe-temps ? Il est donc retourné à ses obligations et de notre côté, nous avons mis le cap vers le port avec deux soldats de notre escorte. J'ai proposé à Cléon qu'on aille à l'auberge "l'Espadon d'Argent". Après avoir posé les pieds dans l'établissement, l'un des gardes m'a demandé à l'oreille si j'étais sûr de vouloir rester ici. Ce n'est clairement pas le confort de notre Hall mais c'est une auberge du port, c'est bien normal. Nous nous sommes installés à une table et le tenancier nous a très bien accueilli. Il a tenu à nous offrir un verre d'un liquide que je n'avais encore jamais goûté. C'était très fort ! Mais loin d'être mauvais. Cléon a eu plus de mal à l'ingurgiter. J'ai eu peur que sa santé fragile ne lui joue des tours mais il a tenu le coup. Sacré Cléon ! Deux hommes, de grands gaillards, ont commencé à se moquer de nous. Je ne leur ai pas tenu rigueur, compte tenu du lieu où nous nous trouvions mais les gardes ne l'ont pas entendu ainsi. Ils ont exigé que ces hommes s'excusent pour leur manque de respect. Le ton est monté et...

...Et c'est là que tout a dérapé...

Pourquoi a-t'il fallu que j'ai un élan de courage à ce moment-là ? Pourquoi a-t'il fallu que je leur réponde ? L'un des deux hommes n'a pas apprécié et un combat à mains nues a débuté... Nos gardes ont été surpris et ils n'avaient pas le dessus. Ils ont fini par mettre leur lame au clair. L'un des marins s'est immédiatement arrêté tandis que l'autre a sorti une hache... J'ai essayé d'arrêter cela avant que cela n'aille trop loin mais il ne m'entendait pas... Nous avons du nous y mettre à quatre pour l'arrêter, nous sans prendre des coups... L'un de nos gardes a été gravement blessé et j'ai reçu une blessure superficielle.
À quoi ai-je bien pu penser ?.. Par ma faute, un garde qui ne faisait que son travail aurait pu mourir... Ou pire, Cléon aurait pu être blessé. Je ne suis qu'un imbécile inutile...

On m'a transporté au Hall. J'ai attendu dans ma chambre le Mestre pour qu'il puisse traiter ma blessure. Père est venu me voir pour savoir ce qu'il s'était passé. Nous lui avons expliqué. Il s'est aussi interrogé sur l'absence de notre protecteur lors de l'incident, Ser Orlando. Il m'a demandé ensuite de faire un choix. Le choix le plus difficile que j'ai eu à faire jusqu'à maintenant... À ce moment-là, j'ai essayé de me rappeler toutes les paroles de Père et de Cléon sur les responsabilités d'un seigneur. J'ai... J'ai proposé la mort ou le Mur, pour les deux... Père a dit qu'il allait prendre mon avis en compte. Puis je me retrouvé seul avec Cléon. Je n'ai même pas pensé à m'excuser auprès de lui...
Il a essayé de me remonter le moral. Il m'a aussi dit que j'avais peut-être plus une mauvaise décision concernant le destin du second homme, celui resté en retrait. J'ai donc changé d'avis. Il est vrai que cet homme n'avait que frapper des gardes. La mort était peut-être trop dure comme punition. Nous avons convenu qu'il serait mis aux travaux forcés. Je dois en parler à Père, je ne l'ai toujours pas fait...
Oncle Lindal est venu ensuite. Cela m'a remonté un peu le moral, il raconte toujours de grandes histoires. Nous avons tous discuté de l'incident, du mariage à venir. Il nous a alors parlé de Dame Silva et d'une étrange histoire d'empoisonnement. Quand le Mestre Corbin est arrivé, Oncle Lindal nous a laissé. Le mestre a appliqué les premiers soins et m'a pansé. J'ai eu droit à un peu de temps seul pour souffler...

Nous avons retrouvé Père à table pour dîner. Nous lui avons fait part de notre rencontre avec Amédée Mirpont et de nos intentions. Le reste du repas s'est passé dans le silence et... La journée s'est enfin terminée...


Jour 3, Mois 12, An 296

Grâce aux soins du mestre, je n'ai pas souffert très longtemps de ma blessure. J'ai pu, dès ce matin, aller à l'entraînement de Ser Orlando. Ensuite, Père a annoncé à table les sanctions qu'il avait choisi pour nos agresseurs. Celui qui nous a attaqué sera pendu sur la place du Marché. Le second a choisi d'aller au Mur. Avec Cléon, nous pensions aller voir notre belle-mère mais nous avons finalement repoussé à plus tard. Il était important que j'assiste à la pendaison... J'aurais aimé pouvoir m'y soustraire...

Le Marché était bondé de monde. Le Fer-Né qui a été condamné est monté sur la potence. Les derniers mots de celui-ci ont été une malédiction à mon encontre. Rien que d'y repenser me fait dans le dos... Même si Mestre Corbin m'a assuré que je ne devais pas m'inquiéter et que les Sept veillent sur moi.

Dans la journée, un soldat est venu en trombe pour nous annoncer qu'un autre Fer-Né avait été arrêté. Cléon et moi n'avons pas compris pourquoi. Ce n'était pas une façon de procéder... Père a demandé à ce qu'il soit amené au plus vite. Pendant ce temps, nous en avons profité pour faire le tour du Hall pour voir ce qui pourrait nécessiter des réparations. En effet, nous savons qu'un bon artisan travaille au domaine des Dunn. Nous comptons bien profiter de notre visite familiale pour l'engager et voulons optimiser sa venue.
Des soldats et Ser Orlando ont escorté le "prisonnier" jusque Père. Il se nomme Ragnar Castellane. Il n'a pas leur sang mais doit être suffisamment important pour avoir le droit de porter leur nom. Il s'est amarré à notre port en cherchant des informations sur un contrebandier qui sévit chez lui, Gibbs. Ses marchandises préférées sont les bouteilles de vin. Nous avons fait le rapprochement avec Fenton. À ce sujet, Messire Castellane nous a demandé l'aide de quelques uns de nos hommes. Je pense que c'est une excellente idée. Nous ne pouvons ignorer une demande d'aide de la part d'une autre famille noble. Surtout quand celle-ci est plus imposante que la nôtre. Il a été convenu qu'un membre important des Thacaeli devait s'y joindre. Je suis devenu très pâle d'un coup, jusqu'à ce que Ser Omeris me soulage.

En raccompagnant Messire Castellane à l'extérieur du Hall, j'ai entraperçu Andrea et Lia, la famille de Ser Orlando. Une conversation a débuté entre eux et la situation ne semblait pas d'être des plus heureuses...

Tandis que Cléon a raccompagné Messire Castellane jusqu'au port, je suis resté au Hall. Je n'ai toujours pas digéré ce que j'ai vu à la pendaison. J'ai besoin d'être un peu seul...
avatar
Callum Grimm

Messages : 101
Date d'inscription : 10/01/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum